Bonjour amis de Linfodrome.ci. C'est avec grand plaisir que nous vous retrouvons pour notre revue de presse nationale. Nous parlerons ce mercredi 19 mars 2014 de la situation sécuritaire en Côte d'Ivoire ainsi que l'élection présidentielle 2015. Bonne lecture.
Menaces sur la sécurité
L'insécurité en Côte d'Ivoire est une réalité. Ainsi, fait savoir Soir Info, un projet d'atteinte à la sûreté de l'Etat ivoirien a été déjoué. « Atteinte à la sûreté de l'Etat : plusieurs personnes dont un policier et des femmes arrêtés », barre le journal à sa Une. « L’ouest, qui a payé un lourd tribut à la crise politico-militaire de 2002 et 2010, semble être aujourd’hui le sanctuaire de ceux qui ont en tête l’idée de défaire le régime d’Abidjan par les armes. Une opération minutieusement préparée qui implique des mercenaires et un adjudant de police, vient d’être déjouée par le Centre de coordination des décisions opérationnelles (Ccdo) et la police locale. Au moins 4 personnes, dont des femmes et un adjudant de police, viennent d’être arrêtées à Guiglo, capitale de la région du Cavally. 25 présumés mercenaires qui, ont pris la poudre d’escampette, font l’objet d’une recherche active de la part du Ccdo déployé dans l’ouest.
L’Adjudant de police Guessan Bi Wassa Raphaël, que les sources militaires présentent comme ''le cerveau'' de l’opération, est en service à Guiglo. Les récentes attaques meurtrières perpétrées sur les forces de sécurité dans la nuit du samedi 22 au dimanche 23 février 2014 à Grabo, dans le sud-ouest près de la frontière Libérienne, et qui a fait 4 morts et des blessés s’inscrivent dans la dynamique de la déstabilisation qui devrait partir de l’ouest. Des enquêtes minutieuses menées ont permis de mettre le grappin sur 5 personnes dont 4 civils, au quartier résidentiel de Guiglo dans la région du Cavally.
Selon des informations, les services de renseignements opérationnels et enquêtes, pour la sureté de l’Etat du Ccdo, spécialisés dans la lutte contre le terrorisme et la prévention des atteintes à la sureté de l’Etat, arrivent dans la nuit du samedi 8 au dimanche 9 mars 2014 à Guiglo. Ils investissent, sur informations anonymes, une cour aux environs de 2 h du matin. De fait, ce déplacement des hommes du commandant Issiaka Ouattara dit Wattao, n’était pas fortuit. Dans leur ligne de mire, un Adjudant de police en service au Commissariat de Guiglo. L’ordre de mission est clair : mettre hors d’état de nuire'' un groupe de déstabilisateurs piloté par un adjudant de police'' », explique le journal.
De son côté, Lg Infos met en exergue le commentaire fait par le ministre délégué auprès de la République en charge de la Défense, Paul Koffi Koffi au sujet des attaques survenues récemment à Grabo. « Côte d'Ivoire/ Attaques à l'ouest : des grenades font mentir le ministre Paul Koffi Koffi », peut-on lire en manchette du journal. « Après l'attaque de la ville de Grabo, les autorités ivoiriennes, notamment le ministre de la Défense Paul Koffi Koffi qui, après avoir attribué l'attaque à ''de petits bandits'', se met subitement à mettre ces faits sur le compte des pro-Gbagbo (…) Pourtant, en plus de ce qui a été maintes fois révélé, un élément des Frci a été arrêté le dimanche 16 mars dernier dans la zone de Dabou avec plusieurs explosifs dans un car de transport en provenance de San-Pedro (…) Pour des spécialistes, l'arrestation de cet élément des Frci venu de Tabou avec ces armes, signifie tout simplement que ce sont eux qui ont attaqué Grabo comme on pouvait le croire », commente le quotidien.
