Bonjour fidèles lecteurs de Linfodrome.ci. Heureux de vous retrouver pour notre traditionnelle revue de presse nationale. Deux sujets à notre menu ce samedi 10 mai 2014. La réforme de la Cei ainsi que l'opération du Recensement général de la Population et de l'Habitat. Bonne lecture.
Le gouvernement fait baisser la tension
La réforme de la Commission électorale indépendante (CEI) telle que proposée par le gouvernement récemment n'est pas du goût de plusieurs partis d'opposition qui n'ont pas manqué de le faire savoir. Cependant, selon Soir Info, les négociations pour parvenir à un consensus pourrait intervenir. « Réforme de la CEI, Hamed Bakayoko : ''On ne finit jamais de discuter'' », titre le journal en manchette. « La réforme de la Commission électorale indépendante (Cei) était au centre des échanges entre le ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur et de la Sécurité (Memis), Hamed Bakayoko et plusieurs responsables de l'opposition ivoirienne. La rencontre qui a eu lieu au cabinet du ministre ivoirien au Plateau a été le lieu pour Hamed Bakayoko d'exprimer la volonté des autorités ivoiriennes de poursuivre les discussions autour de la nouvelle nomenclature à donner à l'institution. Cependant, il n'a pas manqué de souligner le fait que le texte tel que proposé par le gouvernement ne pouvait être amendé à l'heure actuelle. ''Avec l'expérience que j'ai en politique, je sais qu'on ne fini jamais de discuter. Ce que j'avais dit très clairement est qu' au niveau du texte qui a été adopté par le gouvernement, il n'y avait plus de moyens de discussions (…) On a beau débattre, à un moment donné, la décision apparient au gouvernement. Je voudrais vous dire ma disponibilité à poursuivre les discussions (…) Nous n'avons pas de blocages'', a-t-il déclaré », indique le journal.
L'Inter pour sa part se penche sur les dissensions que soulève cette réforme au sein de la coalition politique au pouvoir en Côte d'Ivoire. « Avant les débats au parlement : la nouvelle CEI divise le RHDP », barre le journal à sa Une. « Les débats s'annoncent palpitants et houleux à l'hémicycle, dès le lundi prochain 12 mai, sur la réforme de la Commission électorale indépendante (CEI), sur la table des députés ce jour. En prélude à cette date, la fièvre monte déjà dans les camps susceptibles de mener ces débats au sein du Parlement ivoirien. Une atmosphère quelque peu surprenante, au regard de la configuration actuelle de l'Assemblée nationale, composée de députés du Rassemblement des Houphouétistes, coalition au pouvoir. Il y en a qui redoutent que le Parlement ivoirien soit une caisse de résonance pour l'Exécutif, surtout, sur des questions fondamentales comme la nouvelle CEI. La dessus, les divergences s'étalent déjà, et la division au sein du RHDP se fait ressentir », commente le quotidien.
Dans la même veine, Le Temps fait savoir que des députés du Parti Démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) sont d'ores et déjà opposés à ce projet de loi. « Réforme unilatérale de la CEI : des députés PDCI disent non au RDR », titre en manchette le journal. A en croire le quotidien, « la dernière sortie du ministre de l'Intérieur, Hamed Bakayoko relative au projet de réforme de la Commission électorale indépendante (Cei) suscite toujours des indignations. Tant dans l'opposition qu'au sein de la coalition politique au pouvoir. Avant l’examen dudit projet à l'Assemblée nationale, des tractations vont bon train pour que le pouvoir revoit sa copie », fait savoir le quotidien.
Le FPI maintien la pression
Le passage de ses dirigeants à la Brigade de recherche ne semble pas avoir altéré la volonté du Front Populaire Ivoirien (FPI). De fait, le parti de Laurent Gbagbo a réitéré son désir de boycott, indique Le Temps. « Recensement général de la population et de l'habitat : Affi N'Guessan persiste et signe : ''le boycott continue'' », livre à sa Une le journal. « Le régime Ouattara est en décomposition très avancée. Le sachant, les tenants de ce régime minoritaire s'emploient à intimider la véritable et unique opposition que constitue le FPI », écrit le journal qui relate le commentaire d'Affi N'Guessan sur la question. « le boycott continue. Pour la paix et la réconciliation en Côte d'Ivoire, je demande à tous les militants et sympathisants de s'abstenir du RGPH en cours », a déclaré le premier responsable du FPI.
Quant à L'Inter, il renseigne sur la volonté du FPI de voir Mabri Toikeusse démissionner de ses fonctions. « Au regard de ce qui s’est passé ce jeudi 08 mai 2014 et de ce qui se passe depuis novembre 2013, période à laquelle le Gouvernement a soumis au Fpi le dossier Rgph-2013 pour appréciation et proposition, le parti de Laurent Gbagbo se dit profondément choqué et indignépar cette énième brutalité crapuleuse, qu’il condamne avec la dernière énergie. En effet, prenant à son compte bien des exemples de reports d’opération de recensement à travers le monde, motivés par des raisons d’ordres historique, politique, technique, psychologique et réglementaire, le Fpi avait émis de fortes réserves quant à la faisabilité et à la fiabilité du 4ème Rgph (…) Le Fpi exige la démission immédiate du ministre d’Etat Mabri Toikeusse », a fait savoir le parti de Laurent Gbagbo dans une déclaration publiée par le journal.
Cette position du principal parti de l'opposition, Le Patriote la commente en titrant en manchette : « Après la Brigade de recherche : le FPI bascule dans le ridicule ». « La sérénité ne peut être atteinte que par un petit esprit désespéré. Et, c'est malheureusement le cas aujourd’hui, chez les frontistes ivoiriens. Hier, Affi N'Guessan et ses amis ont ''exigé la démission immédiate'' du ministre Mabri Toikeusse, un audit '' des fonds alloués à l'opération à l'opération du RGPH'' (…) Cela démontre clairement que les socialistes, version ivoirienne sont aux abois », commente le journal.