Bonjour fidèles lecteurs de Linfodrome.ci. Heureux de vous retrouver pour notre traditionnelle revue de la presse nationale. Deux sujet au menu ce mardi 22 juillet 2014. L’actualité de Laurent Gbagbo et son parti ainsi que la situation sécuritaire à Abidjan. Bonne lecture.
Michel Gbagbo prend les devants
La crise qui secoue le Front populaire ivoirien (FPI), est loin d’être terminée. Cependant, fait savoir L’Inter, des médiations pour une issue pacifique sont en cours et menées par le fils ainé du président ivoirien. « Crise interne : comment Michel Gbagbo veut sauver le FPI », titre en manchette le journal. A en croire le quotidien, « Jeune Afrique, dans sa dernière livraison, évoque la tentative de médiation de Michel Gbagbo, le fils de l’ex-président incarcéré à La Haye, membre du nouveau « gouvernement Affi ». Michel Gbagbo aurait proposé aux protagonistes un projet de secrétariat général plus restreint. L’actuel secrétariat général récusé par les hiérarques tels Laurent Akoun et Alphonse Douaty comporte 128 membres contre 90 dans le précédent. Les contestataires reprochent à Affi de tenter d’« anéantir tous ceux qui incarnent Laurent Gbagbo et les effacer de la mémoire collective ». Ils s’interrogent encore sur l’opportunité du réaménagement auquel a procédé Pascal Affi N’guessan, début juillet 2014. L’ancien premier ministre oppose à ses contradicteurs internes les textes du parti et rappelle les prérogatives du Président. Le projet de secrétariat général porté par Michel Gbagbo prendrait en compte les différentes tendances du Fpi. S’il a trouvé grâce aux yeux des « frondeurs » amenés par Akoun et Douaty, Affi N’guessan aurait émis des réserves, apprend JA. La médiation de Michel Gbagbo serait actuellement au point mort. En ce qui concerne sa situation personnelle, le fils de l’ex-président n’aurait rien arrêté de définitif. Il occupe, pour le moment, le poste de secrétaire national chargé de la politique pénitentiaire et des détenus politiques que lui a confié Affi N’guessan ».
De son côté, Le Temps choisi de donner la parole à Tapé Kipré, membre du Secrétariat national du FPI. « Tapé Kipré à propos de la crise au FPI : ‘’Nous ne devons pas tricher avec l’histoire’’ », écrit en manchette le quotidien. « Nous ne pouvons pas tricher avec l’histoire et construire sur son dos. Laurent Gbagbo que les uns veulent faire sortir de l’histoire demeure la pierre angulaire de notre souveraineté commune et le porte-étendard de notre dévotion à la Nation », a déclaré le collaborateur de Laurent Akoun.
Cette fidélité à Laurent Gbagbo, Le Patriote ne semble pas vraiment y croire. Selon le quotidien, le nom de l’ancien président ivoirien se conjugue désormais au passé. « La page Gbagbo bel et bien tournée : sa maison transformée en hôtel de passe à Mama », barre à sa Une le journal. « Assaillie par la broussaille, faute d’entretien, la maison de Gbagbo qui s’étend sur 10 ha, a même été transformée en hôtel de passe. Oui, vous avez bien lu, elle est devenue un lieu d’escapades sexuelles. C’est le constat que nous avons fait hier, lors de notre visite à Mama. Le plus vieux métier du monde se pratique dans la maison de l’ex-dictateur de la Lagune Ebrié au vu et au su de tous », relate le quotidien.
Du nouveau à La Haye
En dépit des convulsions qui secouent son parti, la procédure contre Laurent Gbagbo à la CPI suit son cours. Selon Soir Info, l’avocat de l’ex-président a déposé une nouvelle requête devant la Cour. « Cour pénale internationale : Me Altit demande une dérogation spéciale pour Gbagbo », peut-on lire en manchette du quotidien. Selon le journal, « Dans l’affaire le Procureur contre Laurent Gbagbo, Emmanuel Altit, avocat principal de l’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo compte bien faire appel de la décision de la Chambre préliminaire I en date du 12 juin 2014 qui confirme les charges contre l'ex-chef de l'Etat. Cependant, l’avocat français souhaite que la Cour lui accorde de déposer un document d’appel dont le nombre de pages excède la norme en vigueur à La Haye. Il l’a indiqué dans une requête en date du 18 juillet dernier qui a été publiée hier, lundi 21 juillet 2014 par l’instance judiciaire internationale. L’avocat français qui souhaite une ‘’rallonge’’ de 32 pages, a, dans sa requête, expliqué ses motivations. ‘’La défense soumet qu’un argumentaire clair et cohérent, non entravé par la nécessité de se conformer à la limite de vingt pages, bénéficiera à la fois aux parties et à la Chambre préliminaire, et facilitera in fine la bonne administration de la justice. Il est en effet important que la Chambre préliminaire dispose de tous les éléments pertinents afin d’être en mesure de rendre une décision éclairée et motivée sur les questions posées par la défense du Président Gbagbo concernant la décision de confirmation des charges et ainsi, de décider s’il y a lieu ou non d’autoriser l’appel de la défense’’, écrit l’avocat français ».
Quant à Le Nouveau Courrier, il indique que la Défense de l’ex-président ivoirien prépare un argumentaire solide. « Procédure judiciaire à la CPI : Gbagbo prépare un dossier en béton », peut-on lire à la Une du journal. « Ce qui est intéressant dans son argumentaire, Me Altit entend contester le mode de responsabilité qui a été retenu par les deux juges, Silvia Fernandez de Gurmendi et Hans Peter Kaul (démissionnaire) qui ont confirmé les charges, selon la logique du Procureur », fait savoir le quotidien.