Politique nationale

Gbagbo et ses proches entre soulagement et attente

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Revue de presse

L'affaire Gbagbo à la CPI, l'actualité au sein du FPI sont les deux principaux sujets de notre revue de presse de ce mercredi 4 juin 2014. Bonne lecture sur Linfodrome.ci

Gossio et autres retrouvent leurs domiciles

Occupées depuis la fin de la crise post-électorale par des éléments des forces armées, plusieurs résidences appartenant à des proches de Laurent Gbagbo leur ont été restituées hier, fait savoir L'Inter. « Libération des sites occupés : les résidences de 5 pro-Gbagbo libérées, hier », titre en manchette le journal. « Des propriétaires de maison, partisans de l'ex-président Laurent Gbagbo, qui ont été irrégulièrement dépossédés de leurs biens, depuis la crise post-électorale, peuvent enfin retrouver le sourire. C'est le cas de la ministre Danielle Boni Claverie, Mme Touré Bah Estelle, Amara Touré, Tanoh Atta et Marcel Gossio, ex-Directeur général du Port autonome d'Abidjan. Hier mardi, ils ont repris possession de leurs maisons illégalement occupées par des hommes en armes depuis le 11 avril 2011, date marquant la chute du régime de Laurent Gbagbo. C'était à une cérémonie officielle chez l'ex-Dg du Port d'Abidjan, Marcel Gossio, à la Riviera Bonounmin, en présence du ministre chargé de la Défense, Paul Koffi Koffi, et du Colonel major Ehoussou Aka, le Coordonnateur du Comité de libération des sites publics et privés illégalement occupés. Ce dernier, procédant à la remise des clés des maisons à leurs propriétaires respectifs, a expliqué la mission de son comité. ''Nous ne faisons pas de l'auto-saisine. Dès l'instant où je suis saisi, je me mets au travail jusqu'à ce que les propriétaires retrouvent leur domicile. Pour les domiciles occupés par les militaires, nous ne rencontrons pas trop de difficultés'', a expliqué le Colonel-major », écrit le journal.

De son côté, Fraternité Matin choisit de se pencher principalement sur le cas de Marcel Gossio. « Restitution des biens : Marcel Gossio retrouve sa résidence », peut-on-lire en manchette du journal. « Le ministre auprès du Président de la République chargé de la défense, Paul Koffi Koffi a remis hier, officiellement, les clés des résidences précédemment occupées par des éléments des FRCI (…) L'ancien directeur général du Port Autonome d'Abidjan, Marcel Gossio qui a parlé au nom des quatre autres requérants, a salué l'engagement du ministre pour avoir favorisé la libération de leurs maisons », renseigne le quotidien.

Dans le même sens, Le Patriote a qui Marcel Gossio a accordé un entretien livre le message de l'ancien DG du Port au gouvernement. « Je voudrais au nom des personnalités dont les sites ont été occupés illégalement pendant la crise post-électorale et à mon nom personnel remercier l'Etat de Côte d'Ivoire et le ministère de la Défense en particulier pour avoir favorisé la libération (…) cela contribue à la réconciliation dans notre pays et au retour de la paix entre les fils de la Côte d'Ivoire », a-t-il déclaré.

Résultat des pressions

Du côté de l'opposition, si l'on se félicite de cette libération, on la lie à la pression exercée sur le régime, non sans oublier que beaucoup reste à faire. « Sous la pression du FPI : le régime libère des résidences occupées, plus de 300 autres sites toujours aux mains des FRCI », titre en manchette Lg Infos qui indique « qu'outre Marcel Gossio, le colonel Tano Atta, Dr Amara Touré née Baya Estelle, Danielle Boni Claverie sont rentrés eux aussi, le même jour, en possession des clés de leurs résidences ».

Quant à Notre Voie, il donne des détails sur l'état dans lequel se trouvait la résidence de Marcel Gossio. « Les nombreux journalistes qui ont accourru ont découvert une résidence de l'ex-Dg du Port d'Abidjan pillée de fond en comble par les éléments des FRCI qui l'occupaient. Rien de récupérable. M. Gossio dépassé par le spectacle a confié à la presse qu'on l'avait pourtant rassuré que sa maison était occupée pour qu'elle ne soit pas pillée ».

Du nouveau dans l'affaire Gbagbo

Laurent Gbagbo détenu à la Cour Pénale Internationale (CPI) devrait être situé sur son sort d'ici le 13 juin. Cependant, comme le fait savoir Soir Info, ce n'est pas le statu quo au niveau de la procédure. « A quelques jours du verdict de l'affaire Gbagbo : Bensouda pose une condition aux juges ». « C’est le 13 juin 2014 au plus tard que la chambre préliminaire I de la Cour Pénale Internationale (Cpi) rendra son verdict sur la question de la confirmation des charges contre Laurent Gbagbo. Cependant, la procureure de la Cour, Fatou Bensouda n’attend pas, les bras croisés, cette date hautement importante pour l’ancien chef de l’Etat ivoirien. De fait, la juriste gambienne a introduit une requête auprès des juges de l’instance judiciaire basée à La Haye. Le document transmis par Fatou Bensouda, le 30 mai 2014 et publié le mardi 3 juin, est intitulé, « Prosecution’srequest to disclose material in a related proceeding pursuant to Regulation 42(2) » (requête de l’accusation aux fins de divulguer des éléments liés à une autre procédure suivant la règle 42 (2) ).Dans la note rédigée en anglais, la procureure revient sur la décision des juges qui l’ont invitée récemment à mettre à disposition de la défense de Charles Blé Goudé, les informations qu’elle détient et qui sont liées à la procédure engagée contre Laurent Gbagbo. Rappelant que les deux affaires sont profondément liées, Fatou Bensouda a demandé l’autorisation des juges de la Cour afin de divulguer les éléments mis à sa disposition par Emmanuel Altit, avocat principal de Laurent Gbagbo », relate le journal.

Quant à Le Nouveau Courrier, il croit savoir qu'un soutien à Laurent Gbagbo s'est désigné. « Lobbying, affaire CPI, Michel : Jacqueline Chamois ''témoigne'' pour Gbagbo », barre à sa Une le journal. Selon l'ex-épouse française de Laurent Gbagbo, « s'il n'y a aucun fait qui puisse étayer les soupçons de crimes contre l'humanité, il faut le dire clairement et libérer complètement Laurent Gbagbo ».

Outre ces faits, les journaux proches de l'opposition reviennent également sur la visite effectuée dans le Bafing par Affi N'Guessan. Lg Infos révèle que pour saboter cette tournée, il a été, par endroits, proposé 5 millions aux villageois pour qu'ils boycott les rencontres avec le patron du FPI

Abraham KOUASSI
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