Bonjour fidèles de Linfodrome.ci. C'est avec plaisir que nous vous retrouvons pour notre traditionnelle revue de la presse nationale. Deux sujets au menu de notre rendez-vous de ce jeudi 27 mars 2014. La présidentielle de 2015 ainsi que la première audience de Charles Blé Goudé à La Haye. Bonne lecture.
n affûte les armes pour 2015
A un peu plus d'un an de l'élection présidentielle de 2015, les différentes formations politiques ivoiriennes semblent avoir engagées les manœuvres pour garantir leur victoire à ces joutes. Dans ce sens, indique Le Patriote, des partisans du président ivoirien, Alassane Ouattara ont décidé de se mettre en ordre de bataille. « Candidature unique au RHDP à la présidentielle 2015 : tous pour Ouattara », barre à sa Une le journal. « Deux soutiens de taille pour la réélection du Président de la République Alassane Ouattara, à l'élection présidentielle de 2015. Il s'agit du Mouvement national de de soutien à la Candidature unique au RHDP et le Mouvement des Maires pour l'émergence 2020. Hier, le ministre Hamed Bakayoko a reçu à tour de rôle chacune de ces organisations pour échanger sur la question de la candidature unique au sein du RHDP », explique le quotidien.
De son côté, Le Mandat livre le commentaire fait par le Secrétaire général du Rassemblement des Républicains (RDR) sur cette élection. « Amadou Soumahoro (Sg du RDR) : ''sans le RDR, aucun parti ne gagnera en 2015 !... Le RHDP fera plus de 30 ans au pouvoir », peut-on lire en manchette du journal. « En attendant les élections présidentielles de 2015, Amadou Soumahoro a émis le vœu pour son parti de voir reconstituer la CEI et la liste électorale. Il a souhaité que tous les partis du RHDP soient en ordre de bataille pour aborder ces élections. Croyant au poids que représente son parti au sein de l'alliance, ''Tchomba'' a eu le courage de dire que ''sans le RDR, aucun parti du RHDP ne pouvait gagner les élections de 2015. ''Nous devons préserver le RHDP, qui regorde de milliers d'Ivoiriens ajourd'hui. Et sachez que le RHDP sera là, au service de la Côte d'Ivoire pendant 10, 20, 30 ans et plus'', Et, a souligné Amadou Soumahoro, le président Ouattara et son ainé Bédié travaillent à cela ».
Du côté de l'opposition, l'heure est également à la mobilisation, indique Notre Voie. « Pour redonner espoir aux Ivoiriens : 12 partis unissent leurs forces ». « Les partis de l'opposition sont désormais regroupés au sein d'une plate-forme politique. La convention portant création de l'Alliance des Forces démocratiques de Côte d'Ivoire (Afd-Ci) a été signée en présence de représentants de la communauté internationale (…) Les 12 ont convenu de poursuivre plusieurs objectifs immédiats dont la libération du président Gbagbo (…) ''l'alliance que nous créons aujourd'hui est une nouvelle expérience démocratique qui prend une résonnance particulière'', a indiqué le président de la Conférence des présidents, Pascal Affi N'Guessan », écrit le quotidien.
Quant à Le Nouveau Courrier, il donne des détails techniques concernant cette nouvelle plate-forme. « Pascal Affi N'Guessan sera épaulé dans sa tâche par ses deux vice-présidents, les ministres Danièle Boni Clavérie de l'URD et Daniel Aka Ahizi du PIT. Le président du RPP Laurent Dona Fologo est conseiller du président de l'Alliance. Plusieurs chancelleries et organisations ont été témoins de la naissance de la plate-forme de l'opposition. Notamment la Chine, les Etats-Unis, l'Afrique du sud, l'Union africaine », écrit le quotidien.
Premier round pour Blé Goudé
Transféré à la Cour Pénale Internationale (CPI), récemment, Charles Blé Goudé comparait ce jeudi 27 mars 2014 pour sa première audience, fait savoir Nord-Sud Quotidien. « Première comparution à la CPI, aujourd'hui. Blé Goudé : le plus dur commence », peut-on lire en manchette du journal. « la première comparution de Charles Blé Goudé a lieu, aujourd’hui, à La Haye aux Pays-Bas. Le processus menant à un procès de l'ancien leader de la ''galaxie patriotique'' devant la Cour Pénale Internationale (CPI) est désormais enclenché. Pour cette première audience, les juges vérifieront son identité et vont se rassurer qu'il a bien été informé des chefs d'accusation qui pèsent contre lui notamment de meutre, de viol de persécution et d'autres actes inhumains, commis entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011. Quels sont les enjeux de cette comparution ? Pour le ''général de la rue'', le principal enjeu sera de prouver son innocence. Ce qui ne semble être une sinécure », explique le quotidien.
Pour sa part, Le Temps choisit de revenir sur le transfèrement du leader de jeunesse proche de Laurent Gbagbo. « Déportation de Charles Blé Goudé à la CPI : comment le coup a été monté », barre le journal à sa Une. « La décision de déporter le leader de la galaxie patriotique Charles Blé Goudé devant la Cour Pénale Internationale livre ses secrets. Cette affaire a été gérée dans le plus grand secret. (…) Il faut dire que selon nos sources, le dossier Charles Blé Goudé a été directement traité par Ouattara et ses ministres de l'Intérieur et de la Sécurité, Hamed Bakayoko, de la Défense Paul Koffi Koffi et de la Justice Coulibaly Gnénéma. Ainsi que par les responsables résidents du bureau de la Cour pénale internationale à Abidjan », fait savoir Le Temps.
Pour Soir Info, le départ de Charles Blé Goudé à la CPI met le gouvernement ivoirien dans une situation inconfortable. « Transfert de Blé Goudé à la CPI : la pression a changé de camp », peut-on lire en manchette du quotidien. A en croire le journal, « La Cpi joue dans ce dossier, sa crédibilité, vue les enjeux politiques qui entourent la crise ivoirienne. Elle doit faire mentir ceux qui l’accusent de complaisance vis-à-vis du régime d’Abidjan. Depuis la fin de la crise postélectorale, la balance de cette cour pénale s’est beaucoup penchée, du côté des Pro-Gbagbo. Elle a notamment émis des mandats d’arrêt à l’encontre de Gbagbo, de son épouse Simone, et de Blé Goudé pour des crimes commis lors de la crise-post-électorale. Cependant, aucun mandat d’arrêt n’a été émis à l’encontre de personnes appartenant aux forces qui ont combattu pour le président Alassane Ouattara (...)Le président de la République avait réaffirmé son engagement pour la « lutte contre l'impunité », assurant que « toutes les personnes qui ont posé des actes répréhensibles pendant la crise postélectorale, répondront de leurs actes devant la justice». Hier, face à la presse, Amadou Soumahoro, Secrétaire général par intérim du Rdr (parti au pouvoir) assurait qu’il n’y aurait pas d’impunité pour tous ceux qui se seraient rendus coupables de violation grave des droits de l'Homme en Côte d'Ivoire, sans exception ».