Actualité nationale

Awa Fadiga chamboule tout, le FPI entendu

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Revue de presse

L'affaire Awa Fadiga et ses suites en Conseil des ministres, les difficultés relatives au Recensement général de la Population et de l'Habitat (RGPH 2014). Ne manquez rien de l'actualité ivoirienne de ce jeudi 17 avril 2014. Bienvenue à notre traditionnelle revue de presse.

Les urgences du CHU de Cocody ferment

Le décès du mannequin Awa Fadiga continue de faire des vagues. En réaction à la levée de boucliers qu'a suscitée cette mort, le gouvernement a décidé hier, en Conseil de ministres de la fermeture des urgences du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Cocody pour une réhabilitation, apprend L'Inter. « Santé : les urgences du CHU de Cocody fermées », peut-on lire en manchette du journal. « Le gouvernement a décidé de fermer, à partir du 1er mai, les urgences du CHU de Cocody en vue de les réhabiliter. Des locaux seront ouverts dans le bâtiment principal du CHU pour recevoir les malades », fait savoir le quotidien.

Tout en parlant de cette fermeture, Fraternité Matin indique que les urgences du CHU de Treichville vont rouvrir leurs portes. «Urgences des CHU : on ferme à Cocody, on rouvre à Treichville », livre le journal à sa Une. « Au titre du ministère de la Santé et de la lutte contre le SIDA, sur communication de sa responsable, Raymonde Goudou-Coffie, selon le porte-parole du gouvernement, Bruno Koné, le Conseil des ministres a pris des mesures visant la fermeture temporaire des urgences du CHU de Cocody pour une durée de trois mois en vue de permettre leur réhabilitation. La décision prend effet à compter du 1er mai 2014 (…) Il sera aussi procédé à la réouverture immédiate des urgences de chirurgie du CHU de Treichville avec les deux blocs opératoires, du bloc gynécologique et,obstétrical du CHU de Yopougon. En plus, on notera la remise en fonctionnement imminente des deux blocs opératoires de l'hôpital général de Yopougon-Attié, la contribution de l'Hôpital militaire (HMA) à la prise en charge des urgences chirurgicales dans les conditions d’accessibilité des hôpitaux publics », explique le support gouvernemental.

Quant à LG infos, il souligne que la grogne du personnel de santé suite au limogeage de certains d'entre eux dans cette affaire est toujours importante. « ''Affaire Awa Fadiga'' : les syndicats de santé mettent toujours la pression », écrit en manchette le journal. Le journal écrit, « réunis en Assemblée générale extraordinaire à la salle de conférence du CHU de Cocody, les 14 syndicats membres de la coordination nationale de la santé ont interpellé le gouvernement en réclamant le bilan de l'année de la santé 2013 (…) Ils ont été intransigeants sur la fermeture des services des urgences à Cocody et la réhabilitation des CHR et hôpitaux généraux à l'intérieur du pays ».

Difficile opération de recensement

Entré dans sa phase pratique récemment, le RGPH 2014 est en proie à d'importantes difficultés, notamment le refus de certaines populations de se faire recenser. A en croire L'Inter, ce refus a failli basculer dans la violence dans une localité du pays. « Recensement de la population : des agents recenseurs chassés à la machette », barre à sa Une le journal. « la violence s'est invitée dans cette opération qui consiste à recueillir des données démographiques, socio-économiques et culturelles se rapportant aux habitants de cette partie de la Côte d'Ivoire. Selon Alerte-info qui donne l'information, des agents recenseurs ont été ''chassés et poursuivis avec des machettes à Grand-Djourou'', une localité de la ville de Grand Béréby, située à 376 km d’Abidjan, a indiqué mardi dernier M. Gala Bi, assistant comptable du comité local Rgph. Il faut dire que l'agent recenseur, qui se rend au domicile ou dans un ménage pour appliquer le questionnaire à l'aide d'un Smartphone, après avoir fait la connaissance et la numérotation de sa zone de dénombrement, a un ordre de mission, est habillé d'un chasuble orange et muni d'un badge de couleur verte. Malgré tout, ces agents n'étaient pas la bienvenue dans ce village (…) Aussi, à Zimbabwe, un sous-quartier du Bardot, plus grand bidonville de l’Afrique de l’Ouest, à San Pedro, des habitants n’ont pas réservé un bon accueil aux agents recenseurs. «Dans certaines localités, des chefs de village et des populations refusent de recevoir les agents», a aussi déploré M. Gala Bi, rappelant que l’opération est une question de développement. Sur 2.369 agents retenus pour l’opération et qui ont perçu ''il y a une semaine'' leur frais de mise en route (10.000 FCFA chacun), 2.100 ont été identifiés dans leurs zones, a indiqué le responsable. M. Gala Bi révèle que 20% du salaire des agents, estimé à 100.000 FCFA, devrait être payé ''cette semaine'', ainsi que celui des chefs d’équipe qui s’élève à 150.000 FCFA. Interrogé également par Alerte-info, le directeur régional du Plan de San-Pedro et superviseur de l’opération, Maurice Sahin, a fait savoir qu’« il y a des cas de désistement» parmi les agents parce que certains étudiants cooptés pour l'opération, ''ont rejoint leurs universités''».

LG infos ne dit pas autre chose, tout en rappelant le rôle du Front Populaier Ivoirien (FPI) dans ce boycott. « Grand-Béréby/ recensement : des agents chassés à la machette », écrit à sa Une le journal qui indique que, « c'est le jeudi 20 mars 2014 que le Front Populaire Ivoirien avait appelé les Ivoiriens à ''s'abstenir de participer'' à l'opération de recensement général de la Population et de l'habitat, remettant en cause la ''fiabilité'' du processus ».

A côté, de ces deux sujets, il est important de dire que l'actualité sur la Cour Pénale Internationale (CPI) ne manque pas dans les quotidiens ivoiriens. Notre Voie publie une lettre de Charles Blé Goudé que le leader du COJEP aurait adressée à ses camarades de parti. « Je sais que je reviendrai parmi vous », a notamment écrit le leader de jeunesse pro-Gbagbo. Quant à Le Patriote, il croit savoir que l'affaire Laurent Gbagbo est loin d'être à son épilogue. « Malgré les gesticulations de ses partisans : Gbagbo jugé, pas avant 2017 », titre le journal à sa Une.

Abraham KOUASSI
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