Bonjour amis lecteurs et bienvenue à notre revue de presse de ce mercredi 28 mai 2014. L'actualité ce matin reste dominée par la mort de Mandjara Ouattara, des critiques contre le régime Ouattara, la baisse du prix d'abonnement électrique et le viol d'une élève. Bonne lecture à tous !
Mandjara, le sujet phare de la presse
La mort de la jeune Mandjara Ouattara, hier mardi 27 mai 2014, des suites de ses blessures, aux services des grands brûlés du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Cocody, est le sujet phare dans la presse, ce jour. Les journaux s'adonnent à des révélations, à des commentaires, accusent et même demandent des comptes au gouvernement. « Mandjara Ouattara est décédée », titre Nord-Sud Quotidien, qui raconte ce qui s'est passé hier au CHU. Selon lui que, arrivés au centre à 12H pour vérifier l'information selon laquelle Mandjara serait morte, les journalistes ont trouvé un personnel soignant pressé et personne pour répondre à leur préoccupation, jusqu'à 14H. De son côté, le DG des SAMU a fait des « révélations sur la mort de Mandjara », fait savoir L'inter. Ce dernier a indiqué que la défunte avait reçu tous les soins nécessaires. « Elle a eu des brûlures qui ont entraîné sa mort. Mais il faut noter qu'elle a été prise en charge des l'instant où elle a été admise au service des grands brûlés », a dit Dr Sissoko Jacques. A la Une, Soir Info rapporte « les dernières confidences de Mandjara, avant de mourir ». Elle avait en fait averti ses proches de ce qu'elle voulait se suicider, mais sans leur dévoiler le mode opératoire. « Elle nous avait prévenu, il y a plusieurs semaines, qu'elle allait se suicider, mais sans préciser le mode...Elle nous avait également prévenu qu'il serait impossible de la sauver. »
Conséquences de la mort de Mandjara
Au sujet de la mort, Révélation livre à la Une : « Abou Cissé : la mort de Mandjara annonce la chute de Ouattara ». Ce dernier, qui se présente comme ''l'oncle'' du Président Ouattara, a affirmé que « Ouattara connaît la signification d'un musulman qui s'immole par le feu. Il sait que c'est un acte grave ». Plus loin, il relève que « le mépris qui l'a conduite au suicide volontaire est inacceptable de la part de quelqu'un qui a crié sur tous les toits qu'il avait la solution aux problèmes des Ivoiriens. » Effectivement, Le Nouveau Courrier titre « victime de mépris et d'ingratitude du régime : ''la solution a tué Mandjara'' ». Pour le journal, l'acte de Mandjara « est le paroxysme de la déception des militants du RDR qui ont aveuglement cru aux belles promesses de leur leader pendant la campagne, mais qui, à la réalité du pouvoir, sont plus que jamais irrités et révoltés. » « Ils l'ont tuée ! », barre en rouge Notre Voie. Titre illustré par deux photos de la défunte. Une où elle prostrée de toute sa masse dans un fauteuil, expression de son aisance, et l'autre où elle étalée sur le sol, les habits en lambeaux, après son suicide manqué. Il informe que Mandjara sera inhumée ce vendredi à Abidjan et non à Ouangolodougou, son village natal. Un proche parent a révélé que l'ordre vient du Gouvernement. Selon Le Temps, l'affaire crée une « panique au sommet de l'État » et ajoute que « même sous Gbagbo, les militants du RDR ne se brulaient pas. » Face à la mort de la jeune dame, le ministre Nabagné Koné Bruno a lu un communiqué dans lequel il dit que « le Gouvernement n'a rien à se reprocher », rapporte Nord-Sud Quotidien. C'est pourquoi les journaux de l'opposition affirment que « le Gouvernement s'en moque ». Soir Info croit que « des têtes doivent tomber ». Il demande que la lumière soit faite sur cette affaire, et couper, au besoin ds têtes.
L'ONU accable le pouvoir
Le responsable de la division Droits de l'Homme de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) a fait une sortie très accablante contre le régime Ouattara. Presque tous les journaux en parlent. Interrogé par RFI, Eugène Nindorera a jugé que, 3 ans après l'arrivée de Ouattara au pouvoir, « il y a un certain nombre de progrès qui ont été accomplis », mais « il y a notamment certains services, tels que la Direction de Surveillance du Territoire (DST), qui ne respectent pas les procédures au moment de l'arrestation et au niveau des gardes à vue, où il y a des détentions qui sont excessivement prolongées », lit-on dans L'inter. Le Mandat en rajoute en titrant que « l'ONUCI attaque les autorités ». Concernant l'attaque du camp des réfugiés de Nahibly, Nindorera a révélé que « il y a des procureurs qui ont peur de s'en prendre à des personnes parce qu'elles sont influentes et parce qu'elles continuent à occuper des postes importants... ». Dans Le Temps, on lit toujours au sujet de Nahibly, que le fait que jusque-là, le gouvernement n'ait pas permis de fouiller certains puits pour voir s'il y a des corps « est une situation préoccupante. C'est tout à fait anormal et c'est quelque peu regrettable », a déclaré Nindorera. Mais, Le Patriote, qui a été fait un reportage à Duékoué, écrit que « 3 ans après la crise, la sécurité est de retour », à l'image des propos d'Évarise Séa, un jeune habitant du quartier carrefour, où il y a eu de nombreuses personnes ont été massacrées. « Ici, nous n'avons pas trop de problèmes maintenant. Les gens sont revenus et on essaye de vivre comme on peut », a-t-il dit.
Autres sujets
Le Conseil des ministres d'hier, mardi 27 mai 2014, a arrêté deux grandes décisions, en croire la Une, Fraternité Matin. On y lit « le raccordement électrique payable sur 10 ans, désormais » et « 14 autres jours pour boucler le recensement ». C'est que sur le premier point, l'abonnement qui coûtait 150.000 Fcfa passe à 1000 Fcfa. Les autres 149.000 Fcfa sont payables en 10 ans. Le prélèvement se fera sur chaque facture bimensuelle. C'est pourquoi certains journaux ont titré « Electricité : l'abonnement passe de 150.000 Fcfa à 1.000 Fcfa ». Pour La Matinale, cela est un « acte de grande générosité de Ouattara ». Par ailleurs, les journaux informent du viol perpétré par un enseignant, examinateur des épreuves d'entrée en 6è, sur une candidate de 15 ans, dans un village d'Aboisso. Il ressort que ce dernier qui se nomme Arsène Boga Gnohoury est un récidiviste notoire en la matière.