Dans le même sens, Nord-Sud Quotidien critique les Forces armées ivoiriennes. « Sécurité nationale : FRCI, ça ne va pas ! », s'exclame à sa Une le journal. Le journal qui consacre deux pages de sa parution du jour aux militaires ivoiriens se penche notamment sur les question du racket, de l'insécurité et des défaillances du système de renseignement. A en croire Nord-Sud Quotidien, «Quelques semaines après les attaques de Noé et de Grabo, la découverte dimanche de grenades qui ont transportées dans un car de voyageurs de San Pedro à Dabou est un nouveau signe inquiétant du déficit de la rigueur et de la vigilance chez les forces de l'ordre ».
Les inquiétudes du RDR
A un peu plus d'un an de l'élection présidentielle de 2015, les partis politiques ivoiriens se préparent à participer à ces joutes décisives. Cependant, à en croire L'Expression, le Rassemblement des Républicains (RDR), parti présidentiel est troublé par certaines localités du pays qui lui seraient défavorables. « Présidentielle 2015 : voici les zones qui inquiètent le RDR », affiche le journal à sa Une. Le quotidien explique que, « depuis le 6 mars, le secrétaire général du RDR mène une offensive nationale pour remobiliser ses troupes. Ce périple d'Amadou Soumahoro a commencé dans les régions du Haut-Sassandra et du Gôh. Outre la réactivation de la flamme militante dans les structures du parti, le patron de la ''Case verte'' va aussi, à travers ces tournées, mesurer l'ampleur de la tâche qui l'attend à un peu plus d'un an de la présidentielle (…) Il est à préciser que le successeur de Dabri Diabaté a encore beacoup à faire dans certaines localités de la région qui demeurent réfractaires au RDR. Ouaragahio et Zoukougbeu ont donné de mauvais signes lors de cette tournée ».
De son côté, L'Inter annonce d'importants changements au sein du parti d'Alassane Ouattara. « Avant la présidentielle 2015 : de grands bouleversements annoncés au RDR », livre le journal à sa Une. « Le Rassemblement des républicains (RDR), parti du président Alassane Ouattara, a fini sa mutation. Du moins, c'est ce qui ressort des confidences d'un haut cadre de ce parti, très proche du dossier (…) La direction du RDR ne fait que recevoir des lettres de mécontentements de ses militants. Tous ces bruits auraient excédé le président Ouattara, qui a décidé de prendre les devants. Sur son instruction, plusieurs réunions se sont tenues dans le but de discuter de la question. Finalement, il a été défini un nouvel organigramme, qui prend en compte les aspirations des militants. De nouvelles têtes devront intégrer le dispositif. L'on avance le nom du président de l'Assemblée nationale, Guillaume Soro comme vice-président, comme nous l'écrivions il y a quelques mois. D'autres, dans le parti, devront monter en grade, parmi lesquels le ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur et de la Sécurité, Hamed Bakayoko. Plusieurs jeunes cadres, ayant fait leur preuve au sein du parti seront promus. Des cadres de l'ex-rébellion, en plus de Soro, occuperont des responsabilités. Le cas d'Amadou Soumahoro demeure pour l'instant un casse-tête chinois. Le parti est divisé sur ce dossier. Un camp souhaite qu'il reste à la tête du RDR, mais entouré de personnes ayant des pouvoirs renforcés. Mais, un autre camp est opposé à cette option, la jugeant contre-productive », indique le quotidien.
Quant à Notre Voie, il soulève d'autres motifs qui pourraient susciter inquiétude chez le chef de l'Etat et ses proches. « Election présidentielle de 2015 : Ouattara et ses hommes inquiets », peut-on lire à la Une du journal qui se penche entre autre sur les problèmes de santé du chef de l'Etat. A en croire le quotidien, « Alassane Dramane Ouattara n'est pas au mieux de sa forme. Depuis qu'il a subi une intervention chirurgicale liée à une sciatique, il n'est plus le même (…) C'est un homme fortement diminué dont l'état de santé peut, semble-t-il, se dégrader à tout moment. C'est une réalité qu'on veut cacher au monde entier (…) C'est une situation qui est source de soucis pour Ouattara lui-même et les siens une fois qu'il se retrouve en famille ».