Bonjour fidèles lecteurs de Linfodrome.ci. Heureux de vous retrouver pour notre traditionnelle revue de la presse nationale. Deux sujets sont au menu de notre tour d’horizon de ce mardi 29 juillet 2014. La situation au sein de l’armée ainsi que la crise au sein du FPI. Bonne lecture.
On reparle de Wattao
Une semaine après son débarquement de deux postes sécuritaires hautement stratégiques, le Lieutenant-Colonel Issiaka Ouattara dit Wattao occupe toujours l’actualité nationale. L’Inter choisit de livrer le commentaire du ministre en charge de la Défense sur la question. « Paul Koffi Koffi parle de Wattao : ‘’son temps était arrivé’’, titre à sa Une le journal. « Le ministre auprès du président de la République chargé de la Défense, Paul Koffi Koffi, a coupé court aux rumeurs qui couraient sur le compte du commandant en second de la Garde républicaine, Issiaka Ouattara alias Wattao. ‘’Il s'agit simplement d'une relève au niveau du Ccdo (Centre de coordination des décisions opérationnelles, ndlr)’’, a d'abord précisé le ministre de la Défense, qui a ajouté, par ailleurs, que Wattao n'a ni été sanctionné, ni humilié. ‘’Le Ccdo est sous la tutelle du ministre de l'Intérieur. Donc, il s'agit d'un commandement assuré par la police. Néanmoins, cette unité est inter-armée comme ce qui se passe dans toutes les unités et le temps du Colonel Wattao était arrivé (à échéance). Il a donc été décidé de le faire remplacer par un autre officier. Il ne s'agit ni d'une sanction, ni d'une humiliation de la part de sa hiérarchie’’, a-t-il indiqué. », fait savoir le journal.
Quant à Notre Voie, il estime cependant que contrairement aux propos du ministre, il y a bien problème. « Limogeage, rumeurs d’arrestations : Wattao dans la tourmente », titre à sa Une le journal. Selon le quotidien, « pour bon nombre d’observateurs, tout ceci était prévisible. Et ce qui arrive à Wattao n’est que le début d’un processus qui devrait conduire inéluctablement à une confrontation ouverte entre les deux grandes factions de la rébellion qui s’affrontent à fleurets mouchetés depuis la prise de pouvoir de leur chef le 11 avril 2011. Celle de Soro et celle proche de Ouattara dont le chef de file semble être le ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko (…) Mais, dans ce poker menteur, la grande inconnue reste la position d’Alassane Dramane Ouattara ».
De son côté, L’Expression estime qu’il n’y a aucun nuage dans les relations entre Wattao et le pouvoir ivoirien. « Riviéra-Golf : Wattao a prié avec Ouattara », titre en manchette le journal qui explique que plusieurs autres autorités ont pris part à la prière aux côtés du président ivoirien.
Le FPI toujours tiraillé
La crise au sein du Front populaire ivoirien (FPI) est aussi un élément important de l’actualité ivoirienne ces dernières semaines. Sur la question, Le Temps fait savoir les raisons de la prise de position supposée de la presse proche du pouvoir en faveur d’Affi N’Guessan. « Crise au Front populaire ivoirien : pourquoi la presse pro-Ouattara défend Affi », peut-on lire en manchette du journal. A en croire le quotidien, « s’il n’intervient pas directement dans la crise, le régime passe par les journaux qui lui sont proches. Pour semer la zizanie au FPI. C’est dans cette logique que depuis l’éclatement de la crise au sein de ce parti, la majorité de la presse pro-Ouattara s’y intéresse fortement (…) Cette couverture de la crise au FPI est faite à dessein (…) Subitement, la presse pro-Ouattara s’est érigée en en défenseur principal d’Affi N’Guessan (…) Des cadres du FPI proches d’Affi sont ceux qui informent la presse pro-Ouattara ».
Dans le même sens, Lg Infos livre une lettre ouverte signée d’une personnalité de l’ancien pouvoir destinée à Affi N’Guessan. « Crise au Front populaire ivoirien : un conseiller de Gbagbo réagit », souligne en manchette le journal. Théodore Gueu, l’auteur de la lettre invite notamment le numéro 1 du parti d’opposition à « revenir aux traditions et valeurs du FPI ». « Je ne te dirais pas de voir ce qu’est devenu Mamadou Koulibaly. Le FPI et toute la Côte d’Ivoire comptent sur toi », ajoute-t-il.
Quant à Notre Voie, il se penche sur les négociations en cours au sein de l’ancien parti au pouvoir afin d’y ramener la cohésion. «Trois semaines après, l’atmosphère n’est certes plus aussi surchauffée, mais les dirigeants du parti sont toujours à la recherche de la paix », commente le journal.