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Jamais deux sans trois pour Dogbo, inquiétudes à l'ouest

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Revue de presse

Bonjour fidèles lecteurs de Linfodrome.ci. Heureux de vous retrouver pour notre traditionnelle revue de la presse nationale. Deux sujets phares sont au menu de notre tour d'horizon ce vendredi 25 avril 2014. Les procédures judiciaires contre Gbagbo et ses proches ainsi que la situation sécuritaire en Côte d'Ivoire. Bonne lecture !

Dogbo Blé devra patienter

Prévu pour être rendu public hier, jeudi 24 avril 2014, le verdict du procès en cassation du général Dogbo Blé Bruno condamné à 15 ans de prison a été une fois de plus reporté. Le Nouveau Courrier estime que cette situation est occasionnée volontairement par la Cour Suprême. « Audience en cassation : la Cour suprême ruse avec Dogbo Blé », peut-on lire en manchette du journal. «L'audience du général Bruno Dogbo Blé et ses ex-collaborateurs de la Garde républicaine (GR) vient d'être à nouveau reportée. Ce qui fera la 4è fois en moins de deux ans (…) Ce qui fait penser à une volonté manifeste de la chambre judiciaire de la Cour suprême de ruser avec le cas Brunot Dogbo Blé en se donnant du temps et en tenant inutilement en haleine avocats et famille de l'ex-patron de la GR », écrit le quotidien.

De son côté, L'Expression souligne le caractère rapide de l'audience d'hier. « Procès de Dogbo Blé : l'audience expédiée en une minute », peut-on lire en manchette du journal. « Le procès en cassation du général Dogbo Blé Bruno à la Cour suprême évolue de report en report. Alors qu'on croyait que cette quatrième audience allait mettre fin à la procédure contre l'ancien commandant de la Garde républicaine. Que non ! La Cour, par la voix de son président a reporté l'audience au 26 juin. ''L'affaire Dogbo Blé est reportée au 26 juin 2014'', a annoncé sans commentaire le président Vêh Boua'' », écrit le journal. Selon le quotidien, l'avocat des victimes, Coulibaly Sounkalo a donné l'explication suivante sur les raisons de ce report : « la Cour n'est pas prête à vider son délibéré. Ils sont en train de travailler. Ils n'ont pas pu rédiger. La partie civile est pressée qu'on vide le délibéré. Le retard ne nous arrange pas parce que, nous pensons qu'il faut que nos clients soient dédommagés ».

Pour sa part, Soir Info livre la réaction de Félix Bobré, l'un des avocats de l'ancien collaborateur de Laurent Gbagbo. « Si l'affaire a été prorogée, c'est parce que la Cour n'était pas prête. De toutes façons, la Cour n'a pas à se justifier de ses décisions. Nous en prenons acte (…) Du point de vue du Droit pur, nous gardons espoir que cette décision soit cassée. Nous avons présenté des arguments tant dans la forme que dans le fond pour y arriver », a-t-il déclaré selon le journal.

Dogbo Blé n'est pas le seul proche de Laurent Gbagbo à avoir des démêles avec la justice. C'est aussi le cas de Charles Blé Goudé sur le cas duquel se penche Le Quotidien d'Abidjan. « CPI : Blé Goudé autorisé à recevoir des visites », informe en manchette le journal. « Un mois après son transfèrement au centre pénitentiaire de la CPI à La Haye, aux Pays-Bas, l'ex-leader des jeunes patriotes peut désormais recevoir des visiteurs. A l'exception de celles de son avocat ou de son épouse, Charles Blé Goudé, incarcéré depuis le dimanche 23 mars n'avait droit à aucune visite », indique le quotidien.

Nouvelle attaque à l'ouest

Après une période d'accalmie relativement longue, les armes ont encore parlé à l'ouest du pays, fait savoir Nord-Sud Quotidien. « Nouvelle attaque à Grabo : un mort, pus de 200 déplacés », barre à sa Une le journal. A en croire le quotidien, « Après l'attaque de Grabo dans la nuit du samedi 22 au dimanche 23 février 2014, des individus armés continuent de semer la terreur et la désolation au sein des populations, à la frontière ivoiro-libérienne. Selon Coulibaly Yaya, député de la circonscription de Grabo-Djourçoutou, '' mardi, des hommes lourdement armés ont fait irruption dans le village de Djiramé, situé à 15 km de Grabo. Pendant quelques minutes, des tirs nourris et des rafales de Kalachnikovs ont été entendues (…) Après le passage des hommes armés, le corps d'un ressortissant malien du nom de Dramane Ouattara a été retrouvé sans vie. Il a été découvert égorgé par les assaillants (…) On enregistre plus de 200 persones qui se sont déplacées de Djimané et Soclodouba pour trouver refuge au foyer de Grabo'' », relate le quotidien.

De son côté, Le Patriote indique que l'armée a été équipée pour lutter contre cette insécurité grandissante. « Lutte contre l'insécurité : l'armée a reçu 21 cargos, hier », peut-on lire en manchette du journal. « Solidarité agissante d'un opérateur économique envers son pays. M. Kouao Niamoutié a fait un important don aux FRCI, hier au palais présidentiel d'Abidjan Plateau. Ce sont au total 21 cargos qui ont été remis aux hommes du général Bakayoko », souligne le quotidien.

Le Nouveau Courrier, pour sa part croit savoir que l'Etat ivoirien viole l'embargo sur les armes imposé depuis quelques années par l'ONU. « Le dernier rapport du groupe d'experts de l'ONU chargé de la surveillance de l'embargo en Côte d'Ivoire a clairement mentionné cette propension. En effet, dans leur rapport, ces experts évoquent un réarmement de la Côte d'Ivoire en flagrante violation de l'embargo. D'autant plus que plus de 21 tonnes d'armes, de munitions et de biens militaires supposés être affectés à la MINUSMA n'ont pas été livrés au Mali. Et, ils n'écartent qu'ils aient été détournés à destination de la Côte d'Ivoire », écrit le quotidien.

Abraham KOUASSI
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