Amis lecteurs de linfodrome.com, soyez les bienvenus sur votre site préféré pour suivre la revue de presse. Dans notre numéro de ce lundi 21 juillet 2014, nous parlerons de la politique nationale, en particulier, la situation au Front Populaire Ivoirien (FPI), la visite de Hollande,la violence à la Maison d'Arrêt et de Correction d'Abidjan (MACA) et bien d'autres sujets.
Le FPI toujours sous tension
Le Front populaire ivoirien (FPI) semble ne pas vouloir sortir de la crise. A en croire Soir Info, les différends au cœur du parti fondé par Laurent Gbagbo s’accentuent. « La crise s’accentue au FPI : une réunion extraordinaire convoquée », livre le journal à sa Une. « (…) Comme pour donner suite à la volonté de Pascal Affi N’Guessan, le comité de contrôle a jugé bon de convoquer une réunion extraordinaire du Comité central pour le samedi 26 juillet 2014, à 10h 00 à l’ex-Qg de campagne de Laurent Gbagbo à Attoban (…) Cette réunion de samedi, si elle se tient, risque d’être pour la moins houleuse. Partisans et adversaires d’Affi N’Guessan devront s’affronter. Il est fort possible qu’il y ait étincelle dans l’air », écrit le journal.
Cependant, si les choses semblent se corser pour le président du FPI, L’Inter croit savoir qu’il peut compter sur un soutien de premier plan. « Crise au FPI : Hollande apporte son appui à Affi », peut-on lire à la Une du journal. « François Hollande, sans faire d'injonction aux partisans de l'ancien chef de l'État ivoirien, leur a clairement signifié la nécessité pour eux de prendre part à ces échéances électorales, au risque de jouer leur survie sur l'échiquier politique ivoirien (…) Face à Affi N'guessan et des dignitaires de son parti qui l'accompagnaient, c'est ce même message... que le président socialiste français a traduit à ses camarades du FPI. Le disant, c'est véritablement un coup de pouce que François Hollande a donné au leader du FPI dans une posture inconfortée par certains de ses camarades, qui lui reprochent ses réformes et le soupçonnent de vouloir conduire leur formation politique aux futures joutes présidentielles », écrit le journal.
Quant à Lg Infos, il indique que dans cette crise, le président du FPI a choisi de s’en remettre aux organes de son parti afin de ‘’prendre le dessus’’ sur ses rivaux. « Rififi au FPI : Affi s’en remet aux instances du parti », souligne le journal à sa Une. « Affi a certes des prérogatives que lui confèrent les textes, mais le secrétaire général Akoun Laurent n’a pas tort non plus de dénoncer des vices de procédures dans la démarche du président du parti. Il appartient aux instances du parti appellées au secours par tous d’activer ‘’ les mécanismes suffisamment rodés, suffisamment performants pour digérer ce genre de débats et permettre de trouver un consensus ou des compromis », explique le quotidien.
Cependant, selon Le Temps, cette réunion du Comité central n’est pas appréciée de tous. « Gestion du FPI : la convocation d’un Comité central fait trembler des cadres », écrit en manchette le journal qui indique que des hauts cadres du parti ont manœuvré pour empêcher la publication du communiqué convoquant cette réunion.
Hollande à Abidjan
Après son passage à Abidjan, François Hollande suscite encore le débat. Au sujet des « déclarations tapageuses du Président français à Abidjan », « Albert Bourgi met Hollande à nu », barre à la Une Le Nouveau Courrier. « Je pense sincèrement que François Hollande est mal informé. François Hollande ne peut pas parler aujourd'hui de défi sécuritaire relevé par le pouvoir actuel lorsqu'on sait qu'il y a encore un climat de terreur, qu'il y a encore mille personnes qui sont dans les geôles de Ouattara (...) Il n'y a pas eu un mot de compassion à l'égard de ceux qui souffrent. On parle de justice, d'envoyer des juges. Mais c'est à côté de la plaque !», a dit Bourgi sur Eventnews Tv.
