Bonjour fidèles lecteurs de Linfodrome.ci. Heureux de vous retrouver pour notre traditionnelle revue de la presse nationale. Deux sujets principaux au menu de ce lundi 12 mai 2014. La visite de Guillaume Soro dans l’Agnéby ainsi que le Recensement général de la Population et de l’Habitat (RGPH). Bonne lecture.
Soro se lâche…
Le Président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire (PAN), Guillaume Soro effectue depuis samedi une tournée dans la région de l’Agnéby-Tiassa. A cette occasion, fait savoir L’Inter, l’ex-patron des Forces nouvelles ne s’est pas montré tendre avec certains proches du pouvoir ivoirien. « Depuis l’Agnéby-Tiassa, Guillaume Soro charge : ‘’dans ce pays, les gens nomment leurs frères et cousins’’ », barre à sa Une le journal. « Par moment, dans son discours, le Président de l’Assemblée nationale n’a pas été tendre avec le pouvoir en place. Guillaume Soro a jeté des pierres dans le jardin des gouvernants actuels. Il s’est attaqué à la mal gouvernance et aux nominations qualifiées de de complaisantes sous le régime du président Ouattara (…). ‘’Pourquoi veut-t-on diviser les Ivoiriens ? Revenons à nos valeurs, à la Côte d’Ivoire que nous avons connue. Arrêtons les discours de la haine et de la division (…) Dans ce pays-là, on sait comment ont les gens maintenant ; ils nomment leurs frères et leurs cousins’’, a soutenu Guillaume Soro », écrit le journal.
Le Temps ne dit pas autre chose. Cependant, à en croire le journal, le PAN a tiré sur Hamed Bakayoko et Alassane Ouattara. « En visite à Sikensi : Soro s’oublie, accuse Ouattara et Hamed », peut-on lire en manchette du journal. A en croire le quotidien, « A Sikensi où il s’est rendu ce samedi 10 mai 2014 pour la première étape de sa tournée contestée dans l’Agnéby-Tiassa, Guillaume Soro en a profité pour régler ses comptes à Ouattara. Mais il attaque d’abord, son ennemi juré dans la course à la succession à Ouattara, à savoir Hamed Bakayoko. Soro l’accuse de ne rien faire pour le corps préfectoral de la ville (…) Après avoir cassé du Hamed, il s’attaque maintenant, sans le nommer, à Ouattara. A cause de qui, les Ivoiriens se regardent en chiens de faïence. ‘’Pourquoi veut-t-on diviser les Ivoiriens. Aujourd’hui, on ne peut plus manger chez le voisin’’ », critique-t-il.
Et charge le FPI
Guillaume Soro, s’il n’a pas été tendre avec les proches du président ivoirien ne l’a pas été moins avec les dirigeants du Front Populaire Ivoirien (FPI), fait savoir L’Expression. « Tournée de vérité dans l’Agnéby : Soro assène des vérités crues. Pro-Gbagbo : ‘’arrêtez de mentir aux Ivoiriens’’ », souligne à sa Une le journal. « N’écoutez pas les discours de mensonge, les discours haineux. Ces discours haineux qui veulent qu’on se batte. Je vous l’ai toujours dit parce qu’il y a quelque chose qui me fascine chez certains de nos compatriotes. Ils ont toujours l’intelligence et l’art d’être courageux après la guerre (…) Ne revenons pas aux discours qui ont divisez le pays (…)’’, a conseillé Guillaume Soro », commente le quotidien.
De son côté, Le Patriote met en exergue l’attachement de Soro au président ivoirien, Alassane Ouattara. « Guillaume Soro, samedi dernier : ‘’Nous avons la chance », barre à sa Une le journal. « Des voyages du président Alassane Ouattara, à la construction des infrastructures routières, notamment le pont Henri Konan Bédié, en passant par la gestion efficace de la sous-région, Guillaume Soro n’a pas tari d’éloges à l’endroit du locataire du Palais d’Abidjan. Pour lui, ‘’le président Ouattara est un travailleur infatigable’’, et d’ajouter : ‘’Nous avons la chance d’avoir un président qui sait comment développer un pays. Ce, au regard de son expertise nationale et internationale’’, écrit le quotidien ».
Ce qui s’est passé à la Brigade de recherche
L’audition à la Brigade de recherche des dirigeants du Front Populaire Ivoirien (FPI) s’est passée dans des conditions difficiles. L’Inter qui revient sur cet évènement en donne les détails. « Boycott du RGPH : l’audition d’Affi N’Guessan livre des secrets », peut-on lire en manchette du journal. A en croire le quotidien, « L'audition des dirigeants du Front populaire ivoirien (FPI), à savoir d’Affi N’Guessan, Richard Kodjo, Marie-Odette Lorougnon et Laurent Akoun, le jeudi 8 mai dernier était au centre de la rencontre entre le secrétaire national par intérim de la Jfpi, Koua Justin et les fédérations Jfpi d'Abidjan le samedi dernier au Q.G provisoire du Fpi à Attoban. Comme à son habitude, Koua Justin n'a pas usé de la langue de bois pour faire des révélations sur l'audience qui a duré plus de 9 heures. Selon lui, le ministre de l'Intérieur, Hamed Bakayoko avait planifié l'arrestation des dirigeants du Fpi, mais il a été contredit au dernier moment par la Procureur de la République. «Hamed Bakayoko avait actionné ses services à travers le Ccdo pour mettre aux arrêts et menotter chacun des convoqués à son domicile. Et le procureur de la République s’y est opposé. Raison pour laquelle, ce dernier leur a envoyé une convocation pour respecter les civilités judiciaires», a déclaré l'orateur précisant par la suite que les choses ont évolué. «La pression de la communauté internationale, à travers les ambassades accréditées en Côte d’Ivoire, a fait reculer le régime Ouattara. Elles ont tapé du poing sur la table pour dire au régime de ne pas les arrêter, mais de les relâcher après leur audition. Elles soutiennent que ce n’est pas pour un boycott du recensement qu’on va arrêter des responsables. Le régime Ouattara est fébrile. Il se fait peur pour rien’’ a-t-il ajouté ».
Dans le même sens, Le Quotidien d’Abidjan qui parle en manchette « des graves révélations de Justin Koua », indique que, « les diplomates ont tapé du poing sur la table, exigeant que M. Affi et ses camarades soient immédiatement libérés après leur audition. Pour lui, toutes ces manœuvres visent à intimider l’opposition ».