Bonjour chers fidèles de linfodrome.com. Bienvenue à notre revue de presse de ce mercredi 2 juillet 2014. L'actualité, en plus de la pluie diluvienne et ses conséquences, la démission du juge Peter Kaul de la CPI, c'est la mise aux arrêts de Nicolas Sarkozy qui fait la une de certains journaux. Bonne lecture à tous !
Pluie diluvienne
Face à l'ampleur des dégâts causés par les abondantes pluies sur Abidjan, « le Gouvernement réactive le comité de crise des catastrophes naturelles » informe Fraternité Matin. Le quotidien ajoutent que les « pluies s'annoncent plus fortes et de longue durée ». Il tient l'information du communiqué produit par le conseil du Gouvernement qui s'est tenu, hier. Dans cette déclaration, on lit que « sur instruction du Chef de l'État, le Gouvernement a décidé d'associer les Forces Républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) à la mise en œuvre des mesures préventives et opérationnelles de lutte contre les effets des pluies ». Il y a de quoi car Soir Info titre en co-Une « pluies diluviennes, Abidjan paralysée, hier » et écrit que « les jours passent et se ressemblent presque à Abidjan où des pluies diluviennes s'abattent depuis fin mai sur l'étendue du District. » Au sujet des inondations que les pluies provoquent, Nord-Sud Quotidien rappelle que l'ambassadeur des États-Unis avait prévenu que « personne ne sera épargné » . En effet, à l'occasion de la célébration de la journée internationale de la terre, le 22 avril 2014, S.E.M Terence McCulley, avait pondu un édito dans lequel il a rapporté les propos du directeur du Groupe d'Experts intergouvernemental sur l'Évolution du Climat (GIEC). Ce dernier prédisait que « personne sur cette planète ne sera épargné par les impacts du changement climatique ».
Démission du juge Peter Kaul
Au sujet de la démission du juge Peter Kaul, dans le procès Gbagbo à la Cour Pénale Internationale (CPI), Lg Infos donne « les vraies raisons de la démission » du juge qu'il considère comme une gifle à Bensouda. Selon le quotidien, le juge a rendu le tablier pour ne pas cautionner le faux de Silvia Fernandez de Gurmendi. Car la présidente de la Chambre préliminaire 1 de la CPI aurait pris seule, la décision de confirmer les charges contre le président Laurent Gbagbo, avant d'associer le juge allemand. C'est ce qu'affirme aussi le quotidien Révélation. Il soutient que le juge démissionnaire « avait été approché par les ennemis du président Gbagbo. Tout comme d'ailleurs la juge belge, Christine Van Den Wingaert, avec pour seul objectif d'apporter leur caution à la confirmation des charges contre Laurent Gbagbo, dont le chef de file est la juge argentine, Silvia Fernandez de Gurmendi ». C'est parce qu'il ne peut pas supporter d'avoir cédé à la pression qu'il a rendu sa démission « sur fond de regrets ». Dans le cadre des affaires Gbagbo et Blé Goudé, L'inter écrit à la Une « Des experts recrutés pour renforcer Bensouda. » et explique la mission qui leur a été assignée. La procureure « a créé autour d'elle un comité consultatif scientifique en vue de renforcer les capacités du Bureau pour la collecte, le traitement et l'analyse des preuves scientifiques des enquêtes et poursuites », écrit le quotidien, selon les explications données par le Bureau lui-même. À côté de cela, les journaux informent que Michel Gbagbo a été de nouveau convoqué par la justice française. Il devra répondre à la convocation d'un juge, le 9 juillet prochain, suite à une plainte qu'il a déposée à l'encontre de Soro Guillaume. Dans ce sens, son avocat Me Habiba Touré a, dans un communiqué de presse, interpellé le Président Hollande. « Nous demandons (…) au Président François Hollande d'être vigilant quant au respect des droits fondamentaux des Français même à l'Étranger, et en particulier de son concitoyen Michel Gbagbo, qui est l'une des victimes de la crise postélectorale en Côte d'Ivoire, et dont le calvaire se poursuit du seul fait de son patronyme ».
Sarkozy aux arrêts
Impliqué dans une affaire judiciaire en France, l’ancien président Nicolas Sarkozy a passé 18 heures en garde à vue hier. Cette situation, bon nombre de journaux proches de l’opposition l’accueillent avec joie. C’est le cas de Le Nouveau Courrier qui fait un lien entre cette nouvelle et les relations entre Sarkozy et Laurent Gbagbo. « Il a été inculpé pour ‘’corruption active’’ : Sarkozy : la descente aux enfers d’un anti-Gbagbo », livre le journal à sa Une. « Dans le livre évènement qu’il a co-écrit avec le journaliste François Mattei, le président Laurent Gbagbo fait des confidences sur la moralité et le rôle joué par l’ancien président français Nicolas Sarkozy dans le déclenchement de la crise post-électorale en Côte d’Ivoire (…) Avec toutes ces descriptions et au regard des tracasseries judiciaires dont il fait l’objet dans divers dossiers (…) Mis en examen depuis hier pour ‘’corruption active’’ et entendu dans plusieurs autres affaires, la logique voudrait que tous les dossiers gérés par le ‘’sulfureux Sarkozy’’, notamment la crise ivoirienne soient remis sur la table en vue d’envisager le retour définitif de la paix en Côte d’Ivoire », indique le quotidien.
Dans le même ordre d’idée, Notre Voie titre à sa Une : « Sale temps pour le parrain de Ouattara : Sarkozy au violon à Paris », barre le journal à sa Une. A en croire le quotidien, « Sarkozy dans les mailles de la justice de son pays, on peut dire que c’est l’arroseur arrosé. L’homme qui, en décembre 2010, menaçait de traduire Laurent Gbagbo et son épouse devant la Cour pénale internationale a évidemment tenu parole (…) Mais la vie réserve parfois des surprises désagréables. Et voilà Nicolas Sarkozy dans une vraie merde pour des affaires peu glorieuses. Déjà que les Français avaient vécu son arrivée à la tête de leur pays comme un accident de l’histoire, ils sont maintenant pressés de le chasser vite de leur souvenir ».
Le FPI se met en danger
Le Front Populaire Ivoirien (FPI) a décidé de ne pas prendre part à la composition de la prochaine Commission Electorale Indépendante (CEI). Cette attitude du parti de Laurent Gbagbo pourrait lui couter cher, croit savoir L’Expression. « Politique de la chaise vide : la scénario catastrophe qui guette le FPI », peut-on lire en manchette du quotidien. « Lors de son Comité central extraordinaire tenu samedi, le FPI a réitéré sa volonté de boycotter la CEI et le processus de réconciliation nationale. Mais en refusant de siéger au gouvernement, de participer aux élections et de prendre part à la marche de la Nation, quel avenir peut-on envisager pour le parti de Laurent Gbagbo ? (….) Il est vrai qu’aujourd’hui, les héritiers de Gbagbo bombent la poitrine et font de la surenchère dans les négociations avec le gouvernement. Mais, le temps des regrets arrive(…) », comment le quotidien.
De son côté, Fraternité Matin annonce une conférence de presse d’Affi N’Guessan pour demain. « Pascal Affi N’Guessan, président du Front populaire ivoirien (FPI) animera le jeudi 3 juillet, une conférence de presse au siège provisoire de son parti. Selon le message reçu, il se prononcera sur la situation sociopolitique du pays. Avec un accent particulier sur la recomposition du Bureau central de la Commission électorale indépendante (CEI), la libération de personnes soupçonnées par la justice d’être impliquées dans les évènements de la crise post-électorale et le dégel des avoirs ».