Politique nationale

Des cadres de Bédié font renaître des soucis de Ouattara

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des-cadres-de-bedie-font-renaitre-des-soucis-de-ouattara La question de léligibilité de Ouattara ainsi que des crimes attribués à son camp refont surface. Ph d'archives
Revue de presse

Bonjour amis lecteurs de Linfodrome.ci. Heureux de vous retrouver pour notre traditionnelle revue de la presse nationale. Trois sujets sont au menu de notre tour d’horizon de ce vendredi 1er août 2014. L’élection présidentielle de 2015, la situation sécuritaire à l’ouest ainsi que l’actualité à la Cour pénale internationale (CPI). Bonne lecture.

L’éligibilité de Ouattara en cause

A un peu plus d’an de l’élection présidentielle de 2015, la question de l’éligibilité d’Alassane Ouattara un temps enterrée à refait surface hier, lors d’une conférence de presse, fait savoir Soir Info. A en croire le quotidien, un ancien ministre ivoirien a jeté une véritable pavé dans la marre. « Présidentielle 2015. Me Faustin Kouamé (ex-ministre de la Justice) : ‘’Ouattara pourrait être déclaré inéligible’’ », livre le journal à sa Une.

« ‘’En l'état actuel des textes, l'actuel Président de la République, Alassane Ouattara et le Président du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (Pdci), pourraient, à l'évidence être déclarés inéligibles par le Conseil Constitutionnel s'ils faisaient acte de candidature à l'élection présidentielle d'octobre 2015’’. Ces propos sont de l'ex-Conseiller spécial de l'ex-Président de la République, Henri Konan Bédié, chargé des Affaires juridiques institutionnelles, Me Faustin Kouamé. Il les a tenus hier, jeudi 31 juillet 2014, au cours d'une conférence de presse qu'il a animée à l'Hôtel Pullman, au Plateau, en prélude à la sortie de son livre ''Élections du Président de la République en Côte d'Ivoire 1993-2010-Espoirs, dérives, droit et antidroit''. Un ouvrage de 423 pages qui paraîtra aux éditions Omci le lundi 11 août 2014, et qui traite de la vie politique ivoirienne d'un point de vue institutionnel en partant de la mort du ''père de nation'' Houphouët-Boigny, à l'accession au pouvoir du Président Ouattara en passant par le coup d'Etat de 1999 et l'insurrection armée de 2002 », explique le quotidien.

Dans le même sens, Le Temps souligne en manchette : « Election de 2015/ Me Faustin Kouamé charge : ‘’Ouattara ne peut pas être candidat si la Constitution ne change pas’’ ». « Faustin Kouamé estime qu’en l’état actuel des choses, Ouattara et Bédié ne peuvent pas être candidats. D’où sa proposition de modifier la constitution à travers un référendum qui va prendre en compte plusieurs articles ».

Pour sa part, Le Mandat se penche sur une autre épineuse question liée à l’organisation de cette élection, la composition de la Commission électorale indépendante (CEI). « Nouvelle CEI : Gervais Coulibaly démissionne », titre en manchette le journal. « Une autre crise menace la CEI. Gervais Coulibaly, représentant de la Ligue des mouvements pour le progrès (LMP) serait en passe de démissionner s’il n’est pas désigné président de la CEI », indique le quotidien.

Duékoué parle…

Trois ans après la fin de la crise post-électorale, les plaies commencent à se refermer à Duékoué qui a été l’un des épicentres de la violence en Côte d’Ivoire fait savoir L’Inter. Le journal qui publie un reportage sur la ville de l’ouest choisi de donner la parole aux populations victimes. « Reportage exclusif : massacres de Duékoué : 3 ans après, des rescapés parlent… », livre à sa Une le journal. A en croire Zeya Denis, chef du tristement célèbre quartier Duékoué-Carrefour, la crise est derrière. « Nous chefs de communautés ou de quartiers n’appartenons à aucun clan. Celui qui est président l’est pour tout le monde. Aujourd’hui, Alassane (Ouattara) est le président de toute la Côte d’Ivoire et de tous les Ivoiriens (…) Allez plutôt parler aux politiques ; dites-leur de nous laisser tranquilles », écrit le journal.

