Politique nationale

A chacun ''son Hollande'', manœuvres pour Gbagbo

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Revue de presse

Bienvenue amis lecteurs à la revue de presse de Linfodrome.com. Dans le numéro de ce lundi 14 juillet 2014, la crise au Front Populaire ivoirien (FPI), l'arrivée de François Hollande en Côte d'Ivoire et l'affaire Gbagbo à la Cour Pénale Internationale (CPI) sont nos sujets. Bonne lecture à tous !

Crise au FPI

A mesure que le temps passe, la crise au FPI s'intensifie. Fraternité Matin a consacré sa Une à cette situation en affichant : « Crise ouverte après la restructuration du 4 juillet 2014 : FPI, tout est mélangé ». Il affirme que les ''rénovateurs'' du parti menés par le président Affi N'guessan et les ''conservateurs'' conduits par le 1er vice-président Aboudrahamane Sangaré, sont à couteaux tirés. Tout ceci est dû à la restructuration du secrétariat général opérée par Affi N'guessan et qui n'a eu l'assentiment de tous les ténors du FPI. Mécontents de leur président, les conservateurs veulent le déposer, mais de manière légale, à travers l'organisation d'un congrès, soutient le journal. Par ailleurs, le juriste-politiste Geoffroy Kouao, avertit que « la guerre des egos peut précipiter l'implosion du FPI ». Selon Le Mandat, « Pascal Affi N'guessan n'est pas seul dans la crise qui secoue son parti. Il a le soutien d'un dur à cuir, notamment l'ex-ministre de la Défense Michel Amani N'guessan ». Car ce dernier a dit « il faut bien qu'on soit avec le pouvoir ». C'était à l'occasion d'une cérémonie de Démobilisation, Désarmement et de Réintégration (DDR), à laquelle il représentait son parti. De là, L'inter écrit « présidentielles 2015 : incertitudes sur la participation du FPI ». Pour lui, même si les dirigeants du parti n'ont pas encore dit leur position sur la question, les courants internes qui s'affrontent au sein du parti ne sont pas faits pour faciliter les choses. « Nous n'irons aux élections qu'une fois le parti restauré et fort » à répondu un proche ddu président Affi N'guessan. Une chose qui n'est pas certaine d'arriver maintenant, étant donné que le congrès est prévu pour l'année prochaine.

Arrivée de Hollande en Côte d'Ivoire

Pourquoi le Président français arrive en Côte d'Ivoire ? A cette question, Lg Infos donnes « les vraies raisons de la visite de Hollande ». Il écrit que « après avoir fait la politique de l'autruche pendant 2 années sur la question ivoirienne, le Socialiste François Hollande est bien obligé de venir en Côte d'Ivoire sous la pression des lobbies et du patronat français qui, soucieux de leurs intérêts, craignent, comme les ressortissants français vivant en Côte d'Ivoire, une autre ''crise grave'' à l'approche des élections de 2015. » Le RDR, le parti au pouvoir, a une autre explication à l'arrivée du chef de l'État français. À la Une de Le Patriote, le parti déclare que « Hollande vient pour soutenir Ouattara » mais « pour se préoccuper de ceux qui ont commis des crimes » ; en tout cas c'est qu'a affirmé Joël N'guessan, porte-parole du parti. Seulement Notre Voie écrit : « A quelques jours de son arrivée à Abidjan, grosse pression sur Hollande. » Elle vient des Français et Ivoiriens. « ''Au Président François Hollande. Faites libérer les 750 prisonniers politiques de Côte d'Ivoire ! '' est l'intitulé d'une lettre ouverte que des Français et Ivoiriens, vivant en France ont adressée, aujourd'hui 14 juillet 2014, à François Hollande, au sujet de la dictature qui sévit en Côte d'Ivoire sous Alassane Ouattara », écrit le journal.

Affaire Gbagbo

« Liberté provisoire pour Gbagbo, ce n'est pas fini ! », titre à la Une Le nouveau Courrier. Le quotidien affirme que la CPI étudie la liberté conditionnelle pour Gbagbo. Et cela pourrait se faire dans les semaines à venir au regard de la décision du 11 juillet 2014. Celle-ci montre que les juges de la chambre préliminaire 1 envisagent cela. Car dans la décision, les juges ont ordonné aussi au « Greffe et à la Défense de Gbagbo de soumettre, d'ici le 25 juillet, un rapport sur le suivi des mesures relatives à la santé de M. Gbagbo » .

De son côté, Le Temps estime que le pouvoir ivoirien tente de s'arranger avec la CPI dans l'affaire concernant l'ancien président ivoirien. « Procès du président Laurent Gbagbo à La Haye : voici le deal que le régime propose à la CPI », livre à sa Une le journal. « Le président Gbagbo sera en procès (…) Mais ce que tout le monde ne sait pas, c'est que loin des dehors qui s'affichent joyeusement dans la cour de Ouattara, ce n'est pas la grande sérénité (…) Il est par exemple question de tout faire pour empêcher un procès en public du Président Gbagbo (…) C'est cette option surréaliste qui est actuellement à l'étude dans les rangs de ceux qui ont attaqué la Côte d'Ivoire depuis septembre 2002 », commente le quotidien.

Abraham KOUASSI
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