Politique nationale

Blé Goudé sort de sa réserve

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Revue de presse

Bonjour fidèles lecteurs de linfodrome.ci. C'est avec plaisir que nous vous retrouvons pour notre revue de presse de ce samedi 15 mars 2014. Nous parlerons de ''l'affaire Blé Goudé'' . Bonne lecture.

Les avocats de Blé parlent

Pour la première fois depuis l'éclatement de la polémique liée à la diffusion de ses photos, les avocats de Charles Blé Goudé sont sortis de leur silence. Selon Soir Info, ceux-ci ont livré à la presse les confidences faites à eux par leur client. « Polémique autour de ses images : ce que Blé Goudé a confié à ses avocats », barre le journal à sa Une. « Les avocats de l’ex-leader des jeunes patriotes ont rapporté, le vendredi 14 mars 2014, à la presse ces confidences qui leur ont été faites par Charles Blé Goudé, en marge de son audition, mardi dernier, dans un lieu secret. « Répondant aux préoccupations de ses conseils sur l’actualité brûlante, M. Blé Goudé Charles a confirmé que contrairement à la thèse du montage et de la manipulation allégués par certaines autorités, c’est bien lui qui est sur cette photo qui a été prise dans sa cellule de la Dst par des éléments de cette police spéciale », a indiqué l’équipe de conseils. Ils étaient au nombre de trois (3), Félix Bobré, Jean Serge Gbougnon et Blédé Dohora, à avoir convié les journalistes dans un espace privé des 2 Plateaux. Dans une déclaration liminaire lue par Blédé Dohora, l’équipe de conseils a affirmé que Blé Goudé leur avait fourni des détails sur la période dans laquelle les photos le faisant voir, amaigri et barbu, avaient été prises : les images dateraient d’août 2013 soit à peu près sept (7) mois avant leur diffusion sur internet. L’ex-leader estudiantin a encore confié à ses avocats qu’il avait été entendu par les responsables de la Dst sur ses photos ayant fait le buzz (…) La Défense du président du Cojep s’est prononcée sur les photos publiées, en milieu de semaine, par le ministère de l’Intérieur et montrant Blé Goudé, le visage resplendissant, dans une « résidence protégée ». Pour l’équipe d’avocats, il n’y a aucune espèce de doute que le « but recherché » à travers la diffusion de ces images est de prouver que leur client « n’est pas l’objet de maltraitance » et, que bien au contraire, ses « conditions de détention seraient parfaites ». « Les conseils de M. Blé Goudé sont fort surpris par ces preuves tirées des dernières photographies de leur client qui, à l’occasion de son interrogatoire leur a décrit ses souffrances physiques et morales liées à ses conditions inhumaines de détention (…) La description que M. Blé Goudé a donné du lieu de détention où il est enfermé 24h/24 est aux antipodes de la pièce luxueuse dans laquelle il a été photographié », a rapporté Me Blédé Dohora. Sur la base du témoignage de leur client, les avocats ont interpellé les autorités, demandant que soient améliorées ses conditions de détention », soutient le journal.

De son côté, Notre Voie met l'accent sur les tortures auxquelles seraient soumises le leader du COJEP. « Torturé, Charles Blé Goudé à ses avocats : ''On veut empêcher mon cerveau de fonctionner », peut-on lire à la Une du journal. « On veut empêcher mon cerveau de fonctionner. Je n'ai pas de lecture. Tout m'est interdit. Je n'ai même pas de stylo. Il faut que ça change. Il faut que vous vous battiez pour que mes conditions de détention changent. Je suis tenu au secret, enfermé 24h/24. J'ai juste un téléviseur qui est dans ma chambre et qui diffuse que des programmes de la télévision nationale. En dehors de ça, je n'ai pas d'autres activités », a déclaré Charles Blé Goudé selon ses avocats.

Quant à L'Expression, il indique que lors de cette rencontre avec les journalistes, les avocats de Blé ont plutôt confirmé la thèse du complot en ce qui concerne les premières images diffusées. « Complot du caleçon blanc : les avocats de Blé confirment le coup monté », écrit le quotidien à sa Une. A en croire le journal, « les avocats de Charles Blé Goudé ont des intentions inavouées puisqu'ils confirment l’authenticité des premières photos publiées en début de semaine ». Selon le quotidien, le souhait de ses avocats serait qu'il soit transféré à la Cour Pénale Internationale (CPI) ».

La CPI justement s'impatiente de recevoir l'ex-leader estudiantin croit savoir L'Inter qui livre une réaction de Fatou Bensouda qui s'est exprimé en ces termes : « Nous continuons