Situation sociopolitique

Hollande met Abidjan en branle, Affi seul contre tous

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hollande-met-abidjan-en-branle-affi-seul-contre-tous L'arrivée de François Hollande à Abidjan coïncide avec une crise au sein du premier parti socialiste ivoirien, le FPI. Ph d'archives
Revue de presse

Bonjour amis lecteurs. Comme sujets dans la revue de presse de ce jour, mardi 15 juillet 2014, nous aurons la tension au Front Populaire Ivoirien (FPI), l'arrivée de François Hollande et l'inauguration de l'hôpital général d'Abobo sont nos sujets. Bonne lecture à tous sur linfodrome.com

Boules de feu sur Affi

Ça ne va vraiment pas au FPI. Surtout pour son président Affi N'guessan qui semble seul contre tous. « Après le réaménagement du secrétariat général, Akoun défie Affi », titre Nord Sud Quotidien. En effet, dans un courrier, Laurent Akoun invite la presse à une conférence qu'il animera ce jour. Alors qu'il n'est plus le secrétaire général du parti depuis le réaménagement, Laurent Akoun qui sera assisté de Douati et de Tapé Kipré, deux autres ténors déposés par Affi, a signé le courrier en tant que secrétaire général et porte-parole du FPI. Ce qui fait dire au journal qu'il ne reconnaît pas les décisions prises par Affi.

Depuis l'exil « Katinan casse la baraque », après Douati et Simone Gbagbo, titre Le Temps. Il s'en prend à Affi dans une interview au quotidien. Il affirme que « tourner la page Gbagbo, c'est démentiel ». Car pour lui, « le président Gbagbo ne dirige pas le parti. Il est notre parti. C'est l'énergie qui donne le mouvement à la matière dans le parti ». Pour sa part, depuis Accra, l'ex-ministre Émile Guiriéoulou « explose : Affi a fait un très mauvais casting », écrit L'inter. Lui estime que la situation qui prévaut en ce moment au FPI « sont des bruits dont on aurait pu se passer au moment où justement la CPI vient de décider de renvoyer le président Gbagbo en procès, et donc qui devrait être pour le FPI l'occasion de se rassembler autour de son fondateur et se battre pour obtenir sa libération ».

En exil également, l'ex-ministre Monnet Léon déclare aussi que « la page Gbagbo ne peut être tournée ». Dans une déclaration, il écrit que « la restructuration de la direction du FPI comporte des défis (opportunité, ampleur, composition) dont la simultanéité provoque une crise dont la gravité est inédite au FPI. Il est impérieux pour le président du FPI d'y apporter une solution urgente », lit-on dans Révélation. Devant cette situation, L'Expression affiche : « Crise au FPI, la cassure se décide », en référence à la conférence de presse que veut animer Akoun et les autres.

Inauguration dramatique d'un hôpital

La commune d'Adjamé a son hôpital général. Il a été inauguré hier par le Chef de l'État Alassane Ouattara. A la Une de Le Patriote, on lit « Ouattara offre un hôpital de 2 milliards aux populations ». Le quotidien relève que c'est le second hôpital général inauguré en moins de deux ans. Gagnoa en mars 2013 et Adjamé en juillet 2014. Le Président Ouattara explique cela par le fait que « je veux rendre le système sanitaire attractif ». Bâti sur une superficie de 20 mille m2, l'établissement sanitaire a coûté « 1,2 milliards en équipements et 800 millions en travaux de finition », précise le journal.

Fraternité Matin salue « la vision du président Ouattara pour la Côte d'Ivoire dans le domaine de la santé », qui est selon lui « un rôle de locomotive sous régionale ». En effet, le Chef de l'État a affirmé que « nous entendons jouer pleinement notre rôle de locomotive sous régionale en matière de santé ». Par ailleurs, il a lancé un message par rapport à la fièvre Ebola. « Je voudrais encourager tous nos compatriotes au respect des mesures de prévention préconisées par le ministère de la Santé et de la lutte contre le Sida...Des mesures importantes ont été prises dans plusieurs domaines, y compris pour le financement et pour la protection des populations. » Mais tout, au cours de cette inauguration, n'a pas été rose.

