Bonjour fidèles lecteurs de Linfodrome.ci. Heureux de vous retrouver pour une nouvelle édition de notre traditionnelle revue de la presse nationale. Nous parlerons ce mardi 20 mai 2014 de la réforme de la Commission électorale indépendante (CEI) ainsi que de l'affaire Gbagbo à la Cour Pénale Internationale (CPI). Bonne lecture.
Le grand oral d'Hamed Bakayoko
Reporté à maintes reprises, l'examen de loi sur la réforme de la CEI à l'Assemblée nationale devrait débuter aujourd'hui. A cette occasion, le ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur et de la Sécurité, Hamed Bakayoko va exposer devant les députés le texte adopté par le gouvernement. Fraternité Matin donne des précisions sur le document en possessions du ministre d'Etat. « Projet de loi sur la CEI : voici le texte qui sera soumis aux députés ce matin », barre le journal à sa Une. « Le ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur et de la Sécurité, Hamed Bakayoko sera face aux députés aujourd'hui. Il leur présentera le projet de loi sur la composition de la Commission électorale indépendante (…) On a dans le nouveau projet de loi, 4 représentants de l'administration, 4 pour la société civile, 4 pour l'opposition, 4 pour le pouvoir et 1 représentant du Président de la République. Mais, des partis d'opposition semblent ne pas trouver à leur goût cette concession. Au cours d'échanges avec le groupe parlementaire PDCI le vendredi 16 mari, l'Alliance, une nouvelle coalition de l'opposition tirée par le FPI a indiqué qu'elle n'avait pas posé un problème de nombres de représentants mais plutôt une question d'équilibre au niveau des membres ayant voix délibérative », explique le journal.
Quant à L'Inter, il livre la position du député du PDCI Kouadio Konan Bertin (KKB) sur ce projet de Loi. « Examen de la loi sur la CEI. KKB prévient le RDR : ''pas de passage en force'' », peut-on lire en manchette du journal. « Je voudrais en appeler à nos alliés du groupe parlementaire RDR. Nous sommes dans un groupement d'houphouétistes. Or, l'houphouétisme, c'est la recherche obstinée du consensus pour aboutir à la paix. Cette paix que recherche le PDCI pour la Côte d'Ivoire. Je souhaite que nos alliés le comprennent de sorte que ce ne soit pas là, l'occasion d'un passage en force », a indiqué le député au quotidien.
De son côté, Le Mandat croit en savoir plus sur les attentes du PDCI. A en croire le Secrétaire exécutif du ''vieux parti'' chargé des Affaires juridiques, « le PDCI est d'accord sur les 17 membres. Mais, le parti souhaite que le ministère de la Défense soit représenté. On passerait alors de 17 à 18 membres ».
Ce débat autour de la CEI, Le Temps estime qu'il fait mal au pouvoir ivoirien. « Nouvelle composition de la CEI : ça chauffe au sommet de l'Etat », livre le journal à sa Une. « A quand la fin du feuilleton sur ka nouvelle loi portant reforme de la CEI ? Maintes fois annoncé, l'examen du projet de Loi du nouveau format de la CEI a été à nouveau reporté. C'est le troisième report en l'espace d'une semaine (…) Selon des sources concordantes, le régime subit des pressions extérieures qui demandent à Ouattara de revoir la composition de la CEI en tenant compte des propositions de l'opposition », écrit le quotidien.
Des nouvelles de Gbagbo
Détenu à la Cour Pénale Internationale (CPI), Laurent Gbagbo n'en est pas moins actif. De fait, selon Soir Info, l'ex-président ivoirien demeure toujours influent sur la scène politique même au sein de ses adversaires. « CPI : depuis La Haye : Gbagbo pénètre l'entourage de Ouattara », barre le journal à sa Une. « Laurent Gbagbo prépare-t-il la présidentielle de 2015 ? La question peut paraître saugrenue, vu que l'ancien chef de l'Etat croupit dans la prison de Scheveningen à La Haye et ne sera fixé sur son sort que le mois prochain. Pour autant, depuis sa cellule, il semble s'intéresser à ce qui se passe dans l'entourage de son successeur, Alassane Ouattara. A en croire en effet « Jeune Afrique », Gbagbo est très renseigné sur l'entourage du chef de l'Etat ivoirien. A ce sujet, voici ce que dit le confrère dans son édition de la semaine : ''Ce reclus de La Haye parvient-il à communiquer à l'insu de ses gardes ? En tout cas, plusieurs de ses visiteurs sont étonnés de la qualité de ses informations sur la Côte d'Ivoire, y compris sur l'entourage du président Ouattara''. Comment s'y prend-il pour s'introduire au cœur du régime Ouattara ? Le confrère avance que Gbagbo est un pur produit du Fpi, qui passe pour être ''coutumier de l'action clandestine''. Et de rappeler qu'au plus fort de la crise post-électorale, lui est ses partisans ''ont fait preuve d'un vrai savoir-faire dans la mise en place de réseaux parallèles et de structures clandestines comme des studios de télévision mobiles''De là à dire que Gbagbo a dû user de telles stratégies pour s'introduire dans le cercle de Ouattara, il n'y a qu'un pas. Quel intérêt le célèbre prévenu de Scheveningen aurait-il cependant à « percer » l'entourage de celui avec qui il a âprement disputé le fauteuil présidentiel en 2010 ? Là réside le caractère curieux de cette démarche du mentor du Front populaire ivoirien. Deux raisons pourraient expliquer le souci de Gbagbo de s'informer sur Ouattara et ses proches », commente le journal.
L'Inter de son côté s'intéresse à la situation des exilés proches de Laurent Gbagbo. « Appel au retour des réfugiés. Les exilés pro-Gbagbo : ''nous attendons Soro'' », barre le journal à sa Une. « Si le Président de l'Assemblée nationale pense qu'il est temps de régler les problèmes des exilés, si ses propos sont sincères et qu'il prétend même effectuer le déplacement pour venir rencontrer les exilés pro-Gbagbo, c'est une bonne chose. Et, ce sera l'occasion pour ces milliers d'Ivoiriens en exil qui n'ont pas eu l'occasion de lui parler de le faire en face (…) », a déclaré Damana Pickass, président d'une coalition d'exilés au Ghana.
La situation de Laurent Gbagbo, Lg Infos y voit des raisons d'espérer en une libération. « CPI : Gbagbo reçoit un soutien de taille », barre le journal à sa Une qui note qu'un conseiller de Jacques Chirac a appelé à la libération de Gbagbo.