La visite de Guillaume Soro dans l’Agnéby ainsi que la situation de Laurent Gbagbo et ses proches. Ce sont ces deux éléments qui vont constituer le menu de notre revue de presse de ce mardi 13 mai 2014. Bonne lecture.
Soro se lâche
Le Président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire (PAN), Guillaume Soro poursuit sa visite dans la région de l’Agnéby-Tiassa. Hier, lundi, il a animé un meeting dans la ville de Tiassalé. A cette occasion, fait savoir Nord-Sud Quotidien, il est revenu sur la crise post-électorale, notamment la bataille d’Abidjan. « Crise post-électorale : Soro fait de nouvelles révélations », barre à sa Une le journal. L’ex-leader des Forces Nouvelles (FN) est notamment revenu sur son passage dans la localité de N’Zianouan en mars 2011. « Je n’aurais jamais imaginé qu’un jour, l’histoire m’aurait amené à séjourner et dormir à N’Zianouan, dans des conditions particulières. Je me rappelle encore le mois de mars 2011. Il nous fallait rapidement cavaler, dévaler des kilomètres pour arriver à Abidjan. J’ai dormi à N’Zianouan. Et, c’est grâce aux prières et aux bénédictions, parce que quand je rentrais, peut-être que mon tuteur est dans les foules. Les populations ont prié pour moi, pour que je rentre victorieux à Abidjan », a déclaré l’ex-Premier ministre.
De son côté, Soir Info revient sur un fait peu ordinaire survenu lors de ce meeting. « Tournée du PAN hier à Tiassalé : un vent bizarre mélange le meeting de Soro », peut-on lire en manchette du journal. « L’acte III de la tournée de du président de l’Assemblée nationale (PAN) dans l’Agnéby-Tiassa n’a pu aller à son terme. Surpris par une pluie qui s’est juste signalée par un ciel subitement obscur et un vent violent bizarre aux environs de 16H 40, Soro Kigbafori Guillaume a dû interrompre son meeting qui se tenait dans le stade de Tiassalé. Ce qui est surtout surprenant, c’esgt qu’après que tout le monde se soit dispersé, le ciel a retrouvé sa clarté et le vent mis un bémol sur sa visite inopinée », indique le quotidien.
Quant à Le Quotidien d’Abidjan, il croit savoir que lors de ce meeting, Guillaume Soro a ‘’avoué ses crimes’’ en assumant la rebellion de 2002. Le journal va plus loin en qualifiant de mensongers certains propos du PAN. « Dans ses envolées mensongères à Tiassalé, Guillaume Soro a fait montre d’une imposture inqualifiable. L’homme du 19 septembre 2002 s’est maladroitement comparé au Général De Gaulle dont l’appel historique du 18 juin 1940 a fait renaitre la France. Pourtant, les faits comme ils se présentent sont diamétralement opposés », commente le quotidien qui ajoute, par ailleurs qu’une Ong gabonaise a décidé de témoigner contre le chef du Parlement à la Cour Pénale Internationale (CPI).
On se mobilise pour Gbagbo
La libération de Laurent Gbagbo toujours détenu à la CPI demeure une préoccupation majeure pour ses fidèles qui ne manquent pas de le démontrer. Ainsi, fait savoir Soir Info, une campagne sur le web a été lancée dans ce sens. « Libération de Gbagbo : ses proches s’inspirent de la campagne contre Boko Haram », peut-on lire en manchette du journal. « C’est la dernière trouvaille des soutiens de Laurent Gbagbo. Surfer sur l’opération de communication et la mobilisation autour des 200 jeunes femmes enlevées par Boko Haram le 14 avril dans le nord-est du Nigeria pour demander la libération de leur leader. De fait, depuis quelques jours, une chaine s’est créée sur les réseaux sociaux pour demander la libération des lycéennes. Il s’agit pour des personnalités comme Michelle Obama ou le premier ministre anglais, David Cameron de se prendre en photo avec en main une pancarte où on peut lire : ‘’Bring our girls now’’ (Ramenez nous nos filles immédiatement). Véritable pétition sur les réseaux sociaux, cet élan a réussi à fédérer près d’un million de personnes et est une véritable plate-forme de partage d’informations et de compassion autour de cette sombre affaire terroriste. C’est ce qui a probablement inspiré les partisans de Laurent Gbagbo. Dans un registre similaire, ceux-ci lancé l’opération ‘’Bring our Gbagbo now’’. A l’instar de l’opération anti Boko Haram, on voit des personnalités proches de l’ex-président ivoirien poser sur les réseaux sociaux avec un message pour demander la libération du fondateur du Front Populaire Ivoirien (Fpi). Mamadou Ben Soumahoro, Eric Kahé, Pol Dokoui, Issa Malick Coulibaly ou encore Abel Naki ont déjà posté des images d’eux en soutien à cette opération », renseigne le journal.
L’affaire Gbagbo à la CPI est aussi commentée par Le Temps qui donne la parole à Nyamien Messou. « Détention arbitraire du Président Gbagbo : Les 4 vérités de Nyamien Messou », peut-on lire à la Une du journal. A en croire cet ancien ministre, « la CPI ne peut pas arrêter le phénomène Gbagbo ».
Quant à L’Inter, il revient sur la situation d’autres proches de Laurent Gbagbo eux aussi détenus. « Prisons ivoiriennes : des révélations sur Abehi, Dibopieu, Seka Seka, Amadé Ouérémi... », livre le journal à sa Une. A en croire le quotidien, « Les commandants de gendarmerie, Jean Noël Abehi et Anselme Seka Seka séjournent désormais au camp pénal de Bouaké, où ils ont été transférés fin avril dernier, après plusieurs mois de détention au secret à Abidjan, depuis leur arrestation et extradition vers la Côte d'Ivoire. Avec eux, Amadé Ouéremi, l’ex-seigneur de guerre du mont Peko à l'Ouest, qui lui a été envoyé à la Maison d’arrêt et de correction de Dimbokro. Trois autres détenus, dont les noms sont restés secrets, ont connu le même sort, le tout dans la stricte discrétion, du fait de la sensibilité des dossiers en question. Le hic cependant, c'est que ces transfèrements du Sud vers le Nord prennent le contresens des mouvements de prisonniers observés jusqu'ici ».
A côté de ces faits marquants, Soir Info revèle que la fièvre Ebola pourrait avoir trouvé sa ‘’remplaçante’’ dans l’ouest ivoirien. « Après la menace d’Ebola : une mystérieuse maladie sévit : déjà plusieurs morts », écrit à sa Une le journal qui indique que cette maladie aux symptômes ‘’presqu’identiques’’ à celui d’Ebola a déjà fait une dizaine de morts.