Bonjour fidèles lecteurs de Linfodrome.ci. Heureux de vous retrouver pour notre traditionnelle revue de la presse nationale. Deux sujets au menu de notre tour d'horizon ce lundi 26 mai 2014. La situation juridique de Laurent Gbagbo et ses proches ainsi que le Recensement général de la Population et de l'Habitat. Bonne lecture.
Blé Goudé coincé
Détenu à La Haye depuis mars dernier, Charles Blé Goudé est poursuivi par la Cour Pénale Internationale pour plusieurs chefs d'accusation de crimes contre l'humanité. Nicolas Kaufman, son avocat n'a cesse de réclamer à la Justice ivoirienne qu'elle lui transmette tous les documents liés à l'affaire en sa possession. Cependant, à en croire L'Inter, les autorités judiciaires ivoiriennes n'ont pas jugé utile d'accéder à cette demande. « Demande de coopération judiciaire : la justice ivoirienne dit NON aux avocats de Blé Goudé », barre le journal à sa Une. « C'est une situation, à coup sûr, embarrassante pour la Défense de Charles Blé Goudé, au cœur d'une procédure à la Cour pénale internationale. La justice ivoirienne a opposé un refus aux avocats de l'ex-leader des jeunes patriotes qui ont souhaité obtenir un ''ensemble de pièces et actes de procédures'', liés aux poursuites engagées contre Blé Goudé en Côte d'Ivoire. Un courrier émanant du doyen des juges d'instruction, Coulibaly Ousmane, dont nous avons pu voir copie motive le refus de la Justice de délivrer les documents réclamés. ''Maître (…) Je vous informe que dans le système judiciaire ivoirien, ni le code de procédure pénale, ni aucun texte de loi ne prescrit au juge d'instruction de délivrer à l'inculpé ou à son conseil, copie des pièces et actes de procédures (...)'' », explique le journal.
Outre Charles Blé Goudé, son mentor Laurent Gbagbo semble ne pas chômer à La Haye, croit savoir Soir Info qui parle en manchette d'un « grand coup » qui se prépare pour l'ancien président ivoirien. Selon le journal, « Ce coup serait à l’initiative des amis de Laurent Gbagbo, dont son épouse, Jacqueline Chamois, la mère de Michel Gbagbo. Y figure également, Guy Labertit, ancien ''Monsieur Afrique'' du parti socialiste français, qui fut tuteur de Laurent Gbagbo en France dans les années 1980, Albert Bourgi et Me Habiba Touré. Ces amis de Laurent Gbagbo veulent communaliser leurs énergies et intelligences, dans le cadre d’une association visant à remuer ciel et terre pour obtenir la libération, par la Cpi, de l’ancien chef de l’Etat ivoirien poursuivi pour plusieurs crimes contre l’humanité. ''L’association des amis de Laurent Gbagbo'' qui vient ''soutenir son combat'' devrait être officiellement présentée le 31 mai 2014. Selon un confrère de la place « cette association ambitionne de regrouper tous ceux-proches, amis, personnalités françaises, et au-delà, qui partagent la conviction que Gbagbo n’est pas coupable de ce qui lui est reproché comme grief par le bureau du procureur''. L’universitaire ivoirien Raphael Dogbo devrait présider cette association. Quant à Jacqueline Chamois, la mère de Michel Gbagbo, elle devrait assurer le secrétariat général de cette association ».
Pour sa part, Notre Voie opte de se pencher sur les preuves présentées par la procureure de la CPI, Fatou Bensouda pour accabler Laurent Gbagbo. Comme souvent, le journal proche du parti de l'ancien président ivoirien les juge plus qu’insuffisantes. Indiquant même que les témoins chargent plutôt les proches d'Alassane Ouattara. « Viols des femmes durant la crise : les témoins de Bensouda accusent les FRCI et les milices de Ouattara », livre le journal à sa Une. A en croire Me Altit, avocat de Laurent Gbagbo dont les soumissions sont publiées par le journal, « concernant les viols allégués qui auraient été commis, le Procureur se fonde principalement sur deux rapports (expurgé), une ONG semble avoir rédigé le second rapport à la demande du procureur. Les deux rapports ne sont fondés sur aucune enquête : les enquêtrices semblent même n'avoir jamais rencontré les victimes et n'avoir procédé que par téléphone. Quant aux conclusions, elle sont si générales qu'il n'est jamais possible d'identifier à quel groupe auraient appartenu les auteurs des viols allégués (…) Il n'est pas question de pro-Gbagbo. Il est fait aussi référence à des ''miliciens'' et des ''FRCI'' ».
De son côté, Le Patriote revient sur la décision de libérer 150 détenus pro-Gbagbo prise par le gouvernement. Selon le journal, Simone Gbagbo ne figure pas sur cette liste. « Accord pouvoir-FPI sur les prisonniers de la crise : Non ! Simone ne sera pas libérée, aucun militaire sur la liste des 150 », peut-on lire à la Une du journal. « Cette libération de 150 pro-Gbagbo ne concerne pas tout le monde, y compris des membres influents du FPI. A commencer par l'ex-Première dame de Côte d'Ivoire, Simone Gbagbo, qui ne fera pas partie selon une source digne de foi, de cette vague de libération. La raison est simple : son cas qui est un peu plus complexe relève d'un engagement international de la Côte d'Ivoire liée par ses accords, singulièrement avec la CPI », renseigne le journal.
Le FPI prêt à reculer
Le boycott du Recensement général de la Population et de l'Habitat lancé par le Front Populaire Ivoirien (FPI), pourrait ne plus être qu'un vieux souvenir selon Soir Info. « Boycott du recensement. Après la rencontre avec le pouvoir : ce que le FPI a décidé, ce week-end », barre à sa Une le journal. « Le secrétariat général du FPI, le gouvernement du parti s'est réuni le samedi 24 mai 2014 à son siège provisoire à Cocody-Attoban (…) Pascal Affi N'Guessan, le président du FPI à, en croire nos sources, fait le point de la rencontre du jeudi 22 mai 2014 avec le gouvernement (…) Relativement à la levée du boycott du RGPH, après discussions, le Secrétariat général du FPI a décidé de proposer au comité central de prendre cette mesure. Toutefois, les participants à cette réunion veulent que le RGPH soit arrêté et repris en Octobre-Novembre 2014 », fait savoir le journal.
Notre Voie se penche sur les difficultés des agents recenseurs. « ''Il reste 6 jours pour la fin du recensement alors qu'il y a des agents qui ont encore 4000 personnes à recenser. Nous n'avons ni gome, ni crayon et pas de cahiers alors qu'on nous l'avait promis. Nous avons acheté ce matériel avec nos propres moyens'', font remarquer des agents recenseurs et chefs d'équipe que nous avons rencontré », écrit le quotidien.
Dély Mamadou sur la question du recensement choisi de répondre aux détracteurs de Mabri Toikeusse Le président du groupe parlementaire UDPCI a indiqué, dans les colonnes de Nord-Sud Quotidien que le président de son parti n'a pas fait de retenues sur le budget du recensement comme le soutiennent certaines personnes. « Mabri est un homme intègre et je met quiconque au défi de me prouver une faille dans l'intégrité morale de Mabri », a-t-il déclaré.
A côté de ces informations, les journaux reviennent également sur le décès au Maroc de Néglé César, ex-patron de la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) du temps de Laurent Gbagbo. Les quotidiens proches de l'opposition accusent le régime ivoirien de tortures qui ont causé la mort du policier quand ceux proches du pouvoir indique qu'il était déjà affaibli au moment de comparaitre pour son procès.