Actualité nationale

Présidentielle 2015, affaire Gbagbo… ça part dans tous les sens

Publié le
presidentielle-2015-affaire-gbagbo-ca-part-dans-tous-les-sens
Revue de presse

Bonjour amis lecteurs de Linfodrome.ci. Heureux de vous retrouver pour notre traditionnelle revue de la presse nationale. Deux sujets sont au menu de notre tour d’horizon de ce vendredi 4 juillet 2014. La situation de Laurent Gbagbo et ses proches ainsi que la réforme de la Commission électorale indépendante (CEI). Bonne lecturePrésidentielle 2015, affaire Gbagbo… ça part dans tous les sens

Le débat sur le livre de Gbagbo se poursuit

Le livre-témoignage de Laurent Gbagbo sur la crise ivoirienne continue d’alimenter les titres de la presse ivoirienne. Après l’annonce de la réédition de l’ouvrage, la presse proche du pouvoir n’a pas manqué de railler l’ancien président ivoirien arguant que c’est la preuve d’un manque de courage. Cependant, à en croire les journaux proches de Laurent Gbagbo, rien ne sera modifier dans le contenu de l’œuvre. « L’intox de la presse pro-Ouattara dévoilée », titre Le Temps en manchette. Selon le journal, « aucune parole du livre sur le Président Gbagbo en vente ne sera retirée. C’est ce que doit retenir la presse pro-Ouattara qui, hier jeudi, s’est donnée à une campagne d’intoxication faisant croire aux Ivoiriens que Laurent Gbagbo ‘’se dégonfle’’. Le régime tombe dans la panique et dit des contre-vérités sur le livre portant sur Gbagbo qui s’arrache comme des petits pains ».

De son côté, Lg Infos estime que l’ancien président ivoirien a, avec cette décision de rééditer le livre, échapper à un gros piège. « ‘’Controverse’’ autour du livre de François Mattei : Gbagbo déjoue un gros piège », livre à sa Une le journal. « La CPI est discréditée, ridiculisée dans le dossier ivoirien, humiliée par l’amateurisme de sa procureure et désarmée par le livre-vérité de François Mattei, cherche à piéger le président Gbagbo par tous les moyens, quitte à se servir de ce best-seller sous certains aspects juridiques pour l’accabler. C’est pourquoi, le président Gbagbo et sa Défense font bien de faire la précision qui concède le ‘’Et’’ à la CPI en signifiant que le journaliste François Mattei est le seul auteur de l’ouvrage », commente le journal.

Quant à Soir Info, il livre, pour sa part, la position de la Cpi sur cette question du livre de Gbagbo. « Sortie du livre de Gbagbo : voici la position de la CPI », peut-on lire en manchette du quotidien. « ’Pour la vérité et la justice : révélations sur un scandale français’’, tel est le titre originel de l’œuvre du journaliste François Mattei dont on prêtait, jusqu’au mercredi 2 juillet 2014 la co-signature à l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo. Cependant, l’ex-chef d’Etat actuellement détenu à la Cour pénale internationale (Cpi) s’est rétracté laissant l’exclusivité de la paternité de l’œuvre au journaliste français. Dans certains cercles proches de l’ancien président ivoirien, les règlements de l’instance judiciaire basée à La Haye ont été brandis pour justifier cette volte-face(…) Cependant, à en croire la Cpi, rien n’interdit à un détenu de publier ou de participer à la publication d’une œuvre littéraire. C’est ce qu’a indiqué Fadi El-Abdallah, porte-parole de la Cour dans un courriel qui nous est parvenu hier, jeudi 3 juillet 2014. « Aucune règle n’interdit à une personne détenue d’écrire un livre », a déclaré le fonctionnaire de la Cpi », indique le quotidien.

Gnénéma charge….

Invité par Le Nouveau Réveil dans le cadre de sa tribune intitulée ‘’Le Fauteuil blanc’’, le ministre ivoirien de la Justice, Coulibaly Gnénéma s’est exprimé sur la situation de Laurent Gbagbo, fait savoir Le Patriote. « le ministre de la Justice face à la presse hier : ‘’Ouattara ne peut rien pour Gbagbo’’ », titre à sa Une le journal. Selon le ministre ivoirien, « le Président de la République, respectueux du Statut de Rome n’a pas la prérogative d’interférer dans la procédure en cours contre Laurent Gbagbo. Il n’a pas le pouvoir pour recourir à sa liberté face à ces juges ».

Pour sa part, L’Inter se penche sur le commentaire fait par le ministre ivoirien sur la question de l’arrestation au Cameroun de Don Mello. « Libérations provisoires, arrestation de Don Mello : les vérités de Gnénéma Coulibaly », titre en manchette le journal. « Hier jeudi, au siège du confrère, il a révélé les circonstances de l'arrestation, au Cameroun, de l'ex-patron du Bureau national d'études techniques et de développement (Bnedt) sous l'ancien régime, Ahoua Don Mello. Selon lui, la Côte d'Ivoire a émis un mandat d'arrêt international contre cet ancien collaborateur de Laurent Gbagbo et attendait qu'il soit remis aux autorités par les policiers camerounais. Car, au dire du ministre, en théorie et dans ces circonstances, la coopération devait se faire entre la police camerounaise et ivoirienne. Mais, étant donné qu'il n'y a pas d'accord de coopération judiciaire entre la Côte d'Ivoire et le Cameroun, le ministre Gnénéma dit avoir reçu son homologue camerounais le lendemain, qui l'a rassuré de ce qu'il n'avait pas été informé de cette arrestation. ‘’J'ai reçu le ministre camerounais de la Justice. Comme en Côte d'Ivoire, les policiers ne dépendent pas du ministère de la Justice. Il m'a dit qu'il n'a pas été vite informé. C'est à 3h du matin que Don Mello a été libéré, qui a immédiatement pris l'avion pour quitter le Cameroun’’, a-t-il soutenu en substance », écrit le journal.

Affi contre-attaque

Le président du Front Populaire Ivoirien (FPI), Pascal Affi N’Guessan a animé une conférence hier. A cette occasion, il s’est exprimé sur la situation de Laurent Gbagbo notamment, fait savoir Notre Voie. « Dossier Gbagbo, nouvelle CEI, présidentielle 2015 : Affi crache ses vérités », livre à sa Une le journal. Affi N’Guessan a notamment commenté selon le quotidien, la confirmation des charges contre Laurent Gbagbo : « Nous regrettons amèrement que les charges aient été confirmées. Puisque nous savons que le dossier n’est pas assez consistant ».

L’élection présidentielle de 2015 est le sujet sur lequel se penche Soir Info dans son compte-rendu de la sortie d’Affi. « Politique nationale : CEI/ Affi N’Guessan : ‘’on est mal partis pour des élections apaisées’’ », titre le journal en manchette. A en croire le président du FPI, « La Cei, dans cette configuration, discrédite le processus électoral. On est mal parti pour avoir des élections apaisées. Nous ne voulons pas d'un processus piégé qui va déboucher sur des violences (…) »

Abraham KOUASSI
Voir ses articles