Affi sérieusement menacé, dispute autour de la CEI

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Revue de presse

La réforme de la CEI et l’actualité au FPI et sont les deux sujets de notre revue de presse de ce mardi 8 juillet 2014. Bonne lecture, amis de Linfodrome.ci.

Affaire CEI

La Commission Électorale Indépendante (CEI) continue d'être au centre des débats politiques en ce moment. Il se passe des choses secrètes que des journaux tentent de déceler. « Révélations sur les tractations/CEI : le FPI arrive !», titre à la Une Nord-Sud Quotidien. Il écrit que « il est ''probable'' que la direction du Front Populaire ivoirien (FPI) reconduise Tapé Kipré comme son représentant au sein de la Commission Électorale Indépendante (CEI). C'est la confidence faite, sous l'anonymat, par un membre de l'équipe sortante de l'organe électoral ». L'inter, parlant du huis clos qui s'est tenu, hier, entre le ministre de l'Intérieur Hamed Bakayoko et les partis de l'opposition au sujet de la CEI, barre à la Une : « L'opposition veut la présidence. La réponse d'Hamed Bakayoko. Selon lui, « les opposants auraient réclamé la présidence de la CEI en guise de compensation à ce qu'ils assimilent à un ''déséquilibre'' au sein de la Commission ». Devant cette demande, Hamed Bakayoko aurait dit qu'il rendra compte à sa hiérarchie, tout en indiquant à l'opposition que leur exigence lui paraissait avoir peu de chance de passer, rappelant le mode de désignation de la CEI ». Qu'à cela ne tienne, « Mel Théodore rejette la CEI de Ouattara », affiche Le Quotidien d'Abidjan. En fait, c'est le président de la jeunesse du parti de l'ex ministre de l'Intégration qui a parlé. « Nous ne sommes pas d'accord avec la Commission Électorale Indépendante jugée très favorable au régime actuelle. L'UDCY pense qu'après la grave crise de 2011 que nous avons connue du fait des contradictions institutionnelles, la préoccupation essentielle du pouvoir Ouattara devrait être la mise sur pied d'une CEI consensuelle », a déclaré Serges Émile Aleba. Et quand le Président Ouattara dit de cette CEI, qu'elle est « la meilleure que la Côte d'Ivoire ait connue », Lg Infos affirme qu'il « se fourvoie ». Pour montrer le contraire de ce que dit le Chef de l'État, le quotidien avance quatre raisons. En voici deux : le fait que la CEI est contestée par l'opposition et même par des élus issus de la coalition au pouvoir. Lg Infos croit également que la CEI est truffée de militants qui défendent des intérêts partisans, alors qu'elle devrait être l'affaire des hommes religieux et de la société civile.

Affi sur des braises

Pascal Affi n’Guessan, président du Front populaire ivoirien (FPI) a décidé de reformer l’équipe de son secrétariat général. Cette décision qui n’est pas du goût de tous pourrait coûter cher au patron du parti d’opposition à en croire Soir Info. « Ça bouillonne au FPI : quelque chose se prépare contre Affi », livre le journal à sa Une. « Pascal Affi N’Guessan est sur des braises. Si le président du FPI ne sait pas manœuvrer, il risque d’être éjecté de la tête de son parti. La restructuration qu’il a faite le 4 juillet dernier est la goutte d’eau qui est venue faire déborder le vase des mécontentements et des récriminations. Depuis sa sortie de prison, tous les faits, gestes et paroles de l’ancien premier ministre de Gbagbo sont passés au scanner. Et bien de militants et de barons sont convaincus que le ‘’Lion du Moronou’’ est en train de prêcher pour sa propre chapelle », commente le journal.

Dans le même sens, L’Inter indique que l’ancien premier ministre ivoirien prend des risques à un peu plus d’an de l’élection présidentielle ivoirienne. « A 15 mois des élections : Affi joue gros », livre à sa Une le journal. Selon le quotidien, « A 15 mois des prochaines élections présidentielles, de profondes divergences opposent aussi bien les dirigeants du Front populaire ivoirien (Fpi) que d'autres ténors comptant parmi les fidèles de l'ex-président de la République. Au cœur de cette brouille, la participation ou non du Fpi aux élections présidentielles de 2015.Pour certains pontes de l'ex-parti au pouvoir, soutenus par d'autres leaders du carré restreint de l'ancien chef de l'Etat détenu à la prison de Scheveningen, à la Haye, il n'est point question que la formation politique créée par celui-ci prenne part à une quelconque élection pendant que son ''candidat naturel'' croupit dans les geôles de la Cour pénale internationale (Cpi). En face, ils ne se le cachent plus. Le président du Fpi et bien d'autres cadres de son parti sont de ceux qui pensent que la libération de Laurent Gbagbo passe par la participation de leur formation politique aux prochaines élections. Pour ceux-ci, à défaut de gagner ces élections, l'ex-parti au pouvoir pourrait peser et jouer les faiseurs de roi sur la base d'une alliance solide pour faire tomber du pouvoir l'ennemi identifié comme tel, qu'est le président Ouattara et son régime. Alassane Ouattara parti du pouvoir, Affi N'guessan et ses camarades pensent que la situation de Laurent Gbagbo, des exilés et de tous les prisonniers issus de leur rang, trouverait une solution avec plus de célérité».

De son côté, Notre Voie livre le commentaire de Kadet Bertin, ponte du régime de Laurent Gbagbo sur la situation au sein du FPI. « Nouveau secrétariat général du FPI,Bertin Kadet : ‘’il faut soutenir Affi’’ », titre en manchette le journal. « Je n’ai pas pour habitude de commenter les décisions du président du FPI et celles de la direction. Mais, étant momentanément éloigné du terrain de l’action politique ivoirienne, c’est un regard personnel extérieur que j’exprime ici (…) En ayant décidé de rassembler les cadres et les militants du parti pour poursuivre le combat de la démocratie et celui de la libération du président Gbagbo, Affi N’Guessan traduit les vœux de l’ensemble des Ivoiriens. Il faut l’y encourager », a déclaré l’ancien ministre de la Défense.

Cependant, selon Le patriote, le patron du FPI ne bénéficie pas du soutien des militants de la ville de Gagnoa. « Après le réaménagement du Secrétariat général du FPI : Gagnoa dit non à Affi », livre à sa Une le journal. « Affi veut tuer le FPI. Nous ne comprenons pas encore son acte. Il veut effacer Laurent Gbagbo de la mémoire des militants. Il joue sa carte pour la présidentielle de 2015, c’est tout », a déclaré un militant de la ville selon le quotidien.

César DJEDJE MEL
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