L’attaque survenue à Grabo et l’ouverture du péage sur l’Autoroute du Nord sont les deux sujets essentiels de la revue de presse de linfodrome.ci ce vendredi 16 mai 2014. Bonne lecture.
La poudre a encore parlé à l’ouest
Après une relative accalmie ces jours-ci, une nouvelle attaque est survenue dans l’ouest ivoirien, notamment dans la ville de Grabo hier jeudi. Cependant, à en croire le président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro, cette action est sans conséquence pour le pouvoir d’Abidjan, fait savoir L’Inter. ‘’Arrêtez vos attaques avec vos armes insignifiantes. Car, ce ne sont pas vos attaques sporadiques qui feront tomber le président Ouattara’’. A lancé Soro Guillaume dans le jardin des pro-Gbagbo à Loviguié et à Azaguié au sixième jour de sa tournée dans la vaste région de l’Agnéby-Tiassa. ‘’Je suis mieux placé que quiconque pour vous le dire. La machine des FRCI est largement rodée désormais, si bien que rien ne peut surprendre le régime du président Alassane Ouattara. Il faut donc éviter les provocations’’. A renchéri le PAN. ‘’Alassane Ouattara ne tombera pas (...) S'il devait tomber, c'était au début de son arrivée au pouvoir. Maintenant l'appareil est rodé", a insisté M. Soro’’. Il faisait ainsi allusion à l’attaque qu’il n’a, du reste pas commentée, et qui a été perpétrée tôt ce matin du jeudi 15 mai à Faitè à la frontière du Libéria. Le député de Ferké s’est appuyé sur le danger de ces attaques déplacées pour prôner la paix et la réconciliation lors de ces deux étapes », écrit le journal.
Plusieurs morts signalés
Cette attaque survenue au petit matin a fait plusieurs morts à en croire Le Temps. «Grabo/ un commando invisible attaque : 4 éléments FRCI tués », barre le journal à sa Une. Le quotidien qui ajoute que cette attaque a mis ‘’les soldats de Ouattara en fuite’’ indique que « ces individus en provenance du Liberia auraient traversé le fleuve Cavally pour se retrouver dans le village de Faitai dont ils ont pillé et incendié plusieurs habitations(…) Selon plusieurs sources, les ‘’assaillants’’ auraient fait 4 morts parmi les éléments des FRCI, postés à cet endroit. Pis, les soldats de Ouattara auraient pris la fuite tandis que les assaillants emportaient des armes et des munitions. Avant de se fondre dans la nature. En tout état de cause, cette attaque montre à qel niveau le degré d’insécurité dans cette partie du pays est inquiétant ».
Notre Voie relate également cette attaque en titrant en manchette : « Bruits de bottes aux frontières ivoiriennes : Grabo encore attaqué ». Le journal met notamment en avant la récurrence de ces violences dans la localité. « La zone de Grabo est en proie à des attaques récurrentes depuis le début de l’année. Les autorités libériennes avaient récemment décliné toute implication de leur pays dans ces attaques qu’elles considèrent comme une affaire ivoiro-ivoiriennne », souligne le journal.
Opérations inutiles
Nord-Sud Quotidien choisi de s’appesantir sur l’issue de cette attaque. A en croire le journal, les assaillants ne sont pas parvenus à leurs fins. « Nouvelle attaque à Grabo hier : des assaillants et des FRCI tués », livre à sa Une le journal. « Situation confuse à Fêtai (…) Les assaillants armés ont encerclé la localité avant d’y mettre le feu. Cependant, la riposte des FRCI aidées par la gendarmerie locale, a limité les dommages. Le bilan des affrontements fait état de sept morts dont trois du côté des forces régulières et quatre dans les rangs enmmis et de nombreux blessés (…) Selon une source sur place, les individus sont pour la plupart des miliciens ivoiriens aidés de mercernaires libériens. Le calme a la mi-journée a fait place à un ratissage dont le bilan n’était pas encore disponible », explique le quotidien.
Dans le même sens, L’Expression indique que cette attaque a été un échec. « Grabo : une nouvelle attaque déjouée », titre en manchette le journal qui ajoute que « les populations de Grabo , la peur au ventre, se sont terrées, informent nos sources ».
Le péage fait débat
Outre cette attaque, l’actualité est marquée également par l’ouverture du péage sur l’autoroute du Nord. A cette occasion, Soir Info fait savoir que le Premier ministre s’est exprimé sur le coût jugé trop cher. « « ‘’Même si on avait mis à 3 francs, certains auraient dit que c'est trop cher », a répondu le Premier ministre Daniel Kablan Duncan à la critique se rapportant au tarif trop élevé du péage de l'autoroute Abidjan- Yamoussoukro’ ’.Il a donné cette réplique à l'occasion de la mise en route du service à péage de la station d'Attinguié (environ 30 km d'Abidjan), le 15 mai 2014. ‘’Vous ne pouvez pas avoir des infrastructures de qualité sans contrepartie. C'est cela qu'il faut voir. Je pense que nous aurons le temps d'échanger sur ce dossier, le moment venu. De manière instinctive, je pense que la population sent qu'il y a la nécessité d'aller de l'avant sur ces dossiers. Si l’État doit tout financer, je crois que les gens attendraient trop longtemps pour avoir l'autoroute chez eux. Si nous décidons d'aller ensemble de l'avant, on pourrait réaliser de grandes choses. Quand j'ai regardé les chiffres, nous sommes les plus bas, en Afrique, au niveau du coût au kilomètre. Il serait bon qu'on puisse se déplacer dans ce pays de manière sure, en ce sens qu'il faut de grandes voies dégagées, et ensuite, il faut des autoroutes qui permettent de relier Abidjan et les principales villes de l'intérieur du pays’’, s'est-il justifié », écrit le journal.
Quant à Notre Voie, il livre la position des transporteurs sur cette mesure. « Péage sur l’Autoroute du Nord : les transporteurs menacent », titre en manchette le journal qui indique que selon plusieurs transporteurs, ces prix pourraient conduire à la fermeture de nombreuses entreprises.