Bonjour fidèles lecteurs de Linfodrome.ci. Heureux de vous retrouver pour notre revue de la presse nationale. Deux sujets au menu de ce samedi 29 mars 2014. La fièvre Ebola ainsi que l'affaire Blé Goudé à la CPI. Bonne lecture.
Panique à l'ouest du pays
Annoncée en Guinée et au Liberia, pays voisins de la Côte d'Ivoire, la fièvre Ebola pourrait avoir pris pied en Côte d'Ivoire, nous indique Nord-Sud Quotidien. « Suspicion d'Ebola à Man : un mort crée la panique », barre à sa Une le journal. « le mercredi 3 mars dernier, une folle rumeur faisant état du rapatriement du coprs d'une femme décédée des suites de la maladie d'Ebola a envahi la ville de Man. Aussitôt, le directeur régional de santé met le système en branle pour lever toute équivoque (…) malgré les assurances des services médicaux, de Conakry, des consignes fermes ont été données aux parents de la défunte pour que le corps soit enterré ce samedi sans aucun attroupement autour », explique le journal.
Quant à Notre Voie, il indique qu'un cas suspect a été déclaré à Guiglo. « La fièvre Ebola menace : un cas suspecté à Guiglo », peut-on lire en manchette du journal. Selon le quotidien, « un cas suspect de fièvre Ebola a été découvert hier dans le District sanitaire de Guiglo. Selon des informations de sources hospitalières, il s'agit d'une jeune dame qui a été aussitôt internée et isolée pour être soignée. Entre autres symptômes rapportés par les sources hospitalières, elle fait une forte fièvre suivie d'hémorragie (…) Des prélèvements ont été faits sur la patiente et des analyses sont en cours pour confirmer ou pas le cas ».
Pour sa part, Soir Info indique que les mesures du gouvernement pour endiguer cette épidémie sont contestées. « Menace d'Ebola en Côte d'Ivoire : les mesures du gouvernement démontées », peut-on lire en manchette du journal. « Alphonse Douaty, ancien ministre des Ressources halieutiques sous le régime Gbagbo a dénoncé les dispositions sanitaires prises par les autorités ivoiriennes pour évider l’épidémie d’Ebola qui sévit en Guinée voisine de franchisse les frontières ouest.''Il faut prendre des mesures concrètes, réelles et visibles et non faire de la communication incantatoire, car la maladie d’Ebola est très grave et les vecteurs ne sont pas bien maîtrisés, car même le porc domestique est un porteur sain '', a-t-il fait savoir, le vendredi 28 mars 2014 au siège provisoire du Front populaire ivoirien (Fpi, parti d’opposition) à Cocody. Pour lui, il faut d’abord interdire à toute personnes atteinte, l’accès au territoire. « Ensuite, il faut également une transparence dans la gestion de l’Ebola, notamment faire valider les mesures prises par les organisations internationales. Enfin, mettre en place une interdisciplinarité en associant tous les spécialistes. Tout ceci doit être évalué périodiquement pour voir les faiblesses et les corriger, car les mesures actuelles sont insuffisantes pour faire face à ce danger réel'', a proposé l’un des membres du Fpi, chargé du suivi des actions du gouvernement en place », écrit le quotidien.
La sphère politique bouillonne
Une semaine après le transfèrement de Charles Blé Goudé à la CPI, le microsome politique ivoirien reste toujours animé, croit savoir L'Inter qui annonce un wee-end chaud. « Transfèrement de Blé Goudé, rupture du dialogue politique : Week-end décisif aujourd'hui », barre à sa Une le journal. « Le mercure politique ivoirien pourrait connaître une montée de température à compter de ce jour, samedi 29 mars, favorisé par un contexte socio-politique précaire, meublé par le transfèrement de Charles Blé Goudé à la Cour pénale internationale (Cpi), la rupture annoncée du dialogue politique par le Front populaire ivoirien (Fpi), sans oublier son mot d'ordre de boycott de l'opération de récensement général de la population et de l'habitat (Rgph). De grandes décisions relatives à ces faits que l'opposition, notamment l'ancien parti au pouvoir et ses alliés jugent inadmissibles, sont attendues. D'abord, un comité central extraordinaire du Fpi, dont l'ordre du jour n'est pas précisé, est convoqué pour ce samedi au siège provisoire de ce parti à la Riviera Attoban. Le libellé de la convocation signée par le Secrétaire général, et porte-parole du Fpi, Laurent Akoun, indique que « Tous les membres statutaires du comité du Fpi sont impérativement invités à prendre part à la session extraordinaire (…). Cette session extraordinaire est élargie aux membres du comité de contrôle ; aux secrétaires généraux de fédération ; aux membres des bureaux des structures spécialisées et d'activités, et aux responsables fédéraux desdites structures''. En un mot, c'est tout le gotha du parti dirigé par Affi N'guessan, qui est convoqué à cette réunion extraordinaire du comité central. Et pour qui connait le fonctionnement du Fpi, il s'agit d'une instance sérieuse de ce parti, qui a pouvoir de se prononcer sur des questions importantes, et qui peut prendre des décisions. A en croire des sources, le comité central de ce jour ne va donc pas se dérober de cette tâche », explique le journal.
Pour sa part, Le Quotidien d'Abidjan souligne que d'autres Ivoiriens pourraient bientôt avoir maille à partir avec la CPI. « un journal français révèle : la CPI s'apprête à lancer 3 mandats d'arrêts contre des pro-Ouattara », livre le journal à sa Une. « Si l'on s'en tient à l'information livrée par le journal français La Lettre du Continent, très introduit dans les milieux diplomatiques, la CPI rendra publics dans quelques semaines trois mandats d'arrêts contre des personnalités proches du chef de l'Etat ivoirien, Alassane Ouattara impliquées dans des crimes graves commis lors de la crise post-électorale », explique le journal.