Quant à Le Patriote, il se penche sur une question liée à l’ouest ivoirien. Il s’agit notamment, de la situation dans le Mont Péko. « 4 è sommet d’amitié ivoiro-burkinabé : ce qui a été décidé pour le Mont Péko », livre à sa Une le journal. « C’est inéluctable. La question qui brûle en ce moment, toutes les lèvres ne pouvait pas ne pas être débattue à ce 4è sommet du traité d’amitié ivoiro-burkinabé (…) Le point sept du communiqué mentionne clairement ceci : ‘’concernant la question relative à l’occupation du Mont Péko, en République de Côte d’Ivoire, la Conférence au sommet a convenu de poursuivre la mutualisation des efforts pour assurer une bonne gestion de cette situation préoccupante », écrit le quotidien.

On parle encore de Gbagbo

L'information concernant Laurent Gbagbo est partagée entre sa gestion des finances publiques et le procès à La Haye. « Palais présidentiel:finances publiques : la gestion de Gbagbo livre ses secrets », titre L'Expression. Il explique comment l'argent était distribué à ses courtisans. Selon le quotidien, Laurent Gbagbo avait 900 conseillers dont 400 spéciaux, payés pour la plupart à ne rien faire. Qu'il se raconte qu'il ne connaissait même pas la majorité de ses conseillers. Il y a aussi les associations de jeunes patriotes qui défilaient pour se servir. Le même journal parle du procès de l'ex-président. « Comment Me Altit veut manoeuvrer pour sortir Gbagbo de prison ». Parlant de la demande d'autorisation d'interjeter appel de la confirmation des charges, L'Expression livre que Altit « veut réussir ce qu'il convient d'appeler un ''miracle juridique'' à La haye ». Nord-Sud Quotidien croit que « les avocats de Gbagbo manoeuvrent contre lui » car dit-il « Altit estime que la procédure contre son client n'est pas équitable, quitte à jouer la montre » et soutient que « la stratégie d'Altit a pour objectif de mettre un boulet aux pieds des juges en les retenant sur des questions que ces derniers ont qualifiées de peu d'intérêt ». Or, selon Le Nouveau Courrier, « Me Altit attaque les fondements de la décision » de la confirmation des charges. C'est un document de 44 pages que l'avocat a produit pour démonter la procédure. Altit relève que les juges de la Chambre préliminaire I ont rejeté à treize reprises des demandes d'interjeter appel, tout en maintenant « à chaque occasion la défense dans le flou concernant les critères exacts à remplir pour être autorisé à faire appel », lit-on dans ce journal. Pendant ce temps, un député à Abidjan se fait le défenseur de Gbagbo en demandant plus de justice. Il s'agit de Konan Kouadio Bertin dit KKB. D'un discours qu'il a tenu, Notre Voire titre ce qui suit : « KKB crache ses vérités au régime Ouattara : ''Ce n'est pas Gbagbo qui a pris les armes'' ». Dans un argumentaire, le député a dit : « je ne demande pas qu'on libère Gbagbo. Mais que tous ceux qui ont tué partent à La Haye pour dire la vérité (...) Il y a eu la guerre et des gens sont morts. Mais il y a eu des morts dans le camp de Gbagbo. Je ne crois pas que c'est Gbagbo qui a pris les armes pour tuer Boga Doudou et Dali Oblé. Si dire ces vérités, c'est être FPI, alors je le suis ».

Un renard pour les Eléphants

Les Éléphants de Côte d’Ivoire connaissent l’identité de leur nouveau sélectionneur. Il s’agit du français Hervé Renard. Après cette nomination, Soir Info a choisi de se pencher sur le cas des cadres de la sélection ivoirienne. Sur cette question, le président de la fédération ivoirienne, Sidy Diallo a déclaré qu’il revenait au nouveau sélectionneur de trancher.

Pour sa part, Fraternité Matin estime que le choix d’Hervé Renard à la tête des Éléphants est celui de la majorité.

Abraham KOUASSI
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