Bonjour amis lecteurs de Linfodrome.ci. C’est avec joie qu’on vous retrouve pour notre revue de presse de ce vendredi 25 juillet 2014. Au menu de ce jour, la crise au FPI ainsi que la situation de l’ex-chef de guerre Issiaka Ouattara dit Wattao
Wattao dans une mauvaise passe
Démis de ses fonctions au CCDO, Issiaka Ouattara alias Wattao a perdu deux postes en moins d’une semaine. Le Nouveau Courrier qui s’intéresse à cette situation croit en savoir davantage sur les raisons de la disgrâce de l’officier des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI). « Dépouillement de l’ancien chef de guerre : les vraies raisons de la disgrâce de Wattao », barre à sa Une le journal. « Selon une source proche de l’actuel pouvoir, le débarquement à ses différents postes de premier plan du Lieutenant-Colonel Wattao participe au processus de ‘’mise sous l’éteignoir’’ des ex-chefs de guerre qui occupent des responsabilités de premier plan. Cette même source révèle également que les frasques et autres accusations d’atteintes aux droits de l’Homme que des ONG font planer sur ces ex-chefs de guerre devenus patrons dans les différentes unités dans l’armée de Ouattara mettent à mal les relations entre le gouvernement ivoirien et ses partenaires occidentaux (…) La disgrâce de Wattao va-t-elle se poursuivre jusqu’à La Haye ? A l’heure actuelle, des sources proches du pouvoir estiment qu’il ne sera pas transféré à la CPI », explique le quotidien.
Toujours au chapitre des raisons, L’Expression livre une version sensiblement pareille en ce qui concerne les motifs du débarquement de Wattao. « Forces républicaines de Côte d’Ivoire : les vraies raisons de la chute de Wattao », peut-on lire en manchette du journal. A en croire le quotidien, « aujourd’hui beaucoup estiment que Wattao est en train de payer pour ses nombreuses frasques. Mais, il importe de savoir que son relèvement de sécurité d’Abidjan-sud et du CCDO ne peut pas être assimilé à une sanction dans la mesure où l’homme continue d’occuper son poste de commandant en second de la Garde républicaine, une force stratégique et sensible dans la protection des institutions de la République ».
De son côté, Le Temps évoque déjà ce qu’il présente contre une traque des autorités contre l’ex-chef de guerre et ses hommes. « Crise au sommet des FRCI : la descente aux enfers de Wattao, son bras droit abattu à Koumassi », titre à sa Une le journal. « Selon des informations dignes de foi, un élément des FRCI soupçonné d’appartenir à la garde de Wattao a été abattu le mercredi 23 juillet dernier par une quarantaine d’éléments de la police criminelle à Koumassi, précisément au quartier Sicogi dans une Peugeot bleu. La scène qui pris l’allure d’une chasse à l’homme a vite tourné à l’avantage de la police criminelle, en mettant fin à la vie de celui qui était jusque-là, proche du commandant déchu », relate le quotidien.
Le FPI cherche sa cohésion
Englué depuis plusieurs semaines dans une crise interne, le Front populaire ivoirien (FPI) tente de se refaire une cohésion. Dans ce sens, fait savoir Notre Voie, le président du parti, Pascal Affi N’Guessan semble prêt à lâcher du terrain. « Pour la cohésion de son parti : Affi fait des concession », titre en manchette le journal. « Le président du FPI a reçu lundi et mercredi, le collectif des médiateurs dans la résolution de la crise interne au FPI. A ce collectif, il a dit être disposé à donner des attributions à sa 2è vice-présidente, Simone Ehivet Gbagbo. Il a aussi donné son accord pour réintégrer au secrétariat général ses camarades qu’il avait sortis. Pascal Affi N’Guessan accepte également de trouver une formule pour satisfaire ceux qu’on présente comme ‘’rétrogradés’’. Ce sont ces trois concessions qu’il a faites pour dit-il, que la paix revienne au FPI », explique le journal.
Quant à Soir Info, il parle d’une reculade de l’ancien premier ministre ivoirien. « Crise au FPI : Affi N’Guessan recule », titre en manchette le journal. « La médiation entreprise par bien de personnes pour juguler la crise au sin du FPI semble en voie de porter ses fruits. Pascal Affi N’Guessan a, finalement, accepté de recevoir le Comité de Contrôle. La rencontre, sauf changement, se tiendra aujourd’hui, vendredi 25 juillet 2014 en début d’après-midi à la Riviera-Mbadon à la résidence du leader du FPI », fait savoir le quotidien.
Cet avis n’est pas partagé par Le Patriote. En manchette, le journal écrit : « Crise au FPI : radicaux et modérés prêts à se dévorer ». Selon le quotidien proche du pouvoir, « Chaque partie campe sur sa position. Creusant le fossé entre le camp de ceux qu’il convient d’appeler ‘’les modérés’’ et qui sont pour un nouveau FPI et de l’autre, celui des caciques adeptes du principe ‘’Gbagbo ou rien’’. Qui aura le dernier mot ? ».