Bonjour fidèles lecteurs de Linfodrome.ci. Heureux de vous retrouver pour notre revue de presse quotidienne. Au menu de ce lundi 5 mai 2014, la fête de la Liberté du Front Populaire Ivoirien (FPI) ainsi que la situation judiciaire de Laurent Gbagbo. Bonne lecture.
Affi fait le show à Bongouanou
Le Front Populaire Ivoirien (FPI) a organisé ce week-end sa traditionnelle fête de la Liberté. Cette année, c'est la ville de Bongouanou qui a été choisie pour abriter les festivités. A cette occasion, fait savoir Le Temps, Affi N'Guessan s'est exprimé sur la situation de Laurent Gbagbo. « Affi : ''Gbagbo ne mérite pas la prison'' », peut-on lire en manchette du journal. « Affi a saisi cette occasion pour faire taire les mauvaises langues Ici et ailleurs qui l'accusent de reléguer au second plan la libération de Laurent Gbagbo. ''Sachez que le Président Gbagbo compte sur moi et vous pour sortir de la prison. La lutte pour la reconquête des libertés démocratiques, c'est d'abord celle de la libération effective du Président Gbagbo. Et, il n'y a pas de négociations là-dessus. La vérité est que Laurent Gbagbo ne mérite pas la prison », écrit le quotidien.
De son côté, L'Expression se penche sur un problème survenu lors de cette célébration du principal parti d'opposition. « Fête de la liberté : les hommes d'Affi bastonnent un journaliste », titre en manchette le quotidien. A en croire le journal, « Au moment où à Abidjan, les journalistes célébraient la 21è année de la liberté de la presse dans le monde, un journaliste se faisait bastonner par la garde rapprochée d'Affi N'Guessan (…) Vendredi à Bongouanou alors que le parti de la rose venait d'achever la manifestation commémorant la fête dite de la Liberté, le journaliste Fabrice Tété, envoyé spécial du quotidien Le Temps a été passé à tabac par un garde du corps du président Affi N'Guessan », écrit le journal qui relève, par ailleurs, «qu 'Affi N'Guessan ne s'est même pas déplacé pour soutenir le journaliste ni, dit des mots de compassion à l'endroit de celui-ci ».
Pour sa part, Nord-Sud Quotidien estime que le parti de Laurent Gbagbo a ''choisi la violence''. Selon le quotidien, « samedi, sur sa terre natale de Bongouanou, Pascal Affi n'Guessan a exhorté les militants de l'ex-parti au pouvoir à rester prêts à battre le pavé ».
Simone Gbagbo risque la perpétuité
Incarcérée à Odienné depuis la fin de la crise post-électorale, Simone Gbagbo n'est pas encore fixée sur son sort. Cependant, à en croire le ministre de la Justice, l'ex-Première dame pourrait passer le restant de ses jours en détention. C'est L'Inter qui livre cette information. « Justice : Coulibaly Gnénéma : ''Simone Gbagbo risque la prison à vie'' », peut-on lire en manchette du journal. «Sur le cas de l’ex-Première dame Simone, Ehivet Gbagbo, actuellement en résidence surveillée à Odienné, le Garde des Sceaux a exclu la «peine de mort» et la «réclusion à perpétuité», au terme de son procès. Il n’a, toutefois, pas écarté ''l’emprisonnement à vie''. ''C’est ce qu’elle risque si les faits qui lui sont reprochés sont avérés dans la nature de ceux qui débouchent sur une telle condamnation. Il peut se trouver qu’à la fin de l’enquête, elle ne soit pas retenue dans les liens de la prévention pour les faits criminels qui déterminent une telle peine d’emprisonnement, mais pour des faits délictuels qui déterminent autre peine d’emprisonnement. Les délits économiques qui peuvent donner jusqu’à vingt (20) ans d’emprisonnement lorsque les faits sont avérés et que leur préjudice est supérieur à 110 millions f.cfa'', s’est exprimé Gnénéma Coulibaly », fait savoir le quotidien.
Si la situation est compliquée pour l'ex-première Dame, les choses pourraient aller dans un sens positif pour son époux, croit savoir Le Temps. « la libération du Président Gbagbo se précise : voici ceux qui ont le dossier en main », barre le journal à sa Une. « A la CPI, le dossier Gbagbo est devenu très gênant pour l'Empire qui l'a déporté là-bas. Et, depuis le changement de régime à Paris, tout ne fait que se compliquer pour Bensouda et ses parrains. La Gauche qui ne fonctionne pas avec les mêmes principes se rend compte que dans le dossier Gbagbo, toute la France s'est laissée flouée par Sarkozy », commente le quotidien.
Quant à Le Patriote, il revient sur la situation de prisonniers proches de l'ex-président. « Trois ans après la crise post-électorale : des tueurs de Gbagbo à la MACA », livre le quotidien à sa Une. « Après trois années de détention passées dans les géôles de la CTK à korogho, Me Bai Patrice, Djekoui Aimé, Ziga Kaka Jean-Louis et Ozi Nathanaël ont été transférés depuis vendredi dernier à la Maison d'arrêt et de correction d’Abidjan (MACA) », fait savoir le journal.