Le livre de Laurent Gbagbo sur les crises ivoiriennes et la composition de la nouvelle CEI sont nos sujets principaux pour notre revue de presse du jour. Bonne lecture amis lecteurs de Linfodrome.ci.
Gbagbo se retracte
Quelques jours après la publication du livre qu’il a co-signé avec le journaliste François Mattei, Laurent Gbagbo a décidé de ne pas endosser la responsabilité de certains propos cités dans l’ouvrage, fait savoir Soir Info. « Rebondissement après la sortie de son livre : Gbagbo conteste des passages », livre à sa Une le journal. « Une semaine à peine après sa sortie, le livre co-signé par Laurent Gbagbo et le journaliste français, François Mattei, pose problème. De sorte que ‘’Les Editions du Moment’’, qui a édité le livre, vont sortir, ce vendredi 4 juillet 2014, une nouvelle version. Selon les informations recueillies par politicomag.com, site très engagé pur Laurent Gbagbo, "Pour la vérité et la justice - Côte d'Ivoire : Révélations sur un scandale français" portera en introduction une mention spéciale qui indique que François Mattéi assume l’entière responsabilité de l’ouvrage. La même source de préciser que Laurent Gbagbo réfute certains propos tels que rapportés dans l'œuvre. Sibylle Lecomte, attachée de presse de François Mattei, a confirmé l’information. «Oui, il y aura une réédition du livre entraînant quelques modifications. Celles-ci sont dues aux conditions judiciaires particulières de M. Gbagbo. Les évolutions de sa situation ont conduit l’éditeur à effectuer ces modifications », a expliqué Sibylle Lecomte. Un proche de l'ex-chef de l'Etat ivoirien nous a dit, au téléphone, que Laurent Gbagbo a donné certaines informations contenues dans le livre en « off » au journaliste français. Et qu'il aurait souhaité que François Mattei assume la responsabilité du contenu du livre en évoquant par exemple des confidences du fondateur du Front populaire ivoirien (Fpi) », fait savoir le journal.
Du côté de la presse proche du pouvoir, on rit presque de cette situation qu’on assimile à un manque de courage de l’ancien président ivoirien. « Après avoir insulté Sarkozy, Ouattara, Chirac et Soro : Gbagbo se dégonfle », titre à sa Une le journal. « Comme à ses habitudes, celui qui se fait appeler le ‘’boulanger d’Abidjan’’ vient de frapper à nouveau. Sa victime n’est autre que le journaliste français avec qui, pourtant, il a travaillé durant de longs mois (…) En la matière, l’ex-chef de l’Etat n’est pas à son premier coup d’éssai. Maintes fois, le natif de Mama s’est illustré par la négation de ses propos ou même de sa signature. Ce n’est pas pour rien qu’on l’appelle le Boulanger d’Abidjan (…) Sur le terrain de toute morale sous-tendant la parole donnée, il ne faut jamais attendre Laurent Gbagbo. Le pauvre journaliste François Mattei l’append ainsi à ses dépens », commente le journal.
Pour sa part, Le Temps choisit d’ignorer ce fait nouveau concernant l’ouvrage. « Arrivé à Abidjan, hier : le livre sur Gbagbo en rupture de stock », peut-on lire à la Une du journal. Selon le quotidien, « Comme annoncé, le livre du président Laurent Gbagbo est disponible en Côte d’Ivoire depuis hier mercredi. Et il coûte 15.000 Fcfa. Mais à peine arrivé en Côte d’Ivoire, le stock de ce livre tant recherché à travers le monde est aussitôt épuisé. Selon les responsables de la librairie, les réservations avaient été faites quelques jours avant. En attendant de connaitre le nombre d’exemplaires déjà vendus en Côte d’Ivoire, une nouvelle demande a été faite auprès de l’éditeur en France ».
Débats autour de la CEI
La réforme de la Commission électorale indépendante (CEI) continue de susciter des débats au sein de la classe politique ivoirienne. Le Front populaire ivoirien (FPI) ainsi que plusieurs autres partis d’opposition refusent d’y siéger. Cette décision a été commentée dans Fraternité Matin par le porte-parole du gouvernement. « Le FPI et ses alliés refusent de siéger à la CEI. Bruno Koné : ‘’c’est une erreur’’ », livre le journal à sa Une. « C’est une erreur. Nous espérons que chacun se rendra compte de ses erreurs et se rependra (…) Vous savez toutes les tractations qui ont été menées pour la composition de la CEI. Vous savez toutes les souplesses du Président de la République, Alassane Ouattara », a déclaré Bruno Koné selon le quotidien gouvernemental.
Quant à Le Nouveau Courrier, il croit savoir que l’opposition souhaite négocier. « Nouvelle CEI : l’Alliance appelle le gouvernement à négocier », titre le journal.