Situation sociopolitique en Côte d'Ivoire

Bourgi enfonce tout le monde, la Cedeao attaque l'Ebola

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Revue de presse

Bonjour chers amis internautes et bienvenue sur linfodrome.com pour suivre notre revue de presse quotidienne. Les révélations de Bourgi, la situation au Front Populaire Ivoirien (FPI) et la lutte sous-régionale contre l'Ebola sont les sujets dans ce numéro du vendredi 11 juillet 2014.

Révélations de Bourgi

Le livre de Mattei sur Gbagbo fait réagir plus d'un. Sur les antennes de Radio France Internationale (RFI), Robert Bourgi a livré ses sentiments sur le contenu du livre. Voilà ce qu'en disent les journaux proches du pouvoir. « Après la sortie de son livre, Gbagbo désavoué par son ami Robert Bourgi », titre L'Expression. « Je démens de la manière la plus catégorique qui soit. Il n'y a jamais eu de pressions sur Laurent Gbagbo », a dit Bourgi. Et quand Gbagbo accuse Chirac d'être l'orchestre de la rébellion contre lui, Bourgi assure que Chirac « n'a rien fait qui confirme cela. Le seul reproche que je puisse faire à Chirac et Villepin, c'est Marcoussis... ». Des déclarations de Bourgi, Nord-Sud Quotidien barre à la Une : « Gbagbo ment... ». Robert dit que Gbagbo « a financé la campagne de Chirac à hauteur de 1,5 milliard Fcfa » et que lors de la crise postélectorale de 2010, Gbagbo lui avait déclaré « Bob, tu diras à ton ami Sarkozy, je serai son Mugagbé. Que je ne donnerai jamais le pouvoir à Ouattara, et enfin je suis prêt à noyer la Côte d'Ivoire dans le sang. Mais je n'accepte pas... ». Pour Robert Bourgi, tout ce que le président Gbagbo a raconté au sujet du bombardement du camp militaire français de Bouaké et de la destruction des aéronefs ivoiriens, n'est pas vrai. « Un seul mot : ridicule. Ce qu'a dit Laurent Gbagbo est ridicule ». Au regard de tous « les mensonges dans son livre » Le Patriote croit simplement que Gbagbo a été « déshabillé » par Bourgi.

Du côté de la presse proche de l'opposition, on lit à la Une de Le Nouveau Courrier : « Suite au livre ''Pour la vérité et la justice'', la Françafrique panique. Le coup de force de Robert Bourgi ». Selon lui, l'homme d'État français a trafiqué l'histoire. Quand Bourgi dit que « ni Villepin ni Robert Bourgi n'avaient le pistolet sur la tempe de Laurent Gbagbo », le journal rétorque ce que peut bien signifier le fait qu'un ami qui a le pouvoir sur vous, vous propose avec le sourire de lui donner une énorme somme d'argent pour régler des problèmes qui ne vous concerne que fort peu, au nom des pratiques qui ont cours depuis les indépendances uniquement dans les anciennes colonies de la France, et quand cette personne a le pouvoir de vous déstabiliser comme on l'a vu par la suite avec Dominique de Villepin, on parle bel et bien de racket.. » Cependant, Révélation écrit : « hier sur RFI, Robert Bourgi confirme le complot contre Gbagbo ». Le quotidien retient le fait que Bourgi a confirmé le financement de la campagne de Jacques Chirac par Laurent Gbagbo, et aussi que Nicolas Sarkozy avait déclaré, face au refus de Gbagbo de céder le fauteuil à Ouattara, « il verra ce qui va se passer. Nous allons le foudroyer. » Quant à Notre Voie, il barre à la Une : « Complot de la France contre Gbagbo, un ami de Ouattara avoue tout. Il explique comment Chirac a agi sous la pression des chocolatiers ». En effet, Bourgi avait révélé que « Jacques Chirac a subi des pressions énormes du lobby du cacao, du lobby du café, et de tant d'autres personnes et groupes de pression » afin d'arracher tout pouvoir à Gbagbo lors de la table-ronde de Marcoussis, après le déclenchement de la rébellion armée de Côte d'Ivoire, en 2002.

Crise au FPI

Depuis la restructuration de la direction du Front Populaire Ivoirien (FPI) par son président Affi N'guessan, le parti se porte mal. « Après Douati, Simone Gbagbo se révolte », écrit Le Temps. Dans sa lettre de démission du poste de 2ème vice-président du FPI, Simone Gbagbo écrit que « le président n'a eu ni la gentillesse ni la courtoisie de requérir mon avis. Le fait de me décharger de mes attributions initiales, me donnent le net sentiment d'être inutile au parti (…) Aussi, voudrais-je demander de bien vouloir signifier au président, mon désaccord total avec ce nouveau secrétariat général et mon retrait pur et simple de ce nouveau secrétariat général ». À la Une de Lg infos, c'est l'ex-ministre Koffi Koffi Lazare qui est monté au créneau. Dans une interview à ce journal, il déclare ne pas apprécier deux choses chez Affi. « Sa manière solitaire de prendre des décisions qui engagent le parti qu'il diffuse, avant de les soumettre au comité central, et sa propension à aller contre les arrêts du même comité (...) Ensuite son refus manifeste de ne pas se battre pour le président Gbagbo ». Car pour lui « le combat est de remettre le président Gbagbo au centre des débats politiques, en Côte d'Ivoire. » Soir Info dit au regard de ces positions que « tout est mélangé au FPI ». Le journal écrit que « les adversaires de Pascal Affi N'guessan, au sein du parti, sont, aujourd'hui, sortis des tranchées où ils s'étaient terrés, pour lui mener une guerre frontale, pour ne pas dire à visage découvert... ».

La CEDEAO contre l'Ebola

Les chefs d'État de la Communauté Économique pour le Développement des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) se sont réunis, à Accra, au Ghana, hier jeudi. Au menu des réflexions, la lutte contre la fièvre Ebola. Ainsi Fraternité Matin informe que « un fonds de solidarité a été créé » par les chefs d'État qui ont décidé de mutualiser leurs efforts. Dans ce cadre, le Nigeria a apporté une contribution financière de 3 millions 500 mille dollars repartis entre les pays atteints par l'épidémie, l'organisation ouest africaine de la Santé et le Fonds de la CEDEAO. Le Patriote en parle également, en ajoutant que d'autres décisions ont été arrêtées par la réunion d'Accra. Entre autres, l'introduction de la carte d'identité biométrique dans l'espace, la situation sécuritaire dans la sous-région, en particulier au Mali. Quant à L'inter, il écrit que lors de cette rencontre, « Ouattara a été félicité par ses pairs de la CEDEAO » parce qu'il « a fait beaucoup pour l'Afrique de l'Ouest ».

César DJEDJE MEL
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