Bonjour fidèles lecteurs de Linfodrome.ci. Heureux de vous retrouver pour une nouvelle revue de la presse nationale. Deux sujets au menu de notre tour d'horizon de ce mercredi 2 mars 2014. Le dialogue politique entre le pouvoir et l'opposition ainsi que les affaires ivoiriennes en cours à la Cour Pénale Internationale (CPI). Bonne lecture.
Le FPI absent pour le dialogue
Le dialogue pouvoir-opposition a repris hier, mardi 1er avril 2014. Invité à cette rencontre à l'instar d'autres partis, le Front Populaire Ivoirien (FPI), a décidé de ne pas prendre part à cette réunion, indique Fraternité Matin. « Dialogue républicain : le FPI brille par son absence », barre le journal à sa Une. « Le dialogue politique entre le gouvernement et l'opposition a repris hier. Le ministre d'Etat auprès du Président de la République, Jeannot Kouadio-Ahoussou, entouré des ministres d'Etat Hamed Bakayoko, Albert Mabri Toikeusse (…) a échangé, pendant plus de 2h30 mn avec l'opposition et le RHDP (…) Le Front Populaire Ivoirien (FPI), le Parti ivoirien des Travailleurs (PIT) et Liberté et Démocratie pour la République (Lider), ont brillé par leur absence. L'ancien Premier ministre ivoirien a informé l'assistance que le FPI lui a a adressé un courrier hier, dans la matinée, pour l'informer de son absence », explique le journal.
De son côté, Le Patriote qui souligne également cette absence du parti fondé par Laurent Gbagbo, donne les retombées pour ce parti issues de ce dialogue républicain qu'il semble aujourd'hui, boycotter. « Le FPI a décidé de boycotter cette réunion. Le ministre d'Etat auprès du chef de l'Etat les a invités à venir prendre leur place dans le dialogue en cours (…) Il a indiqué par ailleurs que, c'est le dialogue politique qui a permis à Pascal Affi N'Guessan et bien d'autres prisonniers politiques d'obtenir des libertés provisoires, ainsi qu'à des exilés de rentrer au pays. Pour lui donc, des actes forts ont été posés par le gouvernement pour arriver à la décrispation de l'environnement politique qui auparavant était crispé », commente le quotidien.
Quant à Soir Info, il livre les conditions de Pascal Affi N'Guessan, président du parti de Laurent Gbagbo pour une éventuelle participation aux discussions avec le pouvoir. «Notre décision sera conditionnée par la réalisation des premiers accords, des premières convergences. Parce qu'après plus d'un an de dialogue, il y a quand même des points sur lesquels, nous avons pensé qu'il y avait des convergences sur lesquelles, le gouvernement devrait prendre des actes. Il s'agit par exemple de la libération des prisonniers politiques, du dégel des comptes, de la libération des domiciles, du retour des exilés. Et de toutes les garanties qu'il faut pour que nos camarades puissent rentrer de façon sécurisée. Il faut donc que ces points de convergences fassent l'objet d'abord d'actes concrets. Parce que je ne vois pas en quoi une énième réunion serait utile si déjà, on n'est pas capable d'appliquer et de donner des signaux à l'opposition et à l'opinion nationale, (si) on n'est véritablement désireux de travailler à la décrispation de l'environnement socio-politique. Donc, il faut des actes. C'est aujourd'hui, ce que nous attendons », a déclaré Affi N'Guessan selon le quotidien.
Blé et Gbagbo ensemble
Transféré récemment à La Haye où il est poursuivi par la Cour Pénale Internationale (CPI), Charles Blé Goudé a rencontré son mentor Laurent Gbagbo, croit savoir L'Inter. « Exclusif !/ Cour Pénale Internationale : Blé Goudé et Gbagbo se sont rencontrés à La Haye », barre à sa Une le journal. « L’ex-chef de file des jeunes patriotes et l’ancien président se sont vus, récemment, à la Cour pénale internationale. L’information nous est livrée par une source bien au fait des procédures au niveau de la haute juridiction. La rencontre entre Laurent Gbagbo et son filleul a eu lieu après l’audience de comparution initiale de Charles Blé Goudé qui s’est tenue, jeudi dernier, à la Cpi. Blé Goudé avait été présenté au juge unique de la Chambre préliminaire 1, Silvia Fernández de Gurmendi, cinq jours après qu’il a été transféré au centre de détention. Le juge devait notamment vérifier l’identité du suspect et lui signifier ses charges. Notre source ne précise pas combien de minutes a duré la rencontre entre le nouveau pensionnaire et son chef, ni le contenu de leurs échanges. Il reste, toutefois, évident que les retrouvailles entre le maître et l’élève n’auraient pu se faire dans une ambiance morose. Les deux hommes ne s’étaient pas revus depuis les tragiques événements de 2011. Ils étaient probablement loin d’imaginer qu’ils se reverraient quelque trois années après, au quartier pénitentiaire de Scheveningen, dans la banlieue de La Haye, tous deux poursuivis pour crimes contre l’humanité. On peut aisément concevoir que les retrouvailles ont été empreintes d’une grande émotion », explique le journal.
Quant à Le Patriote, il livre les aspirations des victimes sur l'affaire Charles Blé Goudé. « Après le transfèrement de Blé Goudé : les victimes veulent assister au procès », peut-on lire en manchette du journal. A en croire le quotidien, « les victimes de la crise post-électorale étaient face à la presse hier, à l'Hôtel du District (…) Toute en se réjouissant de la présence de Charles Blé Goudé devant la Justice internationale, le président du Collectif des Victimes de Côte d'Ivoire (CVCI), Issiaka Diaby a plaidé pour que les victimes puissent assister au procès pour la manifestation de la liberté », écrit le quotidien.
Notre Voie, de son côté, croit savoir que d'autres Ivoiriens, issus du camp Ouattara sont dans le viseur de la CPI. « 5 mandats d'arrêt contre 5 pro-Ouattara », barre à sa Une le journal. Selon le quotidien, « il existe des mandats d'arrêt de la CPI, actuellement sous scellés, concernant des proches d'Alassane Dramane Ouattara. Ces mandats seraient au nombre de cinq et touchent tous des ex-chefs de guerre de la rébellion. Il s'agirait de Chérif Ousmane, Koné Zakaria, Martin Fofié Kouakou, Hervé Touré dit Vetcho et Losseni Fofana dit Loss ».