Chers amis internautes, bonjour et bienvenue à notre revue de presse de ce jeudi 31 juillet 2014. La coopération ivoiro-burkinabé, l'affaire Gbagbo, sécurité nationale et la colère de Soro Guillaume sont les sujets dans notre numéro du jour. Merci de rester fidèles à linfodrome.com
L’axe Abidjan-Ouaga se renforce
Présent à Ouagadougou dans le cadre du Traité d’amitié ivoiro-burkinabé, Alassane Ouattara a finalisé de nombreux accords avec le pays dirigé par Blaise Compaoré fait savoir Fraternité Matin. « Traité d’amitié et de coopération Côte d’Ivoire-Burkina Faso Faso : 26 nouveaux accords signés », livre à sa Une le journal. Selon le quotidien, « les gouvernements ivoirien et burkinabè veulent vraiment aller loin dans l’élan qu’ils veulent donner à leur relation d’amitié et de coopération pour dépasser le simple cadre de la signature d’un traité. 26 nouveaux accords concernant quasiment tous les domaines ont été signés, hier, au terme du Conseil de gouvernement conjoint présidé par les deux Premiers ministres. Deux autres seront signés aujourd’hui lors de la Conférence au sommet en présence des deux Présidents de la République », fait savoir le journal gouvernemental.
Dans le même sens, Le Patriote se penche sur les accords à signer entre les deux Etats. « Traité d’amitié ivoiro-burkinabé : 28 accords à l’ordre du jour », titre en manchette le journal. Sur le contenu de ces accords, le journal fait savoir que, « les projets en question ont trait à l’infrastructure routière et ferroviaire, à l’approvisionnement énergétique du Burkina, à la libre circulation des biens et des personnes. Mais surtout, à la relecture de la convention de concession des services de transport ferroviaire (….) », fait savoir le quotidien.
Quant à Lg Infos, il met l’accent sur les liens entre Blaise Compaoré et Alassane Ouattara. « En visite au Burkina Faso/ Ouattara à Compaoré : ‘’je sais à quel point vous m’avez apporté un appui considérable’’ », titre en manchette le quotidien. Selon le journal qui revient sur l’épisode de la crise ivoirienne, « certains observateurs sont convaincus que des militaires burkinabè ont pris part aux combats contre l’armée du Président Gbagbo (…) Le fanion burkinabè avait déjà flotté sur Kong la ville natale d’Alassane Ouattara au début de la rébellion des forces nouvelles née le 19 septembre 2002 ».
Affaire Gbagbo
« Après la confirmation des charges contre Gbagbo, Me Altit contre-attaque », écrit en manchette Le Temps. Il annonce que l'avocat a déposé, mardi 29 juillet 2014, « un dossier de 50 pages » en appel à la décision des juges de la Chambre préliminaire 1 qui renvoie Gbagbo en procès. Avec cet appel, le journal note que « Fatou Bensouda est encore coincée ». Le Nouveau Courrier de renchérir « Altit a déposé une demande d'autorisation d'interjeter appel ». Cet appel, dit-il, « devrait suivre incessamment dès que la Chambre préliminaire aura donné son accord. »
Par ailleurs, le journal informe que « des universitaires africains défient la CPI ». Un colloque organisé à Dakar par le Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique et le réseau africain de consolidation de la paix du Conseil de recherche en sciences sociales en Afrique a planché sur le thème « la justice pénale internationale-la réconciliation et la paix en Afrique : la CPI et au delà ». Les réflexions, dit-il, ont mis « en lumière la défiance grandissante des milieux universitaires, notamment au niveau de la Côte d'Ivoire ».
