Bonjour fidèles lecteurs de Linfodrome.ci. C'est avec plaisir que nous vous retrouvons pour notre revue de la presse nationale de ce jeudi 20 mars 2014. Deux sujets vont meubler notre tour d'horizon de ce jour. Le recensement de la population ainsi que la situation sécuritaire de la Côte d'Ivoire. Bonne lecture !
Le recensement se poursuit
Démarrée officiellement lundi dernier, l'opération de recensement général de la Population et de l'Habitat (Rgph) se poursuit avec notamment l'enregistrement des personalités politiques, indique Fraternité Matin. « Des leaders politiques montrent la voie : Bédié, Mamadou Koulibaly et Fologo se sont fait recenser, hier », barre le journal à sa Une qui livre en outre, les sentiments du président du Pdci, Henri Konan Bédié au terme de son enregistrement à Daoukro. « Je considère qu'il est un devoir pour chaque citoyenne et citoyen de se faire recenser. Ce projet est bon. Vous vous souvenez que j'ai initié les recensements généraux de la population en son temps. Je crois que nous sommes au quatrième recensement. Donc, j'invite tout le monde, tous les Ivoiriens, tous ceux qui habitent en Côte d'Ivoire à se faire recenser, a déclaré l’ex-président ivoirien.
Dans le même sens, Le Patriote indique que selon Bédié, cette opération ne cache aucune visée électoraliste. « Un devoir de citoyen. C'est l'acte qu'a posé le président Henri Konan Bédié hier, à sa résidence de Daoukro (…) ''Je considère que c'est un devoir pour chaque citoyen de se faire recenser'', a déclaré le président du présidium du RHDP à la fin de son enregistrement. Car, selon lui, ce projet qu'il a lui-même initié en 1998, est d'une importance capitale pour l'Etat moderner qui veut aller de l'avant (…) S'agissant des objections et accusations de l'opposition sur l'opération, l'ancien président de la République s'est voulu clair : ''Le recensement général de la population et de l'habitat est une opération qui s'effectue dans tous les pays du monde. Il faut bien que la Côte d'Ivoire recense toutes les personnes qui vivent sur son territoire. Ceci n'est pas politique. C'est une opération qui participe à la gestion des hommes dans un pays'' », écrit le quotidien.
Si cette opération est saluée par de nombreux acteurs politiques, certains membres de l'opposition ivoirienne la juge inopportune et mal organisée. Dans ce sens, Notre Voie croit savoir que les problèmes apparaissent déjà. « Le recensement en difficulté : Mabri et le D.G de l'INS se battent », livre le journal à sa Une. A en croire le quotidien, « la bataille entre le ministre d'Etat et le directeur général de l'INS et apparue au grand jour le lundi 17 mars 2014 au cours d'une réunion qui devait se tenir à la direction de l'INS au 2è étage de la tour C au Plateau. Autour de la table de réunion, il devait y avoir, d'un côté, les représentants du ministère du Plan et du Développement et de le DG de l'INS, et de l'autre, le Comité de veille. (…) En réalité, ce qui oppose le ministre d'Etat Mabri Toikeusse et le directeur général de l'INS, Ibrahima Ba, c'est le contrôle de l'opération du recensement général de la Population et de l'Habitat. Ce qui est en jeu, c'est surtout la manne financière qu'engrange cette opération (…) Les élections arrivent, il faut bien trouver l'argent quelque part. Et le Rgph se présente comme une aubaine ».
Cette position est également partagée par Le Temps. « Recensement de la population : pourquoi le régime écarte l'INS », titre en manchette le journal. Selon le quotidien, « Mabri et son Dg Ibrahima Ba ont visiblement décidé de contourner les démographes, les statisticiens de cette entité (l'INS) placée sous tutelle technique du ministère d'Etat, ministère du Plan et du Développement. M. Ibrahima Ba depuis son retour à l'INS repète à qui veut l'entendre que le RGPH 2014 dont le coût est évalué à 12,8 milliards de Fcfa ''est un projet du ministère donc Mabri peut nommer les personnes ressources dans ce projet y compris le DG'' ».
Chasse à l'Homme à Adzopé
Les problèmes sécuritaires signalés ça et là ces derniers jours ne semblent pas s'estomper. De fait, informe Soir Info, la ville d'Adzopé a connu hier, des heures chaudes. « Adzopé : Bagarre rangée entre FRCI jeunes gens », livre le journal à sa Une. « Des jeunes du village de Miadzin, dans le département d’Adzopé, et des éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire ( Frci), se sont violemment accrochés, dans la nuit du dimanche 16 mars aux environs de 3 h du matin. Selon des sources policières sur place, ces affrontements ont fait ''au moins 4 blessés'' dans les rangs des manifestants et d’importants dégâts matériels. Les heurts se sont produits dans le quartier commerce et à travers les artères de la ville où l’on a assisté à une véritable chasse à l’homme. Tout est parti d’une histoire pour le moins banale. Des jeunes, une trentaine, selon nos sources, sont arrivés de Miadzin pour célébrer « l’anniversaire de naissance de leur ami », Binan Kouassi, un étudiant de 23 ans, dans une discothèque d’Adzopé. Mais très vite, la « cohabitation » va virer aux affrontements entre ces jeunes et les Frci dans cet espace de beuverie qui est transformé en un ring géant. Il va s’en suivre une bagarre rangée qui se généralise. Des bouteilles volent en éclat, les casiers de boissons et les chaises sont brisés. Quatre jeunes reçoivent des projectiles et sont grièvement blessés. Le rapport de force en leur faveur, les fantassins, bien aguerris aux combats de corps à corps, malmènent les jeunes qui prennent la fuite. Pourchassés par les Frci à travers les rues et acculés, les jeunes de Miadzin trouvent refuge à l’hôpital général de la ville d’Adzopé. C’est alors, selon nos sources, que la hiérarchie des Frci arrive sur les lieux pour mettre fin à l’escalade de la violence, en renvoyant, dans leur caserne, les éléments des Frci. Les jeunes se sont, quant à eux, repliés au quartier Tsassoji où ils sont restés jusqu’au lever du jour », explique le journal.
De son côté, Nord-Sud Quotidien se penche sur la situation sécuritaire à Guiglo. « Guiglo : une attaque contre les FRCI déjouée », titre en manchette le quotidien. « Il leur aurait suffi d'avoir un peu plus de baraka pour mettre à nouveau le feu à l'Ouest ivoirien. Pris, ces assaillants qui s’apprêtaient à attaquer l'ouest montagneux à partir de Guiglo, sont gardés au frais, à Abidjan, depuis le début de la semaine pour nécessité d'enquête. Selon nos sources, c'est dans la nuit du 11 au 12 mars que le plan des assaillants a été découvert », commente le journal.