Le week-end pascal, l'actualité au sein de l'opposition ivoirienne, notamment le Front Populaire Ivoirien (FPI), les tirs à la MACA, tels sont les sujets phares de notre revue de presse de ce mardi 22 avril 2014. Bonne lecture.
Sanglante Pâquinou
Célébré de samedi à hier lundi , le week-end pascal occupe une place de choix à la Une des tabloïds ivoiriens. C'est le cas de Soir Info qui relate un drame survenu à Yamoussoukro. « Tragique week-end pascal : un danseur de ''Goly'' et un policier tués », peut-on lire en manchette du journal. « Selon nos sources, tout commence dans la nuit du jeudi 17 au vendredi 18 avril lorsque le sergent Dongo, en poste à la préfecture de Police est violemment percuté par un taxi sur la route du CAFOP, alors qu'il circulait à moto (…) Conduit de toute urgence à l'hôpital, le sergent de Police en fonction à cet endroit a été finalement transféré dans un centre plus spécialisé à Abidjan où il succombera de ses blessures (…) Le lendemain de ce drame, un autre accident de la circulation va intervenir sur le tronçon routier Yamoussoukro-Toumodi sur l'autoroute du Nord (…) Un minicar d'une trentaine de places transportant un groupe de danseurs Goly en provenance Djangoménou en partance pour Tiébissou dans le cadre des festivités de Pâquinou, a fait plusieurs tonneaux avant de finir sa course dans le décor. On enregistre sur place un mort, en la personne du vieux Djè Konan, un des célèbres danseurs Goly de cette équipe. Sans oublier les nombreux blessés au nombre desquels 7 cas jugés graves », rapporte le quotidien.
Quant à Fraternité Matin, il se penche sur l'aspect festif de cette célébration. « Pâquinou 2014 : Paix et développement, les maîtres mots », barre à sa Une le journal qui se félicite de la réussite des célébrations organisées dans la région du Bélier par l'ex-Premier ministre Ahoussou.
Yacou le Chinois se signale, encore
C'était chaud samedi dernier à la Maison d'arrêt de correction d'Abidjan (MACA), où les armes ont crépité, nous apprend Soir Info. « MACA : encore des tirs nourris », peut-on lire en manchette du journal. « Plusieurs détonations ont déchiré le ciel, le samedi 19 avril 2014 à la MACA. Des parents venus voir des proches détenus, ce jour, pris de panique ont tenté de se réfugier au niveau du grand portail Quand, les détenus eux-même surpris pour certains par des tirs, tentaient de regagner leurs cellules en courant (…) A l'origine de cette fusillade, se trouve une connaissance de Yacou le Chinois, le plus célèbre détenu de la MACA. Venue rendre visite à ce dernier, elle ne détenait pas de ticket d'entrée qui est le seul papier autorisant la rencontre entre un détenu et son parent. Yacou le Chinois, ivre de colère de voit l'une de ses proches refoulées a manifesté bruyamment avant que ses ''proches'' de la Prison ne réagissent. C'est ceci qui aurait mis le feu aux poudres », explique le quotidien.
De son côté, Le Quotidien d'Abidjan donne une version différente. Le journal qui titre en manchette : « MACA : FRCI et gardes pénitentiaires se tirent dessus », donne l'explication suivante : « Yacou le Chinois se rendait au greffe. De peur que ce dernier ne soit arrêté par les gardes pénitentiaires, des éléments des FRCI ont tenu à l'accompagner. La garde pénitentiaire de permanence a demandé aux FRCI d'attendre leur chef dehors. Une requête rejetée du revers de la main. Il s'en suit une altercation entre l'élément des FRCI et le garde pénitentiaire (…) Alertés, ses collègues (gardes pénitentiaires) font usage des armes pour dissuader les hommes de Yacou le Chinois ».
Fraternité Matin choisit dans cette affaire de s'intéresser au personnage principal, Yacou le Chinois. « Des tirs à la MACA : encore Yacou le Chinois !», peut-on lire en manchette le quotidien. « A la MACA, tout le monde y compris les responsables, subit les humeurs de cet homme au visage apparemment angélique. Alors que la détention de téléphone portable est strictement interdite, Yacou et ses hommes en possèdent et en font bon usage comme bon leur semble (…) Les méfaits de ce prisonnier dont la cellule, selon nos indiscrétions ne se ferme pas sont légion. Alors question : qui donc protège Yacou le Chinois à la MACA ? Pourquoi sa déportation dans un autre établissement plus sécurisé comme le camp pénal de Bouaké reste quasiment impossible ? », s'interroge le journal.
Le FPI en première ligne
Le Front Populaire Ivoirien (FPI), parti fondé par Laurent Gbagbo veut diriger la Commission électorale indépendante (CEI). Cette information est livrée en exclusivité par L'Inter. « Politique nationale : le FPI veut la présidence de la CEI », barre à sa Une le quotidien. A en croire Pascal Affi N'Guessan, président de cette formation politique, « ce serait un juste retour des choses étant donné que lorsque le FPI était au pouvoir, la présidence de la CEI était revenue à l'opposition ».
Si l'ex-parti au pouvoir se veut ambitieux, il n'en reste pas moins tiraillé par les dissensions internes, croit savoir L'Expression. « Fracture au FPI : un nouveau parti se crée à Abidjan », livre en manchette le journal. « Zadi Djédjé, anciennement président de la Coalition de la jeunesse patriotique pour la paix et la réconciliation (CJPPR) a décidé de quitter la société civile pour atterrir sur le terrain politique. Avant la création de sa nouvelle formation politique, le Front populaire-Uni (FP-U), i la décidé de rompre officiellement avec ses amis frontistes. A peine il prend l’initiative, à peine il a subi la menace de Pascal Affi N'Guessan, président du Front Populaire Ivoirien. Le premier congrès constitutif du FP-U a été l'occasion pour le nouveau leader politique de dévoiler cette intimidation de l'ancien Premier ministre de Laurent Gbagbo ».