Sociopolitique

1er mai, RGPH, CEI, tirs groupés sur le pouvoir

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1er-mai-rgph-cei-tirs-groupes-sur-le-pouvoir La situation sociopolitique en Côte d'Ivoire n'est pas aisée, selon les journaux de ce jour. Ph D.R
Revue de presse

Soyez les bienvenus amis lecteurs à la revue de presse de linfodrome.com, votre site préféré. Le numéro de ce vendredi 2 mai sera consacré à la célébration de la fête du travail, de l'audience de Blé Goudé et de la tension de la situation sociopolitique. Bonne lecture à tous !

Fête du travail

Le 1er mai qui consacre la célébration de la fête du travail a été honoré. À la rencontre entre les travailleurs et le gouvernement ivoiriens, Fraternité Matin rapporte qu'il a été annoncé l'élaboration d'un « nouveau code de travail, cette année ». En effet, le ministre en charge de l'Emploi, Dosso Moussa, a indiqué que le Code du travail, le Smig, le Smag, la convention collective interprofessionnelle, le salaire des gens de maison, la lutte contre le travail des enfants etc, sont des piliers sur lesquels son ministère travaille. Selon Nord-Sud Quotidien, les travailleurs ont persisté sur un point. « La vie est chère, augmentez nos salaires », ont-ils dit. Un syndicat a demandé l'octroi de 150 points d'indices à l'ensemble des fonctionnaires qui n'ont pas bénéficié des récentes augmentations salariales. Devant toutes les doléances qu'ont fait les travailleurs, le quotidien informe que le Premier ministre Daniel Kablan Duncan a promis de les rencontrer dans les semaines à venir. Cependant, il a confessé que beaucoup d'actions ont été menées, mais du travail reste à faire. A la Une, Le Patriote écrit que « Duncan rassure les travailleurs » en ce qu'il a dit « vos préoccupations trouveront solution ». En effet dans sa déclaration, le Premier ministre a dit « le gouvernement a conscience qu'en dépit de ce qui a été fait, beaucoup reste encore à faire. Mais, soyez rassurés que nous ne baissons pas les bras, et que nous demeurons toujours à l'ouvrage afin d'améliorer progressivement et substantiellement la qualité et le niveau de vie et les conditions de travail de nos compatriotes.

Audience de Blé Goudé

Hier jeudi 1er mai 2014, il s'est tenue une audience concernant Charles Blé Goudé, à la Cour Pénale Internationale (CPI). Apparemment, l'ex-leader des jeunes patriotes s'en est bien sorti. « Blé Goudé remporte une grande victoire », barre à la Une, Le Temps. Le fait est que la Cour a déclaré Blé Goudé « indigent », après plusieurs enquêtes en Côte d'Ivoire. Ce qui veut dire, selon le quotidien que « Blé n'a pas volé un franc en Côte d'Ivoire. Contrairement aux hommes de Soro qui se vantent de milliards acquis dans le pillage des richesses de la Côte d'Ivoire. ». Le Quotidien d'Abidjan, Notre Voie et Lg Infos ont mis l'accent sur la procureure Fatou Bensouda. Quand un dit que « Blé Goudé fait fuir Bensouda » parce que cette dernière s'est faite représentée à l'audience, un autre écrit que « Bensouda confesse son impuissance ». Étant donné que son représentant a reconnu que « lorsque le transfert a eu lieu, nous étions en train de nous occuper de l'affaire Gbagbo, nous devrons maintenant respecter les délais pour respecter la date butoir dans l'affaire Blé Goudé, afin de voir s'il y a des documents précis. » Son avocat principal, Me Nicholas Kaufmann a déclaré devant l'attitude du Bureau du procureur que « si madame le procureur ne trouve pas d'éléments à charge contre Charles Blé Goudé, c'est que ça n'existe pas. C'est tout. » L'Expression parle d'un « deal que Gbagbo et Blé Goudé ont passé ». Il rapporte qu'a l'audience d'hier, le bureau du procureur et les avocats de Charles Blé Goudé ont signé un accord pour une conduite efficiente de la procédure. Les deux parties ont conclu des accords visant à adopter un système plus large pour simplifier la procédure, contrairement à celle dans l'affaire Gbagbo.

Situation sociopolitique

Sujets tous azimuts. D'abord la nouvelle composition de la Commission Électorale Indépendante (CEI). A ce sujet, Gervais Coulibaly, président de CAP-UDD, a averti le pouvoir que « si on ne discute pas de la recomposition de la CEI, on ne discutera plus de rien. On nous parle du NDI. Mais, pourquoi le gouvernement n'applique pas tout ce que le NDI a demandé, notamment le Statut de l'opposition et son financement. Nous ne pouvons rien leur imposer, qu'on ne nous impose rien ». C'est Le Mandat qui l'a rapporté. Éric Aimé Semien, président de l'Action pour la Protection des Droits de l'Homme (APDH), s'est inscrit dans le même esprit. « Nous nous opposons farouchement à la composition de cette Commission. Elle ressemble à de la foutaise... nous estimons que l'on a pas encore tiré les leçons du passé. on doit comprendre q'une Commission chargée de l'organisation des élections doit être indépendante comme son nom l'indique », lit-on dans Le Temps. Un autre sujet est le Recensement Général de la Population et de l'Habitat (RGPH). Ce projet connaît beaucoup de difficultés. L'inter écrit que « c'est dur dur pour Mabri », le ministre du Plan et du Développement. Le journal affirme que « ce sera une véritable gageure pour le ministre du Plan et le directeur de L'Institut National de Statistique (INS) de tenir un nouveau délai d'un mois, vu l'état du terrain. Car sur le terrain, il se passe des choses graves. Soir Info titre à la Une que « pour l'empêcher de se faire recenser, un frère ouvre, au couteau, le ventre de son cadet ». D'autres journaux ont également fait écho de ce drame. C'est que le sieur Morou Kobenan Amara, face au refus de son jeune frère Morou Amadou Ouattara, de le suivre dans son hostilité au RGPH, se saisit d'un couteau de cuisine et lui assène plusieurs coups à la tête et à l'abdomen. Le blessé mourra des suites de ses entailles. A Dabou, dans plusieurs villages, des agents recenseurs ont été refoulés, rapporte le même quotidien.

César DJEDJE MEL
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