Actualité nationale

Le PDCI finit par céder, la grande muette inquiète

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Revue de presse

Bonjour amis lecteurs de Linfodrome.ci. C’est avec plaisir que nous vous retrouvons pour notre revue de presse de ce mercredi 21 mai 2014. Deux sujets au menu de notre tour d’horizon. La réforme de la CEI à l’Assemblée nationale ainsi que la situation sécuritaire en Côte d’Ivoire. Bonne lecture.

29/30 pour le gouvernement

Le projet de loi portant réforme de la Commission électorale indépendante (CEI) a été adopté hier à l’Assemblée nationale en dépit des difficultés à trouver un consensus. Fraternité Matin qui accorde sa Une à l’évènement met un accent sur le résultat du vote. « La CEI nouvelle largement adoptée en commission : 29 voix pour, 1 contre », barre le journal à sa Une. « La Commission des affaires générales et institutionnelles (CAGI) présidée par Mamadou Diawara a donné, hier, son accord pour la nouvelle mouture de la CEI proposée par le gouvernement. Sur les trente membres de la CAGI présents à l’hémicycle, vingt-neuf ont voté pour le projet de loi et un contre (…) Après l’exposé des motifs, certains groupes parlementaires ont émis des réserves, certains groupes parlementaires ont émis quelques réserves. Le porte-parole du groupe du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) a estimé que pour rassurer totalement l’opposition quant à la neutralité de la nouvelle CEI, les membres représentant l’administration devraient avoir seulement une voix consultative et les autres une voix délibérative », écrit le journal.

Dans le même sens, La Matinale se félicite de l’issue de cette rencontre parlementaire. « A l’Assemblée nationale hier : les députés adoptent le projet de loi sur la nouvelle CEI », livre le journal à sa Une. Le quotidien estime notamment que toutes les requêtes soulevées par les groupes parlementaires ont été prises en compte par Hamed Bakayoko. « Toutes les observations concernant une voix délibérative ou non ont fait l’objet d’une explication du ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité qui a jugé cette question inopportune et non nécessaire à l’avancée des délibérations au sein d’une CEI responsable. Il faut, a-t-il conclu, faire confiance aux personnalités qui seront nommées », fait savoir le quotidien proche du parti au pouvoir.

Pas si facile finalement

Si le résultat du vote est éloquent pour le gouvernement, la session n’a pas été de tout repos pour Hamed Bakayoko à en croire Soir Info. « Hier à l’Assemblée nationale : « Le PDCI se dresse contre le RDR », peut-on lire à la Une du journal. A en croire le quotidien, « 29 voix pour, une voix contre et zéro abstention. Le projet de loi sur la réforme de la Commission électorale indépendance (Cei) a été adopté, hier mardi 20 mai 2014, par la Commission des Affaires générales et institutionnelles (Cagi) de l'Assemblée nationale(…) Mais avant de parvenir à ce vote, que de chaudes discussions entre les députés du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (Pdci) et ceux du Rassemblement des républicains (Rdr) (…) Kramo Kouassi, député Pdci de Bocanda, a indiqué qu'il apporte son soutien à ceux qui parlent de sur-représentation du pouvoir dans l'actuelle Cei. Il a soutenu que, contrairement à ce qu'Hamed Bakayoko a dit, dans la Cei version 2001, l'administration était représentée à 29,03 % alors que dans la nouvelle, elle est présente à 29,41 %.. En réponse, le commissaire du gouvernement a indiqué qu'il ne va pas contester les calculs de M. Kramo, mais qu'on doit reconnaître la réduction des membres de l'administration. La députée Traoré Mariam, issue du Rdr, visiblement en rogne, débout, a voulu savoir pourquoi un groupe -allusion au Pdci- discute avec l'opposition sans consulter le parti d'Alassane Ouattara. Adama Bictogo, du même parti, l'a soutenue .Kouadio Konan Bertin dit KKB, député Pdci, n'a pu lire, dans un premier temps, sa longue déclaration. C'est que chaque député avait droit à trois minutes de temps de parole. Quand il a pris le micro, pour la deuxième fois, il a estimé que dans la mouture actuelle, l'indépendance de la Cei n'est pas garantie(…) », relate notamment le journal.

Pour sa part, Notre Voie croit savoir que malgré les assurances du pouvoir, la CEI reste entre les mains du pouvoir. « Présidentielle 2015 : le pouvoir contrôle toujours la CEI », écrit en manchette le journal. « En dépit de l’insuffisance des arguments du commissaire du gouvernement, mais fortement pris à parti par ses alliés du RDR, le PDCI a demandé une pause pour donner des consignes de vote à ses députés. Consigne que KKB a boycotté en votant contre le projet de loi », explique le journal.

Le Temps estime quant à lui que c’est aux forceps que le gouvernement est parvenu à faire voter cette loi. « Adoption de la loi sur la CEI : le régime fait un passage en force », écrit en manchette le journal qui fait le commentaire suivant : « Au terme des heures d’échange houleux et parfois très tendus, entre l’émissaire du gouvernement, Hamed Bakayoko et les députés, le projet de loi a été finalement adopté. Il devrait être présenté en plénière dans les prochains jours ».

Insécurité et accusations

Les attaques contre des populations et des postes des Forces Républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) à Grabo provoquent un climat d'insécurité qui suscitent accusations et dénonciations. Comme titre à la Une, Nord-Sud Quotidien dit que « les services de renseignement accusent ». Selon le journal, ces services en veulent à certaines autorités de ''saboter'' leurs efforts. Ils leur reprochent de ne pas traiter à temps, ou de ne pas traiter du tout les informations qu'ils mettent à leur disposition. « Nous avons produit des documents que nous avons transmis à la hiérarchie. Dans ces rapports nous avons indiqué les mouvements des groupes de miliciens qui circulent dans la zone et ce qu'ils préparent... », a confié des agents secrets au sujet de l'attaque de Grabo. Le journal se demande si le ministre de la Défense est l'homme de la situation, car pour lui, il « ne rassure pas ». Pendant ce temps, vers Yamoussoukro, des tirs ont été entendus, écrit L'inter. C'est précisément sur l'axe Bouaflé-Yamoussoukro que ces tirs nourris ont été entendus. Les gendarmes de la région étaient aux prises avec des bandits (coupeurs de route) qui essayaient d'ériger un barrage sur le tronçon en vue d'attaquer les véhicules et dépouiller leurs occupants, ont informé les populations environnantes. Mais un haut gradé de la gendarmerie a indiqué qu'il n'est rien. « C'était une fausse alerte », a-t-il dit. Quant à Soir Info, il livre que « en plein corridor, des éléments des FRCI atteints à la roquette ». En fait, ces deux soldats ont failli se faire tuer par une roquette RPG qu'ils ne savaient, certainement, pas manier. Heureusement, ils s'en sont sortis avec quelques blessures. Le même journal s'est élevé contre le Président de l'Assemblée Nationale, Guillaume Soro, pour avoir accusé hâtivement, « sans enquête préalable », les jeunes Kroumen d'être les auteurs de l'attaque contre Grabo, qui a fait des morts chez la population et dans les rangs des soldats FRCI. Il titre « le discours dangereux de Soro ». Le Président du parlement avait déclaré que « à Fêtai, des jeunes Kroumen ont attaqué nos positions et un village, causant cinq morts », alors que le ministre de la Défense a parlé plutôt de « bandits ».

Abraham KOUASSI
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