Wattao en difficulté, l'actualité d'Alassane Ouattara, la situation sécuritaire, voici les thèmes qui vont meubler notre revue de presse de ce jeudi 24 avril 2014. Bonne lecture !
L'ONU accuse Wattao
Trois ans après la réunification du pays, le trafic illicite de diamant reste bien ancré dans les habitudes en zone ex-CNO. A en croire l'Organisation des Nations Unies (ONU), l'officier des FRCI, Issiaka Ouattara dit Wattao serait mêlé à cette affaire, apprend Le Temps. « Côte d'Ivoire : Wattao épinglé par l'ONU », titre en manchette le journal. « Les experts des Nations unies sur la Côte d’Ivoire ont publié le 17 avril un nouveau rapport. Ils affirment que "les mesures et les restrictions imposées par le Conseil de sécurité de l’ONU n’empêchent toujours pas le trafic illicite de diamants bruts ivoiriens" et accusent l'ancien "comzone" Issiaka Ouattara, dit "Wattao", d'en profiter(...) Le Groupe est à même de confirmer que les principaux négociants de diamants y payent des éléments des FRCI sous le commandement d’un capitaine connu sous le nom de "Delta" et d’un lieutenant Djomane Ayba, deux seconds de l’ancien commandant de zone Wattao, pour être autorisés à faire le commerce des diamants bruts et à les exporter illégalement", peut-on lire dans le rapport », écrit le quotidien.
De son côté, L'Inter donne la parole à l'ex-Chef d'Etat major adjoint des Forces Nouvelles qui s'explique sur cette situation. « Trafic de diamant : Wattao épinglé par l'ONU, le chef militaire explique tout », peut-on lire à la Une du journal. « Accusé dans le rapport de l'Onu d'exploiter du diamant à Séguéla, le Colonel Issiaka Ouattara alias Wattao, commandant en second du Centre de coordination des décisions opérationnelles (Ccdo) et de la Garde républicaine (Gr) a réagi (…) Il s'est d'abord dit surpris par un tel rapport, avant d'indiquer qu'il n'a rien à voir avec cette affaire. « Je me suis toujours tenu à l'écart du diamant et de l'or parce que leur exploitation envoi toujours des problèmes (…) Ces experts vivent toujours et ils peuvent témoigner. Avant moi, il y avait un commandant à Séguéla. Quand je suis arrivé, je me suis tenu loin des sites. Aujourd'hui, ceux qui y sont, peuvent le témoigner. Il suffit d'y faire un tour. Les chefs de village et de communauté sont toujours en place. Si sous l'ancien régime au temps de la rébellion, je n'ai pas exploité de diamant, ce n'est pas aujourd'hui où tout est contrôlé par l'Etat et sous observation de l'Onuci que je le ferai. Jamais, je n'ai trempé dans une affaire d'exploitation de diamant (…) Nous sommes dans une République. Ceux dont parle le rapport ne sont plus sous ma responsabilité. . Parce que les ex-combattants qui se prévalent du titre d'anciens éléments proches d'untel sont nombreux. Souvenez-vous que certains, que nous avons radiés de nos effectifs et devenus braqueurs sont traqués et arrêtés. Dans ce cas, on dira qu'ils sont sous les ordres de Wattao. C'est trop facile ça !'', a-t-il expliqué », informe le journal.
De son côté, L'Expression qui fait également cas de cette affaire écrit à sa Une que « Wattao dans de sales draps ». Selon le quotidien, l'officier perçoit grâce à ce trafic 60 millions mensuellement.
Des nouvelles de Ouattara
En séjour privé en France depuis bientôt une semaine, Alassane Ouattara garde le silence. Cependant, selon Nord-Sud Quotidien, tout va bien pour le chef de l'Etat. « A Mougins (France) depuis 5 jours : les nouvelles fraiches de Ouattara », barre le journal à sa Une. A en croire le journal, « Alassane Ouattara va bien, très bien même. Selon un proche du chef de l'Etat joint par téléphone hier, depuis la France, le séjour privé du numéro Un ivoirien se déroule à merveille dans l'Hexagone. ''Il est actuellement à Mougins (dans le sud de la France) où il possède une résidence. Il y a été d'ailleurs rejoint par ses petits-enfants actuellement en vacances de Pâques. Ils ont même joué au football hier soir'', relate notre informateur. Il précise que le président de la République a effectué le déplacement pour un ''contrôle'' médical prescrit par ses médecins après l'opération de la sciatique qu'i la subie début février. En marge de ce rendez-vous post-opération, le chef de l'Etat aura un agenda européen ».
Tout n'est pas aussi simple pour le président ivoirien si l'on se refère à LG Infos. Selon le journal, ce déplacement d'Alassane Ouattara en France fait ressurgir les querelles dans son entourage. « Ouattara en France : les choses s'accélèrent à Abidjan, Soro remis en selle », livre à sa Une le journal. « (…) Le dauphin constitutionnel de Ouattara marginalisé lors de la première phase de la sciatique au profit de son frère ennemi, Hamed Bakayoko ministre de l'Intérieur, adoubé par les chancelleries, vient d'être remis en selle. C'est avec lui que l'ONU, à travers ses représentants à décidé de discuter pour sortir des incertitudes qui pointent à l'horizon », commente le quotidien.
Outre ces faits, l'actualité ivoirienne, c'est aussi la situation sécuritaire avec les agressions qui se multiplient dans les taxis. Selon L'Inter, « Une demoiselle dont le nom n'a pas été indiqué a été projetée d'un taxi hier, mercredi matin, après avoir été abusée sexuellement. La sinistre scène s'est produite dans la commune de Marcory.
L'Expression donne plus de détails en indiquant que cette femme, du nom d'Iba Lætitia serait âgée de 24 ans et aurait disparu du domicile familial depuis dimanche dernier.
Quant à LG Infos, il indique le fils du journaliste Fernand Dédeh a été lui aussi dépouillé de tous ses biens dans un taxi-compteur.