Situation socio-politique

Encore des pro-Gbagbo transférés, la classe politique s'attaque

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Revue de presse

Bonjour chers amis lecteurs. Soyez les bienvenus à notre revue de presse de ce lundi 28 avril 2014. la situation de Gbagbo et de ses proches, les vérités de Soro Guillaume et autres sont les sujets de notre numéro de ce jour. Bonne lecture à tous !

Situation des prisonniers pro-Gbagbo

Les journaux, dans leur majorité, font état du transfèrement du commandant Jean Nöel Abéhi et de Jean Yves Dibopieu au Camp pénal de Bouaké. « Bouaké : Abéhi et Dibopieu transférés au Camp pénal. Leur convoi fait un accident », barre à la Une L'inter. Le quotidien informe qu'ils y ont été conduits le vendredi dernier. Cependant, le voyage ne s'est pas déroulé aisément. Un des véhicules de types 4X4 qui les tarnsportaient a connu une crevaison de pneu. Il a fallu de peu que son poursuivant entre en collision avec lui. Ce dernier, pour éviter l'accident, a fait une sortie de route qui lui a coûté plusieurs tonneaux, mais sans grand danger, rapporte le journal. Quant à Notre Voie, il écrit à la Une « Dibopieu et Abéhi transférés dans un autre enfer ». Car, « le Camp pénal de Bouaké a toujours eu la réputation d'être une prison où les conditions de détention sont extrêmement dures. Tombé en ruine pendant le règne de la rébellion armée de 2002, il a été récemment réhabilité dans l'unique but d'en faire une prison politique de haute sécurité », croit le journal. Le Patriote informe que le transfèrement de ces deux proches de Laurent Gbagbo « entre dans le cadre de l'envoi de 469 prisonniers au Camp pénal, qui a repris du service, après sa réhabilitation. Jean Nöel Abéhi et Jean Yves Dibopieu faisaient donc partie de la première vague composée de 167 prisonniers et suspects à être transférés à Bouaké ».

Guillaume Soro se fait entendre

Selon Fraternité Matin, le Président de l'Assemblée nationale a indiqué le samedi dernier que « le consensus national à sa place en Côte d'Ivoire car il permettra aux Ivoiriens de garantir la stabilité et le progrès ». Estimant que le temps de la belligérance est passé, il dira « le défi de la Côte d'Ivoire, c'est de bâtir l'unité nationale » qui doit « être une préoccupation pour chaque Ivoirien ». C'est ce qu'a rapporté également Nord-Sud Quotidien. Mais ce n'est pas tout. A la Une, Le Patriote écrit qu'il a réagi aux discours guerriers du FPI en déclarant « vous n'êtes courageux qu'après la guerre ». En effet, l'ex-premier ministre a affirmé que « dans ce pays, nous nous connaissons tous. Que l'on soit au FPI, au PDCI ou au RDR, on fait seulement semblant de ne pas se connaître, sinon on se connaît. Quand je vois certains tenir certains discours, je souris. Nous nous sommes suffisamment mesurés dans le pays. Chacun connaît la force de frappe de l'autre (...) Il y a quelque chose qui me fascine chez le genre humain. Bien de gens ne sont courageux qu'après la guerre, pas pendant ».

Polémique autour de la CEI

Rentré d'exil, l'ex-ministre de la Défense Alain Dogou, dans une interview qu'il a accordée à Le Nouveau Courrier dit « j'ai pris connaissance du projet de loi sur la CEI que le gouvernement a adopté pour être soumis au Parlement. A l'analyse, j'ai été profondément attristé par la faiblesse de l'argumentaire développé dans l'exposé des motifs ». Quant à Mamadou Koulibaly, Président de Liberté et Démocratie pour la République (LIDER), il dit « que Ouattara prenne une ordonnance pour se nommer à vie », lit-on à la Une de Soir Info. Il réagissait à la sortie du ministre de l'Intérieur Hamed Bakayoko qui a dit qu'ils ne vont pas renégocier la composition de la Commission Électorale Indépendante (CEI). Dans l'interview, Koulibaly affirme que « en régime démocratique, le projet de loi est toujours négociable, discutable, amendable avant de devenir loi adoptée et promulguée. Mais ça, c'est en régime démocratique. » Alors, au constat d'un certain nombre de faits, notamment l'isolement de l'opposition et l'accaparement de tous les pouvoirs, le Président de LIDER demande à Ouattara de faire comme Jules César en se nommant à vie, puisque ses actions sont de nature à le faire gagner coûte que coûte les élections de 2015. Face à cette polémique, Le Patriote dénonce « la mauvaise foi du FPI ». Le journal affirme que « l'objectif des hommes d'Affi est de jouer d'astuce pour faire retarder le processus ».

Libération de Gbagbo

Gervais Coulibaly, le président de CAP-UDD, l'ex-porte-parole de Laurent Gbagbo, croit que son mentor sera libéré. « Le président Gbagbo sortira plus tôt qu'on le pense », a-t-il confié à Lg Infos, qui a mis en exergue cette phrase en première page. Ce, parce que pour Coulibaly, « son dossier est vide. Si son dossier était bien fait, on n'aurait pas demandé à la procureure d'aller chercher un complément de preuves ». Et « pour la première fois, la presse française évoque un non lieu pour Gbagbo », écrit Le Quotidien d'Abidjan. Avant le 13 juin 2014 où se tiendra la dernière audience de confirmation ou d'infirmation de charges de Laurent Gbagbo, le journal a repris un article de RFI qui demande si Fatou Bensouda, la procureure de la CPI, a pu tout réunir pour clouer l'ex-président ivoirien.

César DJEDJE MEL
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