Bonjour fidèles lecteurs de Linfodrome.ci. Heureux de vous retrouver pour notre traditionnelle revue de la presse nationale. Un seul sujet au menu ce samedi 17 mi 2014 : l'attaque survenue à Grabo. Bonne lecture.
Plusieurs morts signalés dans l'ouest
Deux jours après l'attaque de Faitai dans la région de Grabo, la situation reste toujours confuse dans cette localité. L'Inter qui revient sur les évènements fait cas de plusieurs personnes tuées. « 48h après l'attaque de Grabo : 13 morts dont 2 enfants annoncés », titre en manchette le journal. Selon le quotidien, « au moins 13 personnes dont deux enfants ont été tuées dans l'attaque jeudi d'un village du sud-ouest de la Côte d'Ivoire, a annoncé vendredi le ministre ivoirien de la Défense, Paul Koffi Koffi. La deuxième incursion violente en trois mois a également fait '' trois morts chez les militaires'' stationnés dans cette région et, ''dix tués au niveau de la population civile dont deux enfants, un de cinq ans et un autre de sept ans'' », écrit le quotidien.
Dans le même sens, Soir Info fait savoir que les combats se poursuivaient le vendredi. « Encore, hier, à Grabo : violents affrontements assaillants-FRCI », livre à sa Une le journal. « L’opération de ratissage de grande envergure lancée par les Forces républicaines de Côte d’Ivoire ( Frci) sur la ligne frontalière avec le Liberia, a donné lieu à de violents combats hier avec les assaillants lourdement armés qui n’avaient toujours pas levé le camp dans la localité de Grabo. En première ligne, le Bataillon de sécurisation de l’ouest ( Bso) basé à Blolequin. De sources militaires bien informées citées par Reuters, les hommes du général Soumaïla Bakayoko ont lancé ce vendredi 16 mai 2014, une contre-offensive au lendemain d’un raid meurtrier mené dans le village frontalier de Fètai, par des hommes armés venus du Liberia voisin, s’exprimant tous en anglais, selon des témoins directs. L’attaque été rondement menée au petit matin du jeudi 15 mai 2014, qui, selon le ministre de la défense « a fait 13 morts ». « Ces hommes ont tué huit personnes, dont cinq civils, selon un premier bilan », rapporte Reuters, qui cite un député de la région. Des combattants lourdement armés ont traversé le fleuve Cavally, frontière naturelle entre le Liberia et la Côte d’Ivoire, pour lancer leur attaque contre le village de Fetai. Ils devaient venir de Zuédru ou de Zuma, dans le comté de Grand Geedeh, qui abrite un important camp de réfugies, au nombre desquels, des combattants aguerris des Forces de résistance du grand-Ouest ( Frgo) », écrit le journal.
Des détails sur les auteurs des attaques
En ce qui concerne les motivations de cet autre raid, le ministre Paul Koffi Koffi croit savoir que les meneurs n'ont pas de visées politiques. « Paul Koffi Koffi après l'attaque de Grabo : ''nous n'avons pas affaire à une situation politique'' », peut-on lire en manchette du journal. « Selon le ministre Paul Koffi Koffi, celle-ci (l'attaque : Ndlr) n'est pas le fait d'assaillants formellement constitués et ayant des appuis politiques. Mais, de bandits, jeunes miliciens et réfugiés de la région qui, depuis un moment, écument les villages environnants pour se ravitaller avant de disparaître. ''nous n'avons donc pas affaire à une situation politique'', a-t-il précisé », écrit le journal.
De son côté, Le Patriote fait le lien entre Laurent Gbagbo et cette attaque. « Agressions répétées contre la paix et la réconciliation : vos attaques tuent Gbagbo », barre le journal à sa Une. « Une attaque de trop à Fêtaih pourrait-t-on dire. Mais, l'objectif recherché, déstabiliser le régime Ouattara, est en réalité un coup supplémentaire contre les chances de libération de celui dont ils se réclament, Laurent Gbagbo (…) En effet, ces bruits de bottes ne sont pas de nature à arranger la situation de l'ancien chef de file des frontistes », commente le quotidien.
Une mise en scène dénoncée
Les journaux proches de l'opposition ont une toute autre approche de ces évènements. Le Nouveau Courrier parle même d'une ''auto-attaque'' perpétrée par le pouvoir ivoirien. « Gragbo, Locodjoro, tirs aux II-plateaux : auto-goal et manipulations », s'exclame à sa Une le journal. « Cette montée de tension pourrait traduire la volonté du régime Ouattara de créer un environnement délétère insidieusement orchestré à l'approche de la date fatidique de la confirmation ou de l'infirmation des charges contre le Président Laurent Gbagbo. En effet, cette décision devrait être rendue par les juges de la Chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale dans moins d'un mois. Et comme cela a été constaté par le passé, les décisions ou moments importants de l'affaire le Procureur contre Laurent Gbagbo ont régulièrement été précédées de scènes pareilles dans le but apparent d'influencer les juges », explique le quotidien.
Quant à Notre Voie, il donne une autre version sur l'origine de l'attaque. « Une source qui a requis l'anonymat pour des raisons évidentes de sécurité , nous a fait hier des révélations par téléphone depuis la frontière ivoiro-libérienne. Selon cette source qui a fui Fetai, un vaste trafic d'or transfrontalier sévir entre la Côte d'Ivoire et le Liberia (…) Interrogé sur les raisons de l'attaque du jeudi dernier, notre source précise : ''pour le moment, on ne sait pas exactement ceux qui ont attaqué., Mais, je suis sûr que c'est encore une affaire d'or'' », souligne le journal.