« Un balcon d'immeuble cède, des blessés graves », titre L'inter. Selon le journal, voulant réserver un accueil chaleureux au Président Ouattara, des personnes arrêtées sur un balcon ont eu le malheur de voir la dalle s'effondrer. Une cinquantaine de blessés dont des cas graves ont été enregistrés. « Tout le monde voulait voir le Président. Donc certains se sont mis en hauteur pour avoir une vue panoramique. Mais ceux-ci ont oublié que l'immeuble était vétuste » a expliqué un blessé. Soir Info en a fait sa grande Une. « Adjamé : l'inauguration de l'hôpital vire au drame. Plus de 100 victimes dans l'écroulement d'un immeuble ».

Le journal décrit que l'incident s'est déroulé entre 9h et 10h. Un pan d'environ 15 mètres de la dalle s'est détaché entrainant dans le vide ses occupants, pour tomber sur ceux qui étaient au bas de l'immeuble, tout cela dans « un bruit presque de détonation ». Il affirme que le décor crée par les blessés ensanglantés, les cris et les pleurs, avec le ballet des forces de l'ordre et des sapeurs pompiers « était insoutenable ».

On s’active pour Hollande

C’est dans deux jours que va débuter la visite d’État du président français François Hollande. Avant cette importante arrivée, Soir Info indique que les autorités ivoiriennes n’ont rien laissé au hasard, notamment en ce qui concerne la sécurité du numéro 1 français. « Arrivée de Hollande en Côte d’Ivoire : des tireurs d’élite positionnés, le District d’Abidjan verrouillé », titre en manchette le journal. « (…) parallèlement aux réglages diplomatiques et protocolaires, de hautes rencontres au niveau sécuritaire aussi bien entre les autorités militaires nationales et les hauts gradés français, sont-elles engagées depuis quelques jours (…) C’est ainsi qu’on apprend que plusieurs tireurs d’élite des forces de sécurité ivoiriennes et françaises seront positionnées le long du parcours du chef d’État français », informe le journal.

Cependant, en dépit de toutes ces mesures, Notre Voie croit savoir que le président ivoirien, Alassane Ouattara, n’a pas de raisons d’être serein. « Visite de François Hollande à Abidjan : pourquoi Ouattara doit être inquiet », barre le journal à sa Une. « Si tout baigne comme dans l’huile, pourquoi Hollande a-t-il prévu sur son agenda, une rencontre avec l’opposition ? Au Niger et au Tchad, le président français ne rencontrera pas les opposants. Si la situation est différente en Côte d’Ivoire, c’est que la réalité sociopolitique est inquiétante. Et la France qui a de nombreux intérêts économiques sur place se voit dans l’obligation de s’impliquer », écrit le journal.

Pour sa part, Le Nouveau Courrier, relève les contraintes que cette arrivée du Numéro 1 français pourrait avoir pour Alassane Ouattara. « Visite de François Hollande à Abidjan : des détails croustillants à savoir », peut-on lire à la Une du journal qui indique que, l’avion de François Hollande doit arriver à Abidjan à 5h30 écrit que, « c’est une visite contraignante pour Ouattara qui sera obligé d’écourter son sommeil pour ‘’se mettre à la disposition’’ de son hôte. Ce qu’il ne faisait plus pour ses homologues africains depuis le 2 mars 2014, date de son retour en Côte d’Ivoire après une opération de la sciatique en France qui l’a contraint à porter une canne ».

Quant à Lg Infos, il profite de cette venue en Côte d’Ivoire du patron de l’Élysée pour soulever la question des prisonniers dits politiques. Le journal qui livre une liste de 698 personnes supposées détenues pour leurs opinions politiques. A en croire le journal proche de l’ancien président, ce déplacement en Côte d’Ivoire, « fait croire que François Hollande vient adouber une dictature sanguinaire ».

César DJEDJE MEL
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