Politique nationale

La Haye dit non, le FPI boudé

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Revue de presse

Bonjour fidèles lecteurs de Linfodrome.ci. Heureux de vous retrouver pour votre traditionnelle revue de la presse nationale. Deux sujets sont au menu de notre tour d'horizon de ce mercredi 16 avril 2014. Les affaires en cours à la CPI ainsi que les rapports pouvoir-opposition. Bonne lecture.

Manifestations interdites à La Haye

Désireux de manifester à La Haye, siège de la Cour Pénale Internationale où est écroué Laurent Gbagbo, des partisans de l'ancien chef d'Etat n'ont pu atteindre cet objectif, fait savoir L'Inter. « Cour Pénale Internationale : des pro-Gbagbo refoulés à La Haye, hier », barre à sa Une le journal. A en croire le quotidien, « La délégation de l'Union des nouvelles générations (Ung) et le Comité de pilotage des actions de la diaspora sont actuellement amers. Leur manifestation prévue pour hier mardi, à La Haye pour soutenir l'ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo, a été interdite par le maire de la ville néerlandaise (…) Lundi dernier jour du départ, poursuit notre source, ce sont environ 11 cars de 60 places remplis, dont 9 à Paris, 1 en Belgique et 1 en Allemagne, qui devraient prendre la route de la ville neerlandaise. Contre toute attente et alors que l’autorisation pour la manifestation avait été accordée depuis un mois, les pro-Gbagbo sont saisis d'une décision d'annulation de leur manifestation, prise à la dernière minute par le maire de La Haye, cela pour deux motifs. Primo, parce qu’il n’y a pas d’audience le 15 avril à la CPI comme annoncé, et secundo parce que ce même jour, devait se tenir une grande marche des travailleurs Hollandais à La Haye. Le délégué Europe de l'Ung, Arsène Touho, que nous avons joint pour en savoir plus, nous a confirmé l’information, qu’il venait lui-même de vérifier avec Ben Gneba, le représentant du Comité de pilotage des actions de la diaspora (Cpad) en Hollande et chargé de l’obtention de l’autorisation. Arsène Touho a indiqué qu’il a un profond doute sur les motifs d’annulation de la manifestation. Pour lui, le motif relatif à l’audience est fallacieux puisque plusieurs manifestations ont déjà été autorisées par le passé, alors qu’il n’y avait pas audience ».

Quant à LG infos, il choisit de se pencher sur les éléments de preuve déposés par la procureure Fatou Bensouda dans l'affaire qui l'oppose à Laurent Gbagbo. Selon le quotidien, celles-ci ne sont pas en mesure de faire aboutir à l'ouverture d'un procès contre l'ex-président. « Dernier virage à la CPI (3) : encore des vidéos truquées découvertes », peut-on lire à la Une du journal. Le quotidien qui publie en intégralité les observations faites par Emmanuel Altit, avocat principal de Laurent Gbagbo indique que selon ce dernier, « le procureur communiqué à la Défense une multitude de documents audio et vidéo dont la plupart ont pour source la page internet à partir de laquelle le procureur les a téléchargés. Une page internet ne suffit pas à crédibiliser une source : il appartenait au procureur d'enquêter pour indiquer qui aurait filmer les images et quand ».

Le Patriote pour sa part estime que Laurent Gbagbo a peu de chances de se voir remis en liberté provisoire. Le quotidien qui commente notamment la décision de la Belgique d'accueillir sur son sol des détenus de la CPI qui bénéficieraient de la mise en liberté provisoire indique que, « Il n'est écrit nulle part dans l'accord signé entre la CPI et la Belgique que l'accord en question concerne Laurent Gbagbo. Il suffit de bien le lire pour s'en convaincre (…) La liberté provisoire est une liberté dont peut jouir un prévenu en attendant son jugement lorsque l'instruction de son affaire nécessite la détention. Cette définition à elle seule, suffit pour maintenir l'ancien homme fort d'Abidjan dans les liens de la détention ».

Le gouvernement met le FPI en garde

le dialogue politique est dans l'impasse depuis quelques temps, notamment après le transfèrement de Charles Blé Goudé à la CPI. Le Front Populaire Ivoirien (FPI), s'était alors désolidarisé de ce cadre d'échanges avec le pouvoir ivoirien. Cependant, à en croire Fraternité Matin, le gouvernement ne semble pas prêt à se plier aux exigences du parti de Laurent Gbagbo. « Jeannot Kouadio-Ahoussou à propos du dialogue politique : ''le gouvernement ne discutera pas selon les conditions du FPI'' », livre le journal à sa Une. « Je crois bien que le Front Populaire Ivoirien veut que veut que le gouvernement discute selon ses conditions. Cela ne s'est vu nulle part. A l'époque, nous avions discuté avec l'ancien Président Laurent Gbagbo selon ses conditions », a déclaré l'ancien premier ministre au cours d'une interview accordée au média d'Etat.

Le FPI, pour sa part estime que les difficultés entrevues au cours de ce dialogue sont le fait du pouvoir. « Face à l'ONUCI hier : Affi dénonce la mauvaise foi du pouvoir », livre en manchette Notre Voie. « le président Affi N'Guessan a soutenu hier, qu'un dialogue positif suppose un face-à-face entre deux entités qui ont envie d'avancer et non une entité face à un mur d'incompréhension. Il a fait cette observation au siège de l'ONUCI à Sebroko au sortir d'une rencontre avec la représentante spéciale du secrétaire général de l'ONU, Mme Aichatou Mindaoudou », explique le quotidien ;

L'Expression renseigne, de son côté, sur le regard que porte Mel Eg Théodore, président de l'Union démocratique et citoyenne (UDCY), sur la situation politique en Côte d'Ivoire. « Mel Théodore charge le FPI : ''évitons de défier le pouvoir'', titre en manchette le journal. « J'ai une autre approche du débat politique et de la gouvernance Souffrez que je la partage avec ceux qui croient que l'ont doit répondre aux souffrances du peuple et non avec ceux qui pensent qu'il faut être figé, dans une posture de défiance permanente qui profite au pouvoir », a déclaré l'ancien maire de Cocody.

Abraham KOUASSI
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