Le dialogue direct, l'affaire Mandjara Ouattara et les 3 ans de pouvoir de Ouattara sont les sujets de notre revue de presse de ce vendredi 23 mai 2014. Bienvenue sur linfodrome.com et bonne lecture à tous.
Le dialogue pouvoir-opposition
Les pourparlers entre le gouvernement et l'opposition, particulièrement le Front Populaire Ivoirien (FPI) ont repris. C'est l'une des informations majeures dans la presse, ce jour. Dans ce cadre, les journaux annoncent la libération prochaine de prisonniers proches de Laurent Gbagbo. « Reprise du dialogue politique. « 150 prisonniers pro-Gbagbo bientôt libérés », titre à la Une Fraternité Matin. C'est que les deux parties se sont rencontrées hier et ont échangé durant plus de deux heures. Affi N'guessan, président du FPI a relevé que « le gouvernement a marqué sa volonté d'aller de l'avant, de travailler avec l'opposition... ». Il a salué l'engagement du pouvoir. Car, outre la libération des prisonniers, les comptes de 50 opposants sont dégelés. L'inter qui inscrit cette rencontre et les mesures arrêtées dans le cadre d'e la décrispation politique, tout en informant de la libération imminente des prisonniers, dresse la liste des 50 personnes dont les comptes ont été dégelés. Parmi elles des morts dont Franck Guéi, Ibrahim Ezzedine. De son côté, le gouvernement a plaidé auprès du FPI pour l'arrêt du boycott de l'opération de recensement général de la population et de l'habitat. Ainsi, Le Temps titre en grande Une « Fiasco du recensement..., le régime se dégonfle et demande pardon au FPI ». « Je voudrais également vous demander de poser des actes forts pour consolider la paix. M. le président du FPI, à titre indicatif, je vous demande de bien vouloir accompagner et accompagner cet instrument de planification et du développement en levant solennellement votre mot d'ordre de boycott des opérations du Rghp », a plaidé Ahoussou Jeannot, ministre d'État auprès de Ouattara. Affi répond « on va voir ». Pour Notre Voie, par cette action, « le gouvernement reconnaît enfin la force du FPI ».
Affaire Mandjara Ouattara
L'affaire de la jeune femme qui a failli s'immoler suscite colère et indignation. Nord-Sud Quotidien pense savoir la raison de son acte. « Tentative de suicide devant le palais, le désespoir de Mandjara Ouattara », barre t-il à la Une. Dans ce journal, une source proche de la victime explique que c'est à cause de la maladie des parents, sa mère en occurrence, à laquelle elle n'arrive pas à faire face, du fait de ses difficultés financières, que Mandjara a voulu se donner la mort, alors que l'État a reconnu lui devoir 25 millions Fcfa. A ceux qui veulent politiser le problème, Blé Guirao, cadre de l'UDPCI, parti de la coalition au pouvoir, dit « on ne peut pas vouloir aider le président et avoir ce genre de discours ou comportement... Beaucoup de combattants du cercle Ntic du Golf la connaissent bien, donc doucement », lit-on dans Révélation. Sur ce sujet, Le Nouveau Courrier écrit « un conseiller de Soro enfonce le régime ». Ce dernier qui se nomme Touré Moussa a posté sur facebook que « les dettes que Mandjara détenaient sur l'État de Côte d'Ivoire n'ont jamais été honorées, alors qu'elle est de notre camp, qu'elle connaît personnellement tous les actuels dirigeants, à leurs numéros de téléphone, fréquente leurs bureaux. Personne n'a levé le petit pour aider cette jeune dame... ». Quant à Soir Info, il tire la sonnette d'alarme sur un autre drame. « Une autre femme prévient : je vais m'immoler ce matin ! ». « Mandjara a eu le courage de vouloir mettre fin à sa vie par le feu. Je suis dans la même situation qu'elle. Donc je ferai comme elle au Plateau. Je vais m'immoler ce vendredi... ». Pour ce qui est de l'état de Mandjara, les médecins disent avoir reçu des consignes fermes de ne pas se prononcer, rapporte le journal. « Nous avons reçu l'ordre de ne rien dire à personne. Même aux membres de la famille, on nous a indiqué une seule personne à qui nous devons nous adresser », a fait savoir un médecin du service des grands brulés du CHU de Cocody.
3 ans de pouvoir de Ouattara
Le bilan des 3 ans de Ouattara à la tête de la Côte d'Ivoire est vu différemment par la presse. Lg Infos présente un bilan triste. « Bus dans l'eau, bousculade au Plateau, immolation par le feu, 3 ans de pouvoir, 3 ans de malheurs ». Il écrit qu' « avec Ouattara, la Côte d'Ivoire étonne vraiment le monde », comme le chef de l'État lui même avait prédit. Mais en lieu et place du développement économique, l'attente des populations est comblée par des effets désastreux et morbides tels que les évènements cités dans le titre. Le Patriote dit plutôt que « Ouattara et l'émergence à l'horizon 2020, ce n'est pas du rêve ». En témoignent, selon les travaux réalisés dont l'échangeur de Marcory, du 3e pont Riviera-Marcory et du tunnel de la Riviera 2. Les photos de ces ouvrages soutiennent le titre. Les problèmes que connaît la Côte d'Ivoire, surtout la tentative d'immolation de Mandjara Ouattara, L'Expression les met sur le compte « des décisions de Gbagbo qui vont créer des problèmes à Ouattara ». Il soutient que c'est la mauvaise gestion de l'ex-président que Ouattara doit gérer à tous les niveaux, économique, administratif, etc, qui provoque toutes ces frustrations.