Bonjour fidèles lecteurs de Linfodrome.ci. Heureux de vous retrouver pour notre traditionnelle revue de la presse nationale. Un seul sujet est au menu de notre tour d’horizon de ce vendredi 13 juin 2014. L’affaire Laurent Gbagbo à la Cour Pénale Internationale (CPI). Bonne lecture.
Gbagbo ira en procès
La Chambre préliminaire I de la Cour Pénale Internationale (CPI) a décidé de confirmer les charges à contre l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo. Ce verdict ouvre la voie à un procès fait savoir Fraternité Matin. « La CPI confirme : Gbagbo sera jugé », titre en manchette le journal. « La Chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale a confirmé, à la majorité, quatre charges de crimes contre l’humanité (meurtres, viol, autres actes inhumains ou à titre subsidiaire-tentative de meurtre et persécution) à l’encontre de Laurent Gbagbo et l’a renvoyé en procès devant une chambre de première instance. L’ancien président de la Côte d’Ivoire a été déféré à la CPI le 30 novembre 2011 », relate le journal.
De son côté, Soir Info livre la réaction de l’ancien président ivoirien suite à cette décision. « Après la confirmation des charges contre lui : voici la réaction de Gbagbo », livre à sa Une le journal. « La décision de la Chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale (Cpi) de confirmer les charges et renvoyer l’affaire le procureur contre Laurent Gbagbo en procès ne semble pas ébranler l’ex-chef d’Etat à en croire son avocat principal. De fait, Emmanuel Altit a réagi quelques heures après la publication de ce verdict sur le site internet du magazine panafricain Jeune Afrique. Selon l’homme de Droit français, Laurent Gbagbo est même content de cette décision prononcée par les trois juges de la Chambre. ‘’C'est une bonne décision. C'est une étape nécessaire pour le dévoilement de la vérité. Le président Gbagbo est satisfait. Il l'a dit et répété : il veut, pour l'histoire de la Côte d'Ivoire, que toute la vérité éclate. C'est la condition d'une vraie réconciliation’’, a indiqué Me Altit qui a également exprimé sa confiance quant à l’issue de la procédure en ces termes : ‘’La Défense reste en position de force juridique. La procureure ne dispose pas d'assez d'éléments pour gagner. C'est l'avis de beaucoup d'observateurs et celui d'un des trois juges de la chambre I qui s'est prononcé contre la confirmation des charges’’. De plus, pour le Conseil de Laurent Gbagbo, l’affaire mettant aux prises le fondateur du Front populaire ivoirien (Fpi) à la procureure Fatou Bensouda va bien au-delà de la seule sphère ivoirienne. ‘’Cet événement sera l'occasion de faire de le procès de tous ceux qui ont déstabilisé la Côte d'Ivoire, de tous ceux qui avaient un intérêt à répandre la violence’’ », explique le quotidien.
C’était prévisible
Ce verdict de la CPI ne surprend pas les quotidiens proches de l’opposition. Ceux-ci qui annonçaient déjà la fin de l’ex-président ivoirien restent droits dans leurs bottes. « CPI/ Après la confirmation des charges contre lui : Gbagbo, c’est fini ! », s’exclame le journal à sa Une. « Très attendue, la décision de la Cour pénale internationale est enfin tombée hier, mettant ainsi un terme à plus d’un an et demi de procédures préliminaires destinées à déterminer si Laurent Gbagbo devait être jugé ou non. Après avoir examiné plus de 22.000 pages de preuves supplémentaires et recueilli les déclarations de 108 témoins, la juge Silvia Fernandez de Gurmendi et son staff de la Chambre préliminaire I ont finalement décidé de renvoyer le natif de Mama devant une chambre de première instance (…) Le célèbre captif de la CPI va donc payer son peu d’égard pour la vie humaine ».
Dans le même sens, L’Expression écrit à sa Une : « Gbagbo, boribana ! ». Selon le journal, « Cette décision qui intervient après une longue procédure dite de confirmation des charges met finalement les supporters de l’ancien président devant la réalité. Une réalité d’autant plus difficile à supporter, qu’ils ont toujours vécu dans une bulle refusant obstinément de voir l’évidence et entretenant, presque avec le fétichisme, le fantasme de la libération du pensionnaire de La Haye ».
Une procédure injuste
A l’opposé de cette position, les tabloïds proches de Laurent Gbagbo dénoncent, quant à eux, une procédure partiale et politique contre l’ancien chef d’Etat. C’est le cas de Le Nouveau Courrier qui titre à sa Une : « Les charges contre Gbagbo sont confirmées : une indécente décision politique ». « Bien entendu, les observateurs les mieux informés sur le fonctionnement de ce qu’il est convenu d’appeler ‘’la justice internationale’’ savaient que la décision de confirmation des charges contre le président Laurent Gbagbo ne serait pas le fruit d’une pure logique juridique affranchie de toute considération politique. Mais ils s’interrogeaient sur les moyens que trouveraient les juges de la Chambre préliminaire I de la Cour pénale Internationale (CPI) pour satisfaire les grandes puissances qui influencent et financent l’institution qui les paie… sans pour autant se discréditer totalement. A la lecture de la décision rendue hier, l’on doit se rendre à l’évidence : les magistrats siégeant à La Haye ont préféré remplir la mission politique qui leur était plus ou moins subtilement assignée », commente le quotidien.
Quant à Le Temps, il estime que cette décision est un ‘’arrangement pour soulager Ouattara l’impopulaire. Selon le journal, ce verdict renferme ‘’toute une stratégie bien ficelée pour faciliter la fin de mandat de Ouattara et lui offrir un boulevard pour entamer un second ».
Polémique autour de Don Mello
Arrêté hier au Cameroun, le sort d’Ahoua Don Mello divise la presse ivoirienne. A en croire les journaux ‘’bleus’’ (proches de l’opposition), l’ex-ministre de Gbagbo a été remis en liberté. C’est le cas de Le Nouveau Courrier qui indique que « Soro a échoué au Cameroun ». D’un autre côté, les journaux proches du pouvoir assurent que l’ingénieur est toujours aux mains de la Justice du pays d’Afrique centrale. « Après 3 années de cavale : Don Mello capturé au Cameroun », titre L’Expression en m