Bonjour amis lecteurs de Linfodrome.ci. L'affaire Gbagbo à la Cour pénale internationale (Cpi), la situation au sein des Forces armées ivoiriennes, telles sont les principaux sujets de notre revue de presse de ce vendredi 18 mars 2014. Bonne lecture !
Un témoin de Fatou Bensouda en cause
Les choses continuent de s'animer dans l'affaire ''Le procureur contre Laurent Gbagbo'' à la CPI. De fait, indique Le Nouveau Courrier, un des témoins brandis par Fatou Bensouda aurait, actuellement, des démêlés avec la Justice. « Affaire Gbagbo : un témoin-clé jeté en prison », barre le journal à sa Une. « C'est l'histoire de P44, un des témoin-clé de Fatou Bensouda, censé accréditer la thèse selon laquelle Gbagbo est coupable de graves crimes contre l'humanité. Si l'on suit la trame de son témoignage, ''P 44'' doit être un ancien membre de la Galaxie patriotique retourné pour les besoins de la cause. Seulement, voilà ! Son témoignage est ''insuffisant''. Il n'accuse pas assez Gbagbo au point que Bensouda, dans sa synthèse, lui fait dire ce qu'il n'a pas dit en espérant que les juges, débordés par des milliers de pages de textes ardus n'y verront que du feu. Mais, Emmanuel Altit, avocat principal de Gbagbo veille. ''Comme la Défense le relevait lors de l'audience de confirmation des charges, le Procureur a mésinterprété nombre de déclarations de P 44. Surtout, il a trahi le sens de ce que lui disait (…) Les observateurs se souviennent que des propos accusateurs de P-44, drôle d'accusateur qui disait que ''l'entourage de Gbagbo était composé de gens du nord (ce qui affaiblit la thèse du plan commun) (…) Sont-ce ces propos qui ont irrité le pouvoir Ouattara ? Ce qui est sûr : P-44 a été arrêté, dans l'indifférence du bureau du procureur auprès de la CPI », relate le quotidien.
LG infos ne dit pas autre chose. Le quotidien qui titre à sa Une : « Dernier virage à la CPI, Me Altit revèle : ''le témoin principal de Bensouda en prison à Abidjan'' », publie les observations faites par l'avocat français. Selon Me Altit, « P-44 avait fait état de menace pesant sur lui émanant des nouvelles autorités ivoiriennes. Le procureur s'en est bien gardé d'en informer la Chambre (…) Le procureur a laissé emprisonner son témoin sans réagir », a écrit le conseil de Gbagbo.
De son côté, Le Bureau pour le conseil des victimes dans l'affaire Gbagbo a appelé à une confirmation des charges contre l'ex-président. C'est ce que nous apprend Soir Info. « En ce qui concerne les parties engagées dans cette bataille juridique, le conseil principal des victimes, Paolina Massidda a demandé que les charges qui pèsent contre Laurent Gbagbo soient confirmées (…)''Le représentant légal des victimes rappelle qu’il y a eu des attaques récurrentes contre des mosquées et des viols souvent perpétrés dans des circonstances violentes, humiliantes, parfois devant les membres de la famille qui étaient incapables de leur venir en aide. La Défense n’a présenté aucune preuve irréfutable, attestant l’existence objective et sérieuse de fait pouvant expliquer les crimes commis à grande échelle parmi la population civile qui a soutenu M. Ouattara et vécu. Pour ces raisons, le Représentant légal des victimes prie la Chambre préliminaire de confirmer toutes les accusations portées contre M. Laurent Gbagbo, et s'engager lui à son procès '', a-t-elle écrit dans un document publié le mercredi 16 avril 2014 sur le site officiel de la Cpi, fait savoir le quotidien.
Les éclairages de Paul Koffi
Rentrés récemment d'exil, des ex-combattants ont dénoncé à travers la presse des manœuvres effectuées par le ministère de la Défense dans le but de les écarter des effectifs des forces armées. Selon le ministre en charge de la Défense, Paul Kofficité par Fraternité Matin ceux-ci ne sont pas de véritables militaires. « Opération de réintégration dans l'armée : 3000 faux militaires démasqués », barre à sa Une le journal. « Dans le cadre de l'opération ''retour des exilés'' militaires que mène le ministère auprès du Président de la République en charge de la Défense, 4008 dossiers ont été enregistrés dont 174 doublons détectés, ce qui ramène à 3834 cas réels (…) Parmis ceux-là 3095 dont, a-t-il insisté, aucun n'est militaire ou paramilitaire. ''C'est vrai, parmi eux, certains ont été formés au maniement des armes, parfois sur des sites militaires, par des officiers'', a révélé le ministre », indique le quotidien.
Quant à LG infos, il choisit de relayer le commentaire de Paul Koffi Koffi sur cette situation. « Paul Koffi Koffi aux militaires rentrés d'exil : '' je ne vous connais pas'' », titre en manchette le journal. « Le ministre délégué à la Défense, Paul Koffi Koffi a répondu hier, 17 avril 2014 aux militaires revenus d'exil qui se plaignent depuis un moment d'être laissés pour compte. ''Aucun de ces jeunes gens n'est militaire. Certes, certains d'entre eux ont été formés sur des sites militaires, parfois même par des officiers qui sont actuellement en exil ou qui sont sur la place. Mais, le fait d'avoir appris à manier l'arme ne fait pas d'eux des militaires (…) Et comme ils ne sont pas militaires, nous ne pouvons pas les réintégrer'', a déclaré le ministre », écrit le quotidien.
Nord-Sud Quotidien se penche sur la question des ex-FDS rentrés d'exil. A en croire le journal, 3000 de ces soldats rentrés d'exil seraient ''introuvables''. De fait, selon le quotidien, « Le décompte poserait problème. Des nouvelles récurentes d'une absence prolongée de soldats sont prises très au sérieux par la hiérarchie militaire ».