Au sujet de Gbagbo, Le Patriote avait créé une polémique concernant sa maison en Côte d'Ivoire qui serait transformée en hôtel de passe. Ce qui confirme, selon le quotidien que la page Gbagbo est définitivement tournée. En réponse à cette information très tôt démentie par plusieurs confrères, Notre Voie dit avoir fait un « grand reportage à la résidence de Gbagbo à Mama ». Il titre alors « le gros mensonge du RDR s'écroule en un jour ». Il rapporte que la résidence est « entièrement pillée et inhabitable » et que « cette maison (photo à l'appui) fermée avec des clous depuis plus de 3 ans ne peut être transformée en hôtel de passe. Une visite avec les responsables du village lui permis de faire le constat. Le journal a saisi l'occasion pour rappeler les dégâts causés dans cette maison par « les rebelles de Ouattara ». Il écrit « les cantines dans cette pièce (photo) ont été complètement vidées par les pillards. »
L’Armée sollicitée
En dépit d’une accalmie, l’armée ivoirienne reste mobilisée pour parer à d’éventuels troubles croit savoir Soir Info qui indique qu’une attaque a récemment été déjouée. « Situation sécuritaire : l’armée déjoue un coup à la MACA », livre le journal à sa Une. « Une tentative de mutinerie des pensionnaires de la grande prison d’Abidjan, notamment, la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan ( Maca), a été déjouée, in extrémis, le 28 juillet 2014, par une action conjuguée du Ccdo, de la Bae, de la Crs, du District de police de Yopougon, du commissariat du 23 ème arrondissement, de la Cippa et de la gendarmerie nationale. Le meneur : Yacou « le Chinois ». Un prisonnier de droit commun qui purge dans ce pénitencier, une double peine cumulée de 20 et 15 ans pour des faits de vol à main armée et d’homicide volontaire. Yacou « le Chinois » a, une fois de plus, délibérément exposé à la vindicte de la population carcérale, le personnel pénitencier ce jour du ramadan…
Selon des sources proches des autorités pénitentiaires et confirmées par la police de Yopougon, Coulibaly Yacouba dit « Yacou le Chinois », qui règne en maitre absolu dans ce centre de détention, a ouvert, sans requérir l’autorisation préalable du régisseur, toutes les portes des cellules des bâtiments « A. B.C., Mineurs, Femmes, Assimilés », avec les clés qui sont à sa disposition, entraînant, dans sa suite, toute la population carcérale de la Maca estimée à un peu plus 3.000 détenus », informe le quotidien.
Outre la MACA, la situation sécuritaire globale en Côte d’Ivoire, notamment dans l’ouest inquiète au plus haut plan. C’est le cas avec l’ambassadeur de Suisse en Côte d’Ivoire qui l’a fait savoir à L’Inter. « Ce qui s'est passé au mont Péko, c'est plus qu'une honte, c'est un crime, parce que les occupants illégaux ont détruit ce parc. Ils ont détruit un patrimoine de la nation. Le président Houphouet-Boigny avait créé une série de parcs nationaux dont celui du Mont Péko. Mais, dès sa mort, la destruction de ces réserves a commencé. Bien entendu, le sort de ce parc national m'a préoccupé depuis mon premier voyage en pleine crise en janvier 2011, à Duékoué. Je suis allé à l'époque dans cette localité, parce qu’il y avait eu des tueries. J'ai passé plusieurs jours à dialoguer avec les différentes communautés ethniques de la région, pour mieux comprendre ce qui s'est passé, mais je suis aussi allé pour apporter de l'aide aux réfugiés. Pendant ce premier voyage, j'ai déjà réalisé que quelque chose de très grave était en train de se passer au Mont Péko. A l'époque, c'était impensable d'y aller. Je suis retourné au mois de mai 2011, après les terribles tueries du quartier Carrefour à Duékoué. A cette occasion, j'ai insisté auprès des autorités pour y aller moi-même, afin de me rendre compte personnellement de la situation », a-t-il indiqué.
Soro Guillaume en colère
Le Président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire n'est pas content des députés ivoiriens. Il leur a même fait des menaces. A en croire Nord-Sud Quotidien qui titre « Assemblée nationale : Soro met menace des députés ». C'est qu'à la fin de la première session ordinaire de l'année, ce dernier a aussitôt ouvert la deuxième session extraordinaire de l'année, en lançant cet appel aux parlementaires. « Je rappelle à toutes fins utiles que conformément aux dispositions de l'article 43 du règlement de l'Assemblée nationale, toute absence non justifiée à une session extraordinaire emporte privation des indemnités liées à cette session et que les députés ne sont autorisés à s'absenter que pour des motifs limitativement énumérés par l'article 37 de notre règlement ».
De ce fait L'Expression titre que « Soro crache ses vérités au 29 députés rebelles ». Mais à en croire le quotidien, lors de cette cérémonie, il s'est produit un « incident qui a failli tout gâcher entre Soro et Banny », barre t-il à la Une. Citant les présidents d'institutions invités à la cérémonie, le Président de l'Assemblée nationale a omis Charles Konan Banny. Ce qui a provoqué un murmure jusqu'à ce qu'il s'en aperçoive et rectifie les choses.