Par contre, Révélation affirme que « après sa visite en Côte d'Ivoire, Hollande met à exécution sa menace contre Ouattara » car « les médias français se déchaînent déjà contre le régime ». Il écrit que « RFI et France 24 », naguère défenseurs de Ouattara et des ex-rebelles ivoiriens contre le président Gbagbo, lors de la crise ivoirienne, au gré des intérêts français, ont embouché le week-end passé la trompette du dénigrement et de la diabolisation de la Commission Électorale Indépendante (CEI), et font haro sur Ouattara et son pouvoir en accusant la nouvelle CEI de confligène ». Or dans une interview à Le Patriote, Pr Nyamsi, conseiller de Soro Guillaume, a déclaré que « le président est venu saluer l'expertise de Ouattara (…) Le Président Hollande, en venant ici, vient affirmer à la face du monde entier que la légitimité démocratique du Président Alassane Ouattara ne fait l'ombre d'aucun doute pour la droite, la gauche, l'extrême gauche ou l'extrême droite française ».
Situation au RDR
Le parti de Ouattara, le Rassemblement Des Républicains (RDR) doit se remobiliser. Pour cela, Nord Sud Quotidien fait connaître les conditions de la base. « La mobilisation peut renaître si les actuels responsables locaux sont dégommés. Ils ne font plus l'unanimité au sein de leur base », se dit persuadé Idrissa Konaté. Quand d'autres affirment que « la remobilisation sera un échec si la réconciliation avec la base n'a pas eu lieu ». Amara Fofana de la section d'Adjamé a conseillé au Secrétariat à la mobilisation de venir demander pardon aux militants de la base. C'est dans cette atmosphère que la jeunesse du RDR prépare son congrès. L'Expression avertit de « ce qui risque de tout gâter ».
En effet, alors qu'une commission a été créée par la direction du parti pour organiser le congrès, l'Assemblée générale des jeunes qui s'est tenue le week-end a proposé que les candidats se fassent connaître auprès de son bureau exécutif national qui se chargera d’organiser une rencontre avec les candidats afin de déboucher sur un consensus. Ce qui n'est pas l'avis de tous. « Pas question pour nous d'aller déposer nos dossiers auprès d'une quelconque commission », a martelé un candidat. Dans la perspective des élections de 2015, « enfin l'opposition se décide », s'exclame Le Mandat qui annonce « Fologo, candidat contre Ouattara ». Il écrit que « l'opposition présentera un candidat à la présidentielle de 2015. De sources concordantes, l'Alliance des Forces Démocratiques de Côte d'Ivoire (AFDCI), regroupant 11 formations politiques ont porté leur choix sur un dinosaure du marigot politique ivoirien, Augustin Laurent Dona Fologo ».
Un sportif meurt sur un terrain de foot
Doffou Innocent, ex-président du Stade d'Abidjan (1997-2000), est décédé dimanche dernier, à l'âge de 57ans. Une information que les journaux ont partagé ce matin. Le drame s'est déroulé sur un terrain de maracana pendant le match. D'après le témoignage d'un membre du « Club des amis de dimanche » auquel il appartient, « il était vers le point de corner quand il s'est affaissé. Il a eu quelques convulsions. Nous avons tenté de le sauver, en vain », rapporte Fraternité Matin. Quand L'inter titre à la Une « Stade d'Abidjan : mort subite de Innoncent Doffou »
Yacou le Chinois fait parler de lui
Une fois de plus, Yacou le Chinois, le célèbre détenu de la Maison d’Arrêt et de correction d’Abidjan (MACA) est sous les feux de la rampe. A en croire Le Nouveau Courrier, il est impliqué dans une affaire de meurtre au sein de la prison. « Meurtre à la MACA : Yacou Chinois et sa bande assassinent un détenu », titre en manchette le journal qui fait savoir que, « le célèbre détenu de droit commun de la MACA, Yacou le Chinois a fait parler de lui le week-end dernier. En effet, sur son instruction, sa bande dénommée la ‘’Camora’’ a mis fin aux jours d’un détenu du Bâtiment B ».
Pour sa part, L’Inter émet des doutes sérieux sur la situation au sein de la prison dans les prochains jours. « Prison civile : un mauvais coup se prépare à la MACA », écrit en manchette le quotidien. Selon le journal, « Quelque chose se prépare à la MACA. Selon des sources, des détenus sont sur le point de créer des troubles au sein de cet établissement pénitencier dans les jours à venir. L’information a été confirmée par des agents de la MACA (…) Sur les raisons de ce soulèvement l’on évoque la colère des détenus qui se sentent de plus en plus privés d’objets interdits ».