Bonjour fidèles lecteurs de linfodtrome.ci. C’est avec plaisir que nous vous retrouvons pour notre traditionnelle revue de la presse nationale. Un seul sujet à la une de l’actualité ivoirienne. Le Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH 2014). Bonne lecture.
Le gouvernement dégaine déjà
Le gouvernement ivoirien l’avait indiqué lors du dernier Conseil des ministres, les appels au boycott du Recensement général de la Population et de l’Habitat (RGPH) seraient désormais sanctionnés. Dans ce sens, la direction du Front Populaire ivoirien (FPI), a été convoquée par les autorités judiciaires fait savoir Soir Info. « Brigade de recherche : Affi et sa direction convoqués à 10h », titre en manchette le journal. « Pascal Affi N’Guessan, président du Front populaire ivoirien ( Fpi), Kodjo Richard, secrétaire général adjoint, Laurent Akoun, secrétaire général du parti et Mme Odette Lorougnon, présidente de l’organisation des femmes du Fpi (Offpi), sont convoqués ce jour, 8 mai 2014, à la brigade de recherche au plateau, a-t-on appris hier, de sources proches de la direction du parti de Laurent Gbagbo. Les concernés ont assuré qu’ils ‘’répondront à la convocation » indiquant toutefois ‘’n’avoir aucune idée du motif de cette convocation’’. Le bureau de la jeunesse du Fpi accompagnera ces leaders de l’ancien parti au pouvoir à la brigade ce matin à 10 h. Les faits interviennent quatre jours après une sévère mise en garde du gouvernement contre ceux qui appellent au boycott du recensement général de la population et de l'habitat. "Le gouvernement prendra désormais ses responsabilités vis-à-vis de ceux qui troublent d'une façon ou d'une autre le déroulement de cette opération", avait annoncé Bruno Koné, son porte-parole, à l'issue du conseil des ministres du lundi 5 mai 2014.Pour le gouvernement, les prises de position des " personnes qui lancent les appels au boycott", et qui "perturbent l'ordre public" sont punies par la loi », écrit le journal.
Pour sa part, Le Patriote commente cette affaire en titrant à sa Une : « Appel au boycott et à l’insurrection : Affi convoqué à la Brigade de recherche, Akoun et Lorougnon l’accompagnent ». Selon le quotidien, « la fin de la récréation semble avoir été sonnée. Pascal Affi N’Guessan, Odette Lorougnon et Richard Kodjo sont convoqués ce matin à la Brigade de recherche de la gendarmerie au Plateau (…) Cette convocation intervient après le Conseil des ministres du lundi dernier qui a pris des mesures strictes sur certains aspects de la vie socio-politique. Notamment, les incidents survenus après les appels au boycott lancés par les dirigeants de l’ex-parti au pouvoir (…) Sans doute qu’au cours de leur audition, il sera question de savoir si les derniers incidents dans le cadre de l’opération du recensement n’ont pas un lien avec les appels quasi-insurrectionnels lancés ces derniers temps par les caciques de l’ancien parti au pouvoir ».
L’Expression va plus loin en indiquant que le président du FPI pourrait atterir en prison. « Appel au boycott du RGPH : voici l’affaire qui va conduire Affi en prison », peut-on lire en manchette du journal. Le quotidien qui revient sur le meurtre survenu à Yopougon dans le cadre de ce recensement écrit que, « la Justice, si elle est saisie de cette affaire de meurtre, risque d’emballer le président du FPI qui appelle depuis le début du recensement général de la population et de l’habitat, ses militants à boycotter l’opération ».
Aveu d’impuissance
Cette convocation de la direction du parti de Laurent Gbagbo, les journaux proches de la formation politique l’assimilent à un aveu de faiblesse. Notre Voie, journal officiel du FPI parle d’un échec. « Le RGPH a totalement échoué : Ouattara veut tout gâter », livre à sa Une le journal. « Le problème du RGPH ne sera pas résolu par la violence. Le gouvernement ivoirien fait fausse route en menaçant d’arrestation les dirigeants du FPI. Comme il s’était déjà lourdement trompé en décidant de lancer le recensement malgré les réserves du parti de Pascal Affi N’Guessan (…) Le recensement est un échec cuisant. Et la meilleure illustration, c’est la prolongation de plus trois semaines décidées par le régime Ouattara. Il a fallu un mois et demi pour que le gouvernement se rende compte que le FPI n’est pas quantité aussi négligeable », fait savoir le quotidien.
Le Temps ne dit pas autre chose. « Recensement général de la population et de l’habitat : cafouillage total », s’exclame le journal à sa Une. « La panique s’empare vraiment du régime. Après le fiasco du RGPH, Alassane Ouattara et son camp harcèlent l’opposition, représentée par le FPI. Ainsi, ce matin 8 mai 2014, le président du FPI et trois autres de ses collaborateurs sont convoqués à la Brigade de recherches à Abidjan Plateau (…) Un véritable harcèlement qui dévoile le visage d’un pouvoir antidémocratique et prêt à museler l’opposition », commente le quotidien.