Amis lecteurs, bonjour et bienvenue à notre revue de presse de ce mercredi 9 juillet 2014. L'affaire Gbagbo à la CPI, la situation politique et les révélations sur la crise ivoirienne sont les sujets abordés dans notre numéro du jour. Bonne lecture à tous !
Affaire Gbagbo à la CPI
L'affaire Gbagbo à la Cour Pénale Internationale occupe les manchettes des journaux ce matin. À la Une, L'inter écrit : « Confirmation des charges : Gbagbo inquiète le palais d'Abidjan ». Selon une information qu'il tire du dernier numéro de La Lettre du Continent, le pouvoir ivoirien n'est pas serein avant l’audience de confirmation des charges contre Laurent Gbagbo. Le journal relève que « cette inquiétude était tellement perceptible que les avocats du Président Alassane Ouattara, Jean-Paul Benoit et Jean-Pierre Mignard, ''n'avaient pas hésité à prédire 40% de possibilité d'échec'' de la confirmation des charges. C'est pourquoi Ouattara était heureux de la décision.
La Lettre du Continent rapporte que « très heureux de cette décision, le chef de l'État ivoirien ne semblait pas, à vrai dire pas croire à la faisabilité de ce procès ». La situation de Laurent Gbagbo fâche son avocat, à en croire Soir Info qui titre. « Me Altit en colère ». En effet, l'avocat affirme que « Bensouda contredit l'engagement des grandes puissances » en ce que la « position du Procureur interfère avec le dialogue inter-ivoirien ». Me Altit a déclaré que « la détention de Gbagbo n'est pas nécessaire ». Elle est même « inutile » parce que « le procureur ne prouve rien ». Il s'oppose donc à « un maintien en détention par principe » et exige à Bensouda la preuve de la « culpabilité » de son client. Pour sa part, l'avocat de Blé Goudé, Me Nick Kaufman, « clashe » Bensouda, écrit Le Nouveau Courrier. Ce dernier a en fait demandé aux juges de rejeter la requête du Procureur Fatou Bensouda qui sollicite une prorogation du délai qui lui a été indiqué pour déposer son document contenant les charges contre Blé Goudé, fait savoir le quotidien. « Il est de l'obligation du Procureur d'être prêt à répondre à toute éventualité », dit Kaufman.
Révélations sur la crise ivoirienne
Lors de la crise post-électorale de 2010, Le Temps fait savoir« Pourquoi Ouattara a refusé le recomptage des voix ». D'après François Mattei, dans son livre sur Gbagbo, le refus est dû au fait que « pour Sarkozy et ses alliés, il fallait faire vite et assommer Gbagbo, qui eut été soulagé par la reprise de l'activité économique », a dit Mattei. Car les opérateurs économiques européens qui étaient bloqués par l'embargo pour étouffer Gbagbo avaient prévenu qu'ils reprendraient leur business la fin mars 2010, quelque soit la situation politico-militaire. C'est pendant cette crise qu'est mort Yves lamblin, après un rapt à l'hôtel Novotel. A ce sujet, Gbagbo dit que « c'était en pleine bataille d'Abidjan, et il faudrait peut-être s'adresser à ceux qui étaient sur le terrain à cet endroit-là, c'est-à-dire les rebelles ».
C'est à cause de toutes ces révélations que « sonné, Ouattara se déchaine contre Mattei », barre à la Une Lg Infos. Selon lui, Ouattara a engagé une campagne médiatique pour dénigrer Mattei. Et c'est par le biais du bloggeur Thomas Hofnung qui écrit « pour la rigueur et l'exactitude des faits, on repassera. En fait d'analyse, François Mattei se contente de relier entre eux des faits épars, de citer des bouts d'articles ou de discours, et d'extrapoler sans apporter la moindre preuve de ce qu'il avance... » Toujours par rapport à la présidentielle de 2010, L'Expression titre que « Gbagbo se dévoile enfin », car il a dit « j'ai manipulé les résultats ». En effet, le quotidien relève dans le livre de Mattei que Gbagbo a affirmé « c'est Bédié qui est arrivé deuxième au premier tour de la présidentielle de 2010. J'ai moi-même changé tous les résultats pour me retrouver au second tour avec Ouattara ». Le chapitre et la page n'ont malheureusement pas été indiqués par le journal.
Hollande très attendu
L’évènement politique de ce mois de juillet en Côte d’Ivoire est sans aucun doute la visite du président français François Hollande à Abidjan. Attendu le 17 juillet prochain, Notre Voie indique que le président français sera scruté lors de son passage en terre ivoirienne. « Avant son arrivée en Côte d’Ivoire : Hollande fermement mis en garde », titre à sa Une le journal. Bernard Dadié dont l’adresse au président français est intégralement reprise par le quotidien écrit notamment : « Les Ivoiriens ne sont plus dupes ; ils ont mûri dans l’épreuve ; ils se savent désormais victimes d’un système sinistre et d’un complot ignoble. Il est temps que la France le sache ici et maintenant. Tout dépend d’elle pour que la Côte d’Ivoire retrouve un climat de sérénité et de paix. Elle sait comment s’y prendre pour trouver la solution à la situation qu’elle a créée elle-même. Raison pour laquelle nous lui proposons une porte de sortie ».
Contrairement au journal proche du FPI, Le Patriote accueille cette visite d’État avec beaucoup d’enthousiasme. « Première visite d’État d’un président français après Houphouët : comment Ouattara a séduit la France », titre à sa Une le journal. A en croire le journal, « Malgré la mauvaise foi affichée par le FPI et l’opposition, le dégel des avoirs et la libération des pro-Gbagbo montrent combien de fois le président Ouattara est un homme de paix. C’est pour saluer et encourager tous les efforts du fleuron de son pré-carré que le président français au nom de la France, a décidé d’effectuer cette visite d’État en Côte d’Ivoire. C’est tout au mérite et à l’actif du président Ouattara et de son gouvernement ».
L’actualité politique en Côte d’Ivoire est également marquée par la formation de la Commission électorale indépendante (CEI). Sur cette question, Fraternité Matin croit savoir que des partis d’opposition sont favorables à siéger au sein de cette commission. « Mise en place de la nouvelle CEI : l’opposition se signale », souligne le journal à sa Une. Selon le quotidien gouvernemental, « l’opposition modérée incarnée par la Ligue des mouvements pour le progrès (LMP) qui comprend : Cap-Udd, Mnc-Alternative, RPC-Paix a déjà déposé le nom de son représentant au ministère d’État, ministère des Affaires étrangères (…) L’Alliance des forces démocratiques de Côte d’Ivoire, dirigée par le FPI qui devait désigner deux personnalités a refusé de siéger à la CEI », explique le journal.
Cependant, à en croire Soir Info, Laurent Gbagbo serait plutôt favorable à une participation de sa formation politique au processus électoral. « Situation au FPI : Gbagbo donne des consignes », barre à sa Une le journal. Selon le quotidien, « Pour le président du Fpi, Pascal Affi N’Guessan et le vice-président Miaka Oureto en tête, le mot d’ordre reste le même : participer à la prochaine élection présidentielle mais pas à n’importe quel prix. Laurent Gbagbo conditionne notamment une telle stratégie à une plus grande transparence dans la préparation du scrutin », explique le journal qui cite La Lettre du Continent.