Actualité nationale

Nouvel échec pour Ebola, ça bouge à La Haye

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Revue de presse

Bonjour amis lecteurs de Linfodrome.ci. Heureux de vous retrouver pour notre revue de la presse nationale. Notre tour d'horizon de ce jour va s'articuler autour de deux sujets majeurs. L'actualité ivoirienne à la Cour Pénale Internationale (CPI), ainsi que l'épidémie d'Ebola qui se rapproche de plus en plus de la Côte d'Ivoire. Bonne lecture !

Ce qui se passe à la CPI

Détenus à la Cour Pénale Internationale (CPI), Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé sont tous deux engagés dans une procédure judiciaire qui s'annonce longue. Cependant, à en croire L'Inter, cette situation n'est pas que juridique. « Cour Pénale Internationale : Gbagbo et Blé Goudé au cœur d'un gros deal », barre le journal à sa Une. Selon le journal, certaines personnes bien au fait du fonctionnement de la Cour tireraient profit de ces deux affaires. « Créée, officiellement le 1er juillet 2002 (...) la CPI passe pour être une juridiction qui abrite un gros business voilé par les procès contre les prévenus qui se retrouvent dans ses griffes (...)l'on tend de plus en plus à présenter la Cpi comme le centre d'un gros deal entre les hommes en toges, au delà des procédures judiciaires normales qui s'y déroulent. Selon un expert des questions de justice internationale et bien au fait de la conduite des affaires à la Cpi, à chaque procès, ce sont des sous énormes que brassent juges, avocats et autres procureurs en charge des dossiers (…) « Ils n'ont donc aucun intérêt à voir les procès prendre fin aussi rapidement, parce que plus ça dure, plus ils gagnent de l'argent », a indiqué notre expert qui a souhaité gardé l'anonymat. « Les blancs ont compris cela, c'est pourquoi ils n'envoient pas leurs ressortissants à la Cpi, parce qu'ils savent ce que c'est », ajoute t-il (…) Les cas Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé n'échappent pas à cette logique de gain de temps et de l'argent qui pourraient leur couter de longues années de détentions encore aux Pays-Bas. Arrivé à la Cpi depuis le 29 novembre 2011, l'ex-président ivoirien ne sait même plus à quelle période il sera éventuellement jugé. Rien que pour la confirmation des charges, le préalable à un éventuel procès, cela fait bientôt à trois ans que Laurent Gbagbo est détenu dans la prison de Scheveningen comme un condamné. Déclaré indigent par la Cpi, les frais pour son procès sont entièrement pris en compte par la juridiction internationale. Ses avocats, le procureur et les magistrats trainent encore dans les détails, allant de report en report sans que le prévenu n'espère recouvrer une liberté, ne serait-ce que provisoire. Cette pratique a même fini par inquiéter certains partisans de l'ancien président ivoirien, qui ont commencé à douter de la sincérité de Me Emmanuel Altit, l'avocat principal de leur mentor », fait savoir le journal.

De son côté, Soir Info choisit de se pencher sur l'évolution de la procédure concernant Charles Blé Goudé. « Cour Pénale Internationale : bataille déjà engagée en Bensouda et Blé Goudé », peut-on lire en manchette du journal. A en croire le quotidien, « on peut dire que les parties engagées dans l'affaire ne chôment pas. De fait, dans un document produit le jeudi 3 avril dernier et publié hier, lundi 7 avril 2014 sur le site internet de la Cour basée à La Haye, la procureure de la Cpi, Fatou Bensouda a allumé la première mèche. En réponse à la Défense, la juriste gambienne s'est prononcée sur la mise à la disposition de la Défense de certains témoignages et autres éléments de preuves. Le communiqué adressé à la la juge Silvia Fernandez de Gurmendi et qui comporte 6 pages explique au cas par cas pourquoi l'accusation estime qu'il ne paraît pas nécessaire de lever la confidentialité de certains éléments et autres témoignages. A en croire Fatou Bensouda, qui l'explique dans l'avant dernier point de son document, certains des éléments réclamés par la défense du leader du Congrès Panafricain pour la Justice et l'égalité des Peuples sont ''ne sont pas liées au cas Charles Blé Goudé, se référent à des questions opérationnelles liées à l'arrestation de Charles Blé Goudé et qui ne sont pas nécessaires à la Défense, sont liées à des questions de sécurité intérieure pour la Côte d'Ivoire'' ou encore, ''sont en relation avec des enquêtes en cours en Côte d'Ivoire ''ainsi, toute divulgation pourrait compromettre ces instructions judiciaires ».

Quant à Le Temps, il revient sur la supposée rencontre à La Haye entre Blé Goudé et son mentor. « Exclusif/ rencontre émouvante à la CPI : ce que Gbagbo a dit à Blé Goudé », livre à sa Une le journal. Selon le quotidien, « Laurent Gbagbo a demandé à son fils d'être serein comme lui. Notre source précise que le président Gbagbo et Blé Goudé ont brièvement évoqué la situation sociopolitique actuelle de la Côte d'Ivoire. A ce sujet, le président Gbagbo a encore demandé à Blé Goudé de savoir lire et de patienter un tout petit peu ».

La menace Ebola se rapproche

Encore épargné par l'épidémie d'Ebola qui sévit dans la sous-région, la Côte d'Ivoire voit le virus se rapprocher de son territoire. Pour parer à cette éventualité, les autorités ivoiriennes semblent faire le maximum. Dans ce sens, fait savoir Le Patriote, un car suspect en provenance de Guinée a été refoulé à Yamoussoukro. « Virus Ebola : tout sur le car refoulé à Yamoussoukro », titre en manchette le journal. Le quotidien qui fait savoir que les passagers du car, en majorité de nationalité ivoirienne et guinéenne sont venus de Ouaninou, une localité proche de la frontière entre la Côte d'Ivoire et la Guinée ajoute « qu'une indiscrétion au niveau du car révèle que dans le véhicule, un passager aurait intimé l'ordre aux ressortissants guinéens de ne pas s'exprimer dans leur langue (…) Et, c'est ainsi que l'information est parvenue à nos autorités. Ainsi, à l'entrée de Yakro, l’ordre est donné de faire repartir le car sur Ouaninou ».

Quant à Soir Info, il indique que les résultats des analyses sur les cas suspects décelés en Côte d'Ivoire sont disponibles. « Menace d'Ebola en Côte d'Ivoire : les premières analyses livrent leur secret », souligne le journal à sa Une. Selon le quotidien, c'est au cours d'une réunion du comité nationale de lutte contre les épidémies qui s'est tenue hier, lundi 7 avril 2014 que ces résultats ont été donnés. A en croire les services de Goudou Koffi, « les échantillons prélevés sur les cas suspects ont été envoyés vers l'Institut Pasteur. Les analyses se sont avérées négatives. Donc, aucun cas n'a été enregistré à ce jour en Côte d'Ivoire ».

Outre Ebola, l'actualité sociale ivoirienne est également marquée par la réouverture prévue ce mardi des cités universitaires. Fraternité Matin fait savoir à ce sujet que 3800 lits seront attribués ce jour.

Abraham KOUASSI
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