Politique nationale

Tout divise en Côte d'Ivoire

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tout-divise-en-cote-d-ivoire Le RGPH 2014 n'est pas soutenu par tous les Ivoiriens. Ph: D/R
Revue de presse

Bonjour fidèles lecteurs de Linfodrome.ci. Heureux de vous retrouver pour notre traditionnelle revue de la presse nationale. Deux sujets vont meubler notre tour d'horizon de ce mardi 18 mars 2014 : Le recensement général de la population 2014 ainsi que la situation sécuritaire en Côte d'Ivoire. Bonne lecture !

Le recensement fait débat

Le recensement général de la Population et de l'Habitat 2014 a débuté officiellement hier. A cette occasion, nous apprend Le Patriote, le premier des Ivoiriens s'est soumis à l'opération. « Recensement de la population : Ouattara et Dominique ont été recensés », titre en manchette le journal. « Le 4è recensement général de la Population et de l'Habitat a effectivement démarré hier. Tout naturellement, l'honneur est revenu au premier des Ivoiriens et à son épouse de se faire enregistrer par une équipe de l'Institut national de la Statistique. Sourire aux lèvres, Alassane Ouattara s'est présenté aux journalistes juste après son recensement. '' C'est une obligation pour tout Etat moderne et comme vous le savez, notre objectif est d'aller plus vite et plus loin et faire en sorte que notre chère Côte d'Ivoire devienne un pays émergent en 2020 et un pays émergent doit avoir des statistiques précises », écrit le quotidien.

De son côté, Le Temps croit savoir que cette opération est d'ores et déjà un échec. « Sabotage du recensement de la Population : Mabri organise un grand désordre », affiche le journal en manchette. A en croire le quotidien, « Albert Mabri Toikeusse est en train de conduire à l'échec l'opération du Recensement général de la Population et de l'Habitat (Rgph 2014) dont le lancement aux forceps a eu lieu à Bouaké le samedi 15 mars 2014. Cérémonie marquée ce jour-là par un fait majeur : Mabri Toikeusse a démis de ses fonctions, le chef de la cellule communication du Rgph, Serikpa Nadja et ses collaborateurs séance tenante (…) Ça sent donc le bricolage là où la politique politicienne devrait s'effacer au profit de la technocratie. Mabri a cru bon d'ignorer les experts chevronnés de l'Ins au profit des des copains et camarades de parti ».

Pour sa part, L'Expression indique que toutes les plaintes de l'opposition relativement à cette opération sont le signe de la peur. « Recensement général de la Population : pourquoi le FPI a peur », peut-on lire en manchette du journal. « La mauvaise foi est assurément la chose la mieux partagée au FPI. Le boycott du Recensement général de la Population et de l'Habitat est une parfaite illustration de ce que les frontistes se sont engagés dans le nihilisme le plus absolu pour saborder tout ce que le Président Ouattara entreprend pour la Côte d'Ivoire (…) Ayant échoué dans tous les domaines quand ils étaient aux affaires, les frontistes se rendent compte qu'avec le recensement, Ouattara est en train de planifier l'émergence qu'ils redoutent tant et qui fermera définitivement la parenthèse honteuse des dix années de gestion chaotique de Gbagbo et sa tribu », commente le quotidien.

Selon Notre Voie, cette opération comporte ''de grosses failles''. C'est dans ce sens que le quotidien en fait le commentaire suivant : « C'est un passage en force. Le gouvernement Kablan Duncan a entamé, depuis hier, l'opération de recensement général de la Population. Et ce, en dépit de la situation sociopolitique instable ».

Terreur dans le nord du pays

La situation sécuritaire dans le nord du pays est devenue inquiétante selon L'Inter. De fait, le journal indique qu'une bande armée y sévit depuis quelques temps. « Insécurité : des miliciens ''Talibans' sément la terreur au Nord », peut-on lire à la Une du journal. « La commune de Koro, située dans la région du Bafing, a connu des heures chaudes la semaine dernière, suite à un affrontement entre deux groupes de jeunes. Bilan : un habitant tué, plusieurs maisons et des biens immobiliers dévastés (…) Les auteurs de ces actes de pillage et de destruction, un groupe de jeunes, une sorte de milice qui se fait appeler '' les talibans '', farouchement opposés au maire de Koro, Soumahoro Youssouf, et qui seraient entretenus par le chef du village de Koro, Bakayoko Kassoum. C'est en représailles à la mort de l'un des leurs, suite aux blessures reçues pendant les affrontements avec les jeunes proches du maire, que ces '' Talibans '' ont perpétré tous ces actes de violence. Sur le terrain, le lendemain vendredi 14 mars, on a vu des jeunes proches du maire, beaucoup plus calmes, alors que leurs adversaires, qui portent encore le deuil de leur camarade décédé, criaient encore vengeance. Les femmes des '' Talibans '' étaient toutes de noir vêtues, quand leurs hommes, eux, brandissaient des pancartes avec des messages en l'honneur du défunt, Soumahoro Mamoudou dit '' Maman Jolie ''. Avant les obsèques, qui ont eu lieu ce même vendredi, la tension est montée d'un cran (...) Au moment où nous quittions la ville, malgré la présence des forces de l'ordre, la peur se lisait toujours sur le visage des populations, qui craignent encore d'autre affrontements après le départ des militaires », indique le journal.

De son côté, Soir Info choisit de revenir sur l'affaire d'une découverte de grenades qui a été faite récemment dans un car. « Affaire ''plusieurs explosifs saisis dans un car de transport'' : un élément des FRCI aux arrêts », livre le journal à sa Une. Selon le quotidien, « Les éléments des Frci en poste à Dabou ont saisi, le dimanche 16 mars 2014, aux environs de 15 heures, des grenades dans un minicar en provenance de San Pédro (400 km au sud-ouest d’Abidjan) (…) L’information faisait état de la présence d’un individu en possession de grenades, dans un mini-car, en provenance de San Pedro. Aussitôt, des dispositions ont été prises afin d’intercepter le véhicule. Il reste que le mini-car avait déjà franchi les deux corridors de la ville, à l’entrée comme à la sortie. Les éléments des Forces républicaines basés au carrefour de Jacqueville ont été, à leur tour, informés de l’arrivée du véhicule suspect. Fort de cette information et après vérification de la part des Frci, il a été procédé à l’interpellation d’un homme du nom de Sanogo Youssouf. Ce dernier a été conduit à la brigade de gendarmerie de Songon. L’homme aurait affirmé être un élément des Frci en service à Tabou. Nos sources, bien renseignées, indiquent que l’individu avait en sa possession quatre (4) grenades offensives et deux (2) grenades défensives. En début de soirée, vers 20h, Sanogo Youssouf a été remis au Commandant des Frci de Dabou. L’officier a conduit le suspect à leur état-major, apprennent les mêmes sources ».

Abraham KOUASSI
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