Politique nationale

Bonne nouvelle pour des pro-Gbagbo, difficile pour Affi

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Revue de presse

La libération des détenus pro-Gbagbo, la situation de l'ancien président ivoirien ainsi que l'actualité au sein du Rassemblement des Républicains (RDR) sont les sujets clés de notre revue de presse de ce lundi 2 juin 2014. Bonne lecture

0 pro-Gbagbo retrouvent la liberté

Comme l'avait annoncé le gouvernement ivoirien, des détenus proches de Laurent Gbagbo ont été mis en liberté samedi dernier. Ceux-ci, sont au nombre de 50 indique Fraternité Matin qui se félicite de cette décision des autorités ivoiriennes. « 50 pro-Gbagbo libérés : un nouveau geste au nom de la paix », livre le journal gouvernemental à sa Une. « Depuis septembre 2011 qu'il a noué le dialogue avec l'opposition, SEM. Alassane Ouattara n'a pas cessé d'agir en faveur de celle-ci. Ses désidératas sont pris en compte. Tout comme Félix Houphouet-Boigny, le président Alassane Ouattara, imbibé des valeurs de paix, de pardon et de rassemblement a, très tôt tendu la main à son opposition (…) Comme on peut le constater, les revendications des partis de l'opposition sont traitées avec célérité. Le gouvernement dans le dialogue politique en cours respecte sa part d'engagement. Peut-on le dire pour les autres en face ? », écrit le quotidien.

De son côté, Soir Info choisit de se pencher sur le cas de Jean-Yves Dibopieu, l'une des personnalités les plus en vue parmi celles libérées le samedi. « Sorti vendredi dernier du camp pénal : Dibopieu parle », titre à sa Une le journal. « Ça n’a pas été facile du tout. Çà été très très dur, mais par la grâce de Dieu, je me porte bien. Je suis très heureux. Je retrouve bientôt mes enfants et leur mère. Je retrouve ma famille, mes amis, je retrouve la Côte d’Ivoire. C’est ce qui me plaît. Au camp pénal de Bouaké, c’est moi qui ai dit que, entre le camp pénal et la Dst (direction de la surveillance du territoire), où nous avions été détenus pendant un an et trois (3) mois, c’était entre la nuit et le jour. C’est moi qui ai employé cette expression là. Nous avons été très bien reçus ici et nous avons été très bien entretenus ici », a déclaré l'ancien leader estudiantin dans une interview exclusive adressée au journal.

Quant à Le Nouveau Courrier, il estime que cette libération est le fruit de la pression exerciée par le Front Populaire Ivoirien (FPI) notamment sur la question du boycott du Recensement général de la Population et de l'Habitat (RGPH). « Sous la pression du boycott du RGPH : Ouattara libère 50 otages pro-Gbagbo », peut-on lire en manchette du journal. A en croire Youan Bi Agenor, l'un des 50 mis en liberté, le pouvoir ivoirien doit libérer tous les détenus proches de Laurent Gbagbo. « Il faut que Ouattara libère tous les détenus politiques qui sont encore maintenus en prison. Ce n'est pas normal qu'on les maintienne et qu'on les tronque par rapport à des objectifs que le gouvernement vise. Finalement, cela devient une prise d'otage (…) Il faut libérer tout le monde », a-t-il déclaré au quotidien.

Gbagbo célébré, le FPI en ''difficulté''

Détenu à La Haye depuis 3 ans, Laurent Gbagbo a fêté son 69è anniversaire samedi dernier. A cette occasion, fait savoir Notre Voie, d'importantes personnalités se sont engagées à oeuvrer pour la libération de l'ancien président ivoirien. « En attendant le 13 juin : un ministre sénégalais s'engage pour Gbagbo », barre à sa Une le journal qui écrit que, « le lancement officiel de l'association ''les amis de Laurent Gbagbo'', mise sur pieds à l'initiative de la française Jacqueline Chamois, mère de Michel Gbagbo s'est fait le samedi 31 mai dernier à Paris. La cérémonie s'est déroulée en présence de plusieurs personnalités françaises et Africaines venues soutenir l'initiative (…) L'émotion était à son comble dans la salle lorsque Joseph Mamadou, un proche de la famille de Gbagbo a annoncé à la suite des témoignages du ministre d'Etat sénégalais, Amath Dansokho que le célèbre prisonnier de la CPI venait de passer un coup de fil pour féliciter les initiateurs de l'organisation ».

Pour sa part, Le Temps fait savoir que le parti de l'ancien président ivoirien a pris ''d'importantes décisions'' pour sa libération. « Procès du Président Gbagbo et de Charles Blé Goudé : le FPI prend de grandes décisions », titre le journal en manchette. « Le Comité central instruit le sécrétariat général de prendre toutes les mesures idoines pour hâter la libération du président Gbagbo. Le Comité central demeure par ailleurs, fortement saisi de la question du sort du ministre Charles Blé Goudé également déporté à La Haye », peut-on lire dans le communiqué du comité central du FPI publié par le journal.

Cependant, l’atmosphère au sein du parti de Laurent Gbagbo n'est pas à la sérénité, croit savoir Le Patriote. « Accusé de trahison par les caciques de son parti : me FPI veut chasser Affi N'Guessan », titre le journal à sa Une. « On ne peut vraiment rien attendre du FPI. Alors que ses dirigeants devraient donner une réponse à la demande de levée de son mot d'ordre de boycott du RGPH, le FPI a tout simplement usé d'une stratégie qui leur est propre pour ne pas faire face à leurs responsabilités. En effet, annoncé comme l'instance qui devait décider de la levée ou non du mot d'ordre de boycott, le Comité central du FPI qui s'est réuni ce week-end a refusé de se prononcer sur la question. Mais, les raisons de ce report, selon des indiscrétions vient du fait que les débats ont été houleux au cours de ce comité central. Pendant huit heures, deux tendances se sont affrontées, violemment même, selon d'autres sources », fait savoir le quotidien.

Si les choses sont compliquées au FPI, elle ne le sont pas moins au sein du parti au pouvoir, renseigne Nord-Sud Quotidien. « Après le bureau politique du RDR : les soucis d'Amadou Soumahoro », peut-on lire à la Une du journal. « Le plus dur reste à venir (…) Amadou Soumahoro a donc tout son monde pour engager les grandes manœuvres en vue de la réélection du Président de la République, Alassane Ouattara. Mais avant de s'attaquer à cet objectif principal, le président du groupe parlementaire RDR devra s'atteler à colmater les brèches et faire taire la grogne qui persiste. Son rôle de pompier, c'est déjà auprès de ses collaborateurs, en l’occurrence les secrétaires départementaux qu'il devra commencer à le jouer ».

Abraham KOUASSI
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