Présidentielle et poursuites judiciaires

Le cercle Ouattara en difficulté, Hambak en pompier

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le-cercle-ouattara-en-difficulte-hambak-en-pompier La pression de l'ONU est forte en ce moment contre le pouvoir ivoirien. Ph D.R
Revue de presse

Bonjour et bienvenue à la revue de presse de linfodrome.com, très chers amis lecteurs. La question de la CEI, les menaces contre Soro et Wattao ainsi que les poursuites de la CPI sont nos sujets dans le numéro de ce jour. Bonne lecture à tous !

Le cercle Ouattara en difficulté

C'est d'abord Wattao qui est « en colère » et qui exige des preuves à l'ONU qui l'accuse de trafic de diamant, fait savoir à la Une Nord-Sud Quotidien. Un lieutenant de Issiaka Ouattara alias Wattao affirme que les accusations de l'Organisation mondiale sont « à la fois un chantage et un acharnement... » et que « manifestement, des gens à l'ONU tiennent coûte que coûte à abattre quelques pro-Ouattara, au nom de l'équité. Et leur intention est visiblement de frapper au cœur du système Ouattara », et « Wattao étant une pièce-maîtresse dans le dispositif sécuritaire du régime en place, ils se verraient dans en mauvaise position ». Le Rassemblement Des Républicains (RDR), le parti du Président Ouattara, accuse également l'ONU, notamment son expert indépendant Doudou Diène. Celui-ci avait déclaré que « la CEI, qui sera en charge des élections présidentielles de 2015, a constitué dans le passé l'institution la plus sensible de la crise pré et post-électorale ». Pour Joël N'guessan, porte-parole du RDR, « cette assertion est erronée ». Il soutient que « ce qui fut sensible et le fait déclencheur de notre crise, c'est le passage en force que les ex-dirigeants ont voulu opérer contre la volonté des Ivoiriens lors de l'élection présidentielle ». Cependant, cette ONU est divisée quant au choix de ceux du camp Ouattara qui doivent être transférés à la Haye, informe Lg Infos. Le journal titre à la Une « (CPI/Qui doit rejoindre la Haye ? Ouattara et Soro divisent l'ONU ». Deux blocs s'affrontent, dit-il: Un qui veut que seuls Soro et une poignée de Com'zones soient transféré. Et l'autre qui souhaite que le Président Ouattara fasse partie du convoi, pour avoir créé les FRCI dont il est le premier responsable. Pour échapper à la menace de la CPI, Le Quotidien d'Abidjan informe que « Soro et ses hommes préparent leur fuite » vers le Burkina Faso, dans leurs châteaux de Ouaga 2000, pour se réfugier auprès de leur « parrain ».

Polémique sur la composition CEI

Le ministre de l'Intérieur Hamed Bakayoko est monté au créneau pour éclairer sur la nouvelle composition de la Commission Électorale Indépendante (CEI), au cours d'une conférence de presse. Le Patriote dont le ministre est le patron fait un large écho de ses propos. A la Une de ce journal, on peut lire : « On ne va pas bloquer le pays pour le FPI », « ce texte ne sera pas négocié », « ce n'est pas à la CEI qu'on gagne les élections », « nous n'avons pas l'intention de tricher » et enfin « la présidentielle aura bel et bien lieu en octobre 2015 », a dit le ministre. Des titres qui livrent toute la substance de sa conférence. Fraternité Matin, quant à lui, rapporte du ministre qu'il a déclaré que « le gouvernement n'a jamais été autant sous représenté dans la CEI ». Le journal a dressé un tableau comparatif de la composition de la Commission depuis 2001. Donc pour Hamed Bakayoko, « c'est une Commission Électorale Indépendante parfaitement équilibrée ». Le Temps livre que le ministre « se fourvoie et mélange tout ». Le quotidien écrit que, selon le ministre, « la modification unilatérale de cette structure sans consulter l'opposition, c'est ''faire les choses dans les règles de l'art'' ». En plus, il se braque contre la communauté internationale en déclarant que « nous n'avons pas l'intention de renégocier le texte de loi qui modifie la CEI ». Au regard de ces derniers propos, Le Quotidien d'Abidjan écrit que « le gouvernement refuse la voie de la sagesse ».


Affaire libération de Gbagbo

Koné Katinan, le porte-parole de Laurent Gbagbo, refait surface dans un document intitulé « la Pâques juive chrétienne ou ivoirienne ». L'inter en parle. Se référant à l'interview accordée par Affi N'guessan, président du Front Populaire Ivoirien (FPI), audit journal et au cours de laquelle, il a affirmé « je ne vois pas de contradiction entre la lutte du FPI pour la reconquête du pouvoir et la libération du président Gbagbo », Koné Katinan y voit une tentative de trahison de Laurent Gbagbo par Affi et avertit ce dernier. Il lui a rappelé la trahison de Pierre contre Jésus-Christ et celle du Maréchal Pétain contre Léon Blum. Sa déclaration est aussi reprise par le Nouveau Courrier qui dit que, prétextant de la Pâques, Katinan Koné a écrit que de Gbagbo « le 11 avril 2011, en pleine semaine sainte, un homme a mené un combat violent en lui-même, entre céder aux promesses de bien-être matériel en trahissant son serment, ou rester fidèle à son serment. Comme le Christ, il préfigurait la mort atroce qui l'attendait ». Ainsi, croit-il Gbagbo ne va pas mourir à La Haye », « il est à la CPI comme Jésus devant Ponce Pilate ».

César DJEDJE MEL
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