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Awa Fadiga et Ebola donnent des sueurs au pouvoir

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Revue de presse

Bonjour fidèles lecteurs de Linfodrome. ci heureux de vous retrouver pour notre traditionnelle revue de la presse nationale. Deux sujets au menu de ce samedi 12 avril 2014. La commémoration de l'an 3 de Laurent Gbagbo ainsi que la situation dans les établissements sanitaires. Bonne lecture.

Le FPI se souvient de Gbagbo

Le Front populaire ivoirien (FPI) a organisé une cérémonie de commémoration à l'occasion de l'an 3 de la chute de son leader Laurent Gbagbo. A cette occasion fait savoir Soir Info, le président de ce parti, Pascal Affi N'Guessan a annoncé pour bientôt, la chute du numéro 1 ivoirien, Alassane Ouattara. « Commémoration du 11 avril/ Affi prédit : ''Ouattara et ses hommes vont s'écrouler'' », peut-on lire en manchette du journal. « Le Front populaire ivoirien ( Fpi) a célébré hier vendredi 11 avril 2014, l’an 3 de la chute de son régime, dans une intense émotion, en présence des ''mammouths'' du parti. ''Le transfèrement de Gbagbo a stimulé la résistance…Dans le plan de paix sans l’autre, les victimes sont devenues des ressources politiques pour le régime Ouattara… Ouattara a choisi de faire la paix contre le Fpi. Il est dans la dictature civilo-militaire… Aujourd’hui, nous disons qu’il faut déraciner pour replanter… Toutes les dictatures sont des coupeurs de têtes…La dictature de Ouattara va s’essouffler… Ouattara est un bon despote à la tête du Réseau de la dictature rampante… Mais, il faut s’attendre à la chute de la dictature… Nous allons voir la gloire de Dieu. Ouattara et ses hommes vont s’écrouler. D’une manière ou d’une autre, ils vont s’écrouler… Leur durée de vie est en jeu '', s’est fendu comme propos l’ancien pensionnaire la prison de Bouna. Ce n’était pas l’affluence des grands jours, hier l’ancien QG de Gbagbo, mais l’ambiance était à la fête sur des airs des ''Gbeugbeu'' et de reggae... Certains témoignages, dont ceux de Christine Nebout Adjobi, ex-ministre de la santé et de la lutte contre le Sida sous l’ancien régime, Lida Kouassi Moise, ancien ministre d’Etat, ministre de la Défense et Gnaly Hyppolite alias ''Thabo Mbeki'' ont arraché des larmes à certains militants », explique le journal.

De son côté, Le Temps souligne l'émotion qui était grande lors de cette cérémonie. « Bombardement de la résidence, le 11 avril 2011 : Deux ministre racontent l'enfer de Gbabgo », barre le journal à sa Une. A en croire le quotidien, « difficile de se retenir quand l'ex-ministre de la Santé, Christine Adjobi prend la parole. L'honneur et le difficile exercice lui revient de raconter ''son 11 avril 2011''. Remerciant Dieu pour sa protection, Christine Adjobi revient sur tous les détails de la barbarie du régime et l'horreur vécue dans la résidence de l'Etat, a crée l'émotion. Tant ce qu'elle a dit a fait revivre le calvaire infligé à Laurent Gbagbo et à tous ceux qui étaient avec lui ce jour-là (…) Quand vient le tour du ministre Lida Kouassi, c'est le calme plat. Tout le monde a hâte de savoir ce qui s'est passé à son niveau. Avec une posture d'enseignant, l'ex-ministre de la Défense, relate trait pour trait ce qu'il a vécu durant le 11 avril 2011. En donnant les raisons qui l'ont contraint à l'exil ».

Quant à Le Patriote, il livre le commentaire du ministre Aly Coulibaly, membre du Rassemblement des républicains (RDR), sur ce 11 avril. Selon ce dernier, le parti de Laurent Gbagbo essaie de tronquer les faits. « Ally Coulibaly au FPI : ''ne manipulez pas les faits », souligne en manchette le journal. «A tous nos frères et sœurs du FPI qui, malgré tous les efforts du chef de l'Etat persistent à pratiquer la surenchère en manipulant les faits, pour alimenter les ressentiments, je dirais tout simplement de demander pardon qui est un acte de responsabilité qui libère celui qui en fait la demande », a déclaré le ministre de l'Intégration.

Ça chauffe dans les hôpitaux

Le système sanitaire ivoirien est actuellement en pleine ébullition. De fait, renseigne Nord-Sud Quotidien, des patients ont été refoulés par des médecins en colère. « Affaire Awa Fadiga : les médecins chassent les malades », barre le journal à sa Une. « L'affaire Awa Fadiga continue de faire des vagues. Le personnel soignant qui exige la fermeture des urgences a procédé, hier, à l'évacuation des malades internés dans ledit service, au neuvième étage du bâtiment d'hospitalisation (…) Les parents faisaient demi-tour avec leurs malades à bord de taxis-compteurs. Il leur a été signifié qu'à défaut de matériel médical, les urgences chirurgicales ne pouvaient pas fonctionner normalement », écrit le journal.

Le Patriote de son côté revient sur un autre souci relatif à la santé : l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'ouest. A en croire le journal, la Côte d'Ivoire reste épargnée à ce jour. « Le dispositif musclé contre le virus Ebola paie. Toujours R.A.S », livre le journal à sa Une. « Plus de peur que de mal. La Côte d'Ivoire enregistre toujours cas de virus Ebola ! Cette maladie qui touche la Guinée, le Liberia, la Sierra-Leone, même si elle se trouve dans quelques pays voisins n'a pas traversé la frontière. En effet, le cas suspect d'Ebola qui avait semé la panique au CHU de Treichville, et qui avait été mis en quarantaine, ne fait pas, selon certaine sources cette maladie », apprend le quotidien.

Abraham KOUASSI
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