Bonjour fidèles lecteurs de Linfodrome.ci. Heureux de vous retrouver pour notre traditionnelle revue de la presse nationale. Deux sujets sont au menu de notre tour d'horizon. La recomposition de la Commission électorale indépendante (Cei) ainsi que les suites de ''l'affaire Awa Fadiga''. Bonne lecture.
Le gouvernement livre la nouvelle Cei
Le gouvernement a décidé hier, mercredi 9 avril 2014 de la recomposition de la Commission électorale indépendante (CEI). L'information a été donnée hier, jeudi 10 avril 2014 en Conseil des ministres. Soir Info parle sur ce sujet d'un véritable chamboulement. « Elections générales de 2015 : le gouvernement chamboule la CEI », peut-on lire en manchette du journal. « De 13 à 136 membres. Si le projet de loi est adopté à l'Assemblée nationale, la composition de la Commission électorale (CEI) sera réduite. Réuni en Conseil des ministres, mercredi 9 avril 2014, au Palais présidentiel au Plateau, le gouvernement en a décidé ainsi. ''Les modifications portent essentiellement sur la composition de la CEI qui était de 31 membres. Elle passe à 13 membres. Il est bon de noter que certains membres et groupement politique de cet organe dont la présence ne se justifie plus'', a informé Bruno Nabagné Koné, le porte-parole du gouvernement, mercredi 9 avril 2014, au Palais présidentiel au Plateau au cours de la conférence de presse sanctionnant le Conseil des ministres. Il a appris que la nouvelle CEI est composée de quatre représentants du président de la République et du gouvernement contre onze auparavant », explique le journal.
Quant à Le Nouveau Courrier, il estime que cette nouvelle CEI est aux ordres du pouvoir ivoirien. Il y voit même un danger sur la présidentielle de 2015. « Menace sur les élections de 2015 : Ouattara se taille une CEI sur mesure », peut-on lire en manchette du journal. Selon le journal, « après les récriminations persistantes de l'opposition, Alassane Ouattara s'est finalement résolu à réviser la composition de la CEI. Mais quand on la regarde de près, cette ''réforme'' est littéralement taillée sur mesure par le gouvernement (…) Alassane Ouattara a un représentant dans cette CEI qu'il prétend recomposée. Un pour le ministre en charge de l'administration du territoire (Intérieur et Sécurité aux mains du tout-Puissant Hamed Bakayoko), un pou le ministre chargé de l'Economie et des finances et un magistrat désigné par le conseil supérieur de la magistrature présidé par... le chef de l'Etat (…) Les pièces du puzzle abject pour faire un passage en force de Ouattara en 2015 se mettent en place ».
Pour sa part, Fraternité Matin croit savoir que cette recomposition de la CEI ouvre le chemin à une bonne organisation de l'élection de 2015. « Les premiers pas vers l'élection présidentielle et les autres échéances qui suivront viennent d'être posés. La nouvelle CEI qui verra le jour dans les prochaines semaines, conduira avec célérité les tâches inhérentes à l'organisation de ces élections (…) La nouvelle CEI répond également à l'une des préoccupations de certains partis de l'opposition. Ceux-ci en avaient pratiquement fait un préalable à leur participation à la prochaine présidentielle de et aux autres scrutins (…) Dans la nouvelle CEI, le pouvoir et l'opposition ont une représentation paritaire. On y compte trois représentants pour chacune de ces entités », écrit le quotidien.
Awa Fadiga fait des ''victimes''
Les autorités ivoiriennes ont pris des sanctions à l'endroit des premiers responsables du Centre Hospitalier universitaire (CHU) de Cocody dans le cadre de l'affaire Awa Fadiga.Le DG du Chu de Cocody, le chef du Service des urgences et d’une surveillante d’unité de soins ont été relevés de leurs fonctions. L’annonce a été faite par le porte-parole du gouvernement à l’occasion d’une conférence de presse, qui a eu lieu juste après le conseil des ministres. Fait savoir le Jour plus.
De son côté, Nord-Sud quotidien, parle d’une décision jugée arbitraire. Et les agents ne décolèrent pas. « Nous sommes révoltés. Qu’est-ce qu’on reproche à ceux qui ont bien fait leur travail ? il s’agit d’une décision politique là où il fallait une décision technique. Même l’année de la santé dont on parlait en 2013 n’était que du bluff. On ne nous donne pas de moyens pour fonctionner » s’est ainsi indigné un chef de service qui a requis l’anonymat.
Dans Soir Info, l’affaire Awa Fadiga ne risque pas d’en finir la, car selon la ministre de la santé et de la lutte contre le Sida « d’autres têtes pourraient rouler sur le billot, si d’aventure les résultats des enquêtes les accablaient ». Mais en attendant, plusieurs mesures urgentes ont été prises par le gouvernement concernant les Chu et les hôpitaux généraux qui reçoivent beaucoup de patients.
Outre ces faits, l'actualité est également marquée par l'attaque contre le véhicule d'Ange Kessi. Soir Info qui livre l'information à sa Une explique l'affaire en ces termes : « Le commissaire du gouvernement, Ange Kessi est passé à deux doigts de la mort. Son véhicule a été la cible de tirs nourris d'armes automatiques entre Toumodi et Dimbokro. Le dimanche 6 avril 2014, des hommes fortement armés ont sévi sur l'axe Toumodi-Dimbokro ».