Bonjour fidèles lecteurs de Linfodrome.ci. Heureux de vous retrouver pour notre traditionnelle revue de la presse nationale. Deux sujets sont au menu de notre tour d'horizon de ce jeudi 5 juin 2014. Bonne lecture.
5000 francs pour les cartes d'identité
Arrêtée depuis plusieurs années, l'opération de confection de cartes nationale d'identité (CNI) va reprendre le mois prochain. Ainsi en a décidé le Conseil des ministres, fait savoir Fraternité Matin. « Etablissement de la carte nationale d'identité : l'opération reprend, six ans après », livre à sa Une le journal. « L'identification des Ivoiriens, l'établissement et la délivrance des cartes national d'identité reviennent désormais à l'ONI. C'est l'une des décisions phares du Conseil des ministres qui s'est tenu hier sous la présidence du chef de l'Etat, Alassane Ouattara. Les conditions de l'enrôlement restent inchangées. Le réquérant doit être de nationalité ivoirienne, ce qui doit être attesté par la présentation d'un certificat de nationalité et d'un extrait d'acte de naissance et être âgé de seize ans révolus. Le gouvernement a pris, par ailleurs, une ordonnance qui fixe le droit de timbre à cinq mille francs », explique le quotidien.
Pour sa part, Le Patriote souligne le nouveau tarif de cette carte. « Confection des CNI : le prix fixé à 5000 francs ». Le journal qui donne les raisons de cette mesure écrit que, « ''l'ordonnance qui a été prise fixe le droit de timbre applicable à la carte nationale d'identité à 5000 francs. Cela pour tenir compte du coût de fabrication de la carte et tout ce qu'elle contient d'électronique. Il faut aussi renforcer l'équipement nécessaire à sa fabrication et il faut prendre également les mesures qui sont prises par l'Etat de Côte d'Ivoire pour faciliter désormais la délivrance de la carte nationale d'identité'', a longuement expliqué le porte-parole du gouvernement Bruno Koné ».
Coût trop élevé
Cette mesure du gouvernement n'est pas du goût de tous. Le coût de cette pièce d'identité est jugé trop élevé par certains. C'est le cas de Notre Voie qui indique même que sous la présidence de Laurent Gbagbo, des CNI ont été confectionnées gratuitement. «Carte nationale d'identité : gratuite sous Gbagbo, 5000F sous Ouattara, tout est cher », peut-on lire en manchette du journal. « Constat fondamental, cette décision est prise dans un environnement de paupérisation généralisée en Côte d'Ivoire. Depuis plus de trois ans, la pauvreté s'est accrue en Côte d'Ivoire (…) Comment les familles nombreuses et pauvres vont-elles trouver l'argent pour confectionner la CNI pour chaque membre de la famille dont les adolescents âgés de 16 ans ? C'est conscient des difficultés des populations ivoiriennes que Laurent Gbagbo, pendant les dix ans qu'il a passées au pouvoir, n'a jamais rendu la CNI payante. Elle était gratuite », commente le quotidien.
Si elle était gratuite sous Gbagbo selon Notre Voie, Lg Infos croit savoir qu'à cette période, la CNI coutait 1000 Francs CFA. « Encore une croix pour les Ivoiriens : la carte d'identité passe de 1000 à 5000 FCFA », souligne en manchette le journal. « Les caisses de l'Etat sont de plus en plus vides. Le gouvernement ne manque pas d'occasion pour faire face à cette situation. A cet effet, il vient de fixer à 5000 FCFA la confection de la Carte nationale d'identité (CNI) (…) Par le passé, les frais de cette carte, avant celle établit en 2009 étaient de 1000 FCFA, c'est-à-dire le droit de timbre », indique le quotidien.
Des nouvelles de la CPI
A quelques jours du verdict de la Cour Pénale Internationale (CPI), l'affaire Laurent Gbagbo ne chôme pas à La Haye, selon L'Inter. « Dans exactement une semaine et deux jours, soit le 13 juin 2014, Laurent Gbagbo l'ex-président ivoirien poursuivi devant la Cour pénale internationale (Cpi) pour crimes contre l'humanité, sera situé sur son sort, quant à la tenue ou non d'un procès à son encontre. Mais avant, l'ex-chef d'Etat demeure une icône incontournable aux yeux de ses partisans, et encore présent dans le débat politique ivoirien. Les actions, envers ou contre lui, ne manquent pas. Même bâillonné loin d’Abidjan, l’ancien président ivoirien n’a toujours pas quitté l’actualité politique ivoirienne. Sa situation judiciaire n’évolue guère, mais on célèbre son anniversaire, on lui dédie des poèmes, on crée une association en son honneur, on le regarde sur grand écran…Entre deux nouvelles, on préfère toujours entendre la plus mauvaise en premier. Il en est de même pour les anniversaires. En avril dernier, on commémorait la troisième année de privation de liberté de Laurent Gbagbo. Ce samedi, ce sont les 69 printemps du "Christ de Mama" que son parti célébrait. Bien sûr, le gâteau devait avoir un goût amer, le presque septuagénaire n’étant pas là pour souffler les bougies, d'intenses manœuvres pour sa libération sont en cours », explique le quotidien.
Quant à Soir Info, il donne les impressions autour de cette question dans les camps des présidents Gbagbo et Ouattara. « A quelques jours du verdict à la CPI : ce qui se prépare das les camps de Gbagbo et de Ouattara », livre en manchette le journal. « Que décideront les juges ? Autoriser l'ouverture d'un procès contre l'ancien chef de l'Etat ou mettre fin à la procédure en jugeant insuffisantes les charges retenues contre Gbagbo ? Les yeux rivés vers La Haye, les partisans de l'ancien président n'attendent que la non-confirmation des charges, ce qui, pour eux, serait synonyme de libération de leur mentor. La libération de Gbagbo, ils en rêvent, l'espèrent fiévreusement au point de verser dans la méthode Coué, comme dirait le confrère de Jeune Afrique. La méthode Coué étant une approche positive de la vie, qui consiste à se comporter comme si ce que l'on souhaite va ou doit se réaliser. En tout cas, les pro-Gbagbo ne ratent aucune occasion de clamer que l'illustre prévenu de la prison Scheveningen sera libéré. Pas un jour sans que les journaux qui lui sont proches ne se fassent l'écho d'informations, de rapports ou confidences sur lesquels ils se fondent pour prédire sa libération. Ça joue à fond la carte de la méthode Coué ! Sait-on jamais. D'autres ont choisi de s'en remettre à Dieu comme l'ultime recours. En lieu et place du grand rassemblement qu'ils projetaient à la place de la République ce jour, les jeunes de l'ancien parti au pouvoir ont opté pour la prière, la veille de l'annonce du verdict de l'audience de confirmation des charges. Dans la nuit du 12 juin, ils prévoient d'invoquer le secours de l'éternel afin que le verdict attendu soit favorable à leur mentor (…) Dans le camp adverse, celui des pro-Ouattara, on n'attend pas non plus passivement la date du 13 juin. Un mouvement politique, proche du pouvoir, entend lui aussi organiser des séances de prière, à l'instar de la jeunesse du Fpi. Forces 2015 de Charles Gnaoré compte en effet demander des prières vendredi et dimanche prochains, respectivement à la mosquée et à l'église. Même si ces pro-Ouattara prétendent que c'est pour implorer le retour définitif de la paix, tout porte à croire que ces séances de prière viennent en écho à celles que prévoient les pro-Gbagbo, la veille du verdict de l'audience de confirmation des charges. Comme quoi, dans les deux camps, on ne dort pas », écrit le quotidien.