Bonjour chers amis internautes et bienvenue sur votre site préféré, linfodrome.com, pour suivre la revue de la presse nationale. Au menu de ce mardi 17 juin 2014, trois sujets : la révolte des députés, l'affaire Gbagbo et l'extension du port de pêche. Bonne lecture !
Nouvelle CEI : des députés disent non
Rebondissement dans l'affaire de la nouvelle Commission Électorale Indépendante (CEI). Alors que l'on croyait le débat clos, après l'adoption de la nouvelle mouture de la Commission, des députés l'ont ressuscité en saisissant le Conseil Constitutionnel. « Nouvelle loi sur la CEI, les dessous de la révolte de 26 députés PDCI », lit-on à la Une de Notre Voie. En réalité, 29 députés dont 26 du PDCI et 3 indépendants ont saisi le Conseil Constitutionnel en vue de vérifier la conformité de la nouvelle CEI avec la loi fondamentale. « Il s'agit de faire en sorte qu'aucun candidat ne soit lésé par rapport à un autre. Or, visiblement, la loi votée prévoit un représentant pour l'actuel chef de l'État, candidat déclaré à sa propre succession. Les députés PDCI ne peuvent l'accepter », ont-il dit.
Dans une entretien ''exclusif'' avec un « KKB tout, tout flamme », Le Nouveau Courrier fait parler le député PDCI. Il explique « pourquoi j'ai saisi le Conseil Constitutionnel ». Il entend empêcher le président de la République de promulguer la loi, parce qu'elle est violatrice de la Constitution. relevant le fait que le chef de l'État a un représentant dans la Commission électorale, il dit « mais et tous les autres candidats qui n'ont pas de représentants à la CEI alors que la Constitution proclame l'égalité devant la loi ? N'est-ce pas là violer déjà la Constitution ivoirienne ? L'Expression livre« les dessous du revirement des 29 députés PDCI ». A l'en croire, le collectif des 29 députés veut faire du dilatoire, sinon, « cette initiative n'a d'autre but que de faire perdre du temps au régime parce que ce rétropédalage est difficilement explicable aussi bien sur la forme que dans le fond du débat soulevé par ces députés ».
Cette saisine est-elle justifiée ? Fraternité Matin a interrogé un juriste qui répond que « la saisine du Conseil Constitutionnel est une procédure normale. Les articles 77 et 95 permettent cela ». En marge de ce débat, Soir Info a choisi de s'intéresser à « la position des diplomates » sur la présidence de la CEI. Pour favoriser des élections crédibles en 2015 et la réussite de la réconciliation, ces ambassadeurs ont préconisé que la présidence de la CEI revienne à l'opposition ou la société civile, fait savoir le quotidien.
Palabres autour de la CPI
La Cour pénale internationale (CPI) a décidé le jeudi 12 juin 2014 de confirmer les charges contre l’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo. Près d’une semaine après ce verdict, Le Temps croit savoir comment la CPI en est arrivée à prendre cette décision. « Confirmation des charges contre le Président Gbagbo : comment tout a été planifié », peut-on lire à la Une du journal. « Ce simulacre de procès qui se déroule à la CPI dans le cas du Président Gbagbo est en réalité, une grande forfaiture qui masque la mascarade qui a été préparée depuis longtemps en France, bien avant l’élection présidentielle de 2010, en Côte d’Ivoire. Sarkozy qui en ce moment avait en mains tous les leviers du pouvoir sait ce que pèse véritablement chacun des candidats en Côte d’Ivoire (…) A la CPI, le verdict du procès était déjà dans les tiroirs de Bensouda. Condamner Gbagbo par tous mes moyens, car il refuse de se plier aux ordres des plus forts », commente le quotidien.
Pour sa part, Révélation va plus loin en indiquant que cette décision de la CPI pourrait avoir d’importantes conséquences sur le fonctionnement de la Cour. « Le dossier Gbagbo déchire la CPI : la juge belge dépose sa lettre de démission », livre le journal à sa Une. Selon le quotidien, « après la confirmation des charges contre le président Laurent Gbagbo par la Chambre préliminaire I, le jeudi 12 juin dernier, c’est la grande confusion entre les juges de la CPI. La décision de confirmer les charges contre Laurent Gbagbo a vu une position dissidente de la juge belge, Christine Van Wyngaert qui a fait une série de déclaration suite à la confirmation des charges contre Laurent Gbagbo (…) Selon des sources crédibles à la CPI, Christine Van Wyngaert a déposé sa démission. L’information non encore officielle ébranle l’instance internationale. Mais, la CPI saisie sur la question n’aurait pas encore donné de réponse ».
Quant à Le Patriote, il choisit de se pencher sur ce que sera le procès contre l’ex-chef d’Etat. « La CPI à propos de Laurent Gbagbo : ‘’l’ouverture de son procès prendra des mois’’ », titre en manchette le quotidien. « Une fois la décision sur les charges devenue définitive, l’affaire est renvoyée devant une chambre de première instance qui fixera une date pour le début du procès. La mise en l’état pour l’ouverture du procès qui prendra plusieurs mois se déroulera sous son autorité », a indiqué au journal le porte-parole de la CPI.
De son côté, Nord-Sud Quotidien donne la parole à un avocat à la CPI qui s’exprime sur le sujet. « Interview/ Me Cheick Diop, avocat près la CPI : ‘’ça finira mal pour Gbagbo’’ », souligne à sa Une le journal. A en croire l’homme de droit, la stratégie adoptée par la Défense de l’ancien président ivoirien pourrait s’avérer inefficace. « Quand je l’ai entendu (Me Altit, avocat de Laurent Gbagbo : ndlr), je me suis dit que ça finira très mal pour l’ancien président. Nous n’avons jamais vu dans les annales judiciaires qu’une défense de rupture a fait acquitter un client. Nous sommes d’ailleurs un peu surpris de l’attitude de la Défense qui a dit qu’elle est satisfaite de la décision d’aller en procès », a déclaré l’avocat.
Le port de pêche s'agrandit
« Port de pêche d'Abidjan : un nouveau visage dans 16 mois », fait savoir Fraternité Matin. Il livre que les travaux de rénovation ont été lancés, hier lundi 16 juin 2014, par le Premier ministre Daniel Kablan Duncan. L'ouvrage coûtera 28 milliards Fcfa. Le Patriote a mis l'accent sur le montant. « Port de pêche : 28,6 milliards pour moderniser le site ». L'objectif de ce projet, selon le chef du Gouvernement, est de contribuer à améliorer la compétitivité du Port d'Abidjan, rapporte t-il. In fine, « il s'agira de faciliter les échanges et booster le retour des pays de l'hinterland (Burkina, mali, Niger) vers leur port naturel qui a souffert du manque d'investissement eta subi de plein fouet les effets de la crise de 2002 et de 2011 », écrit le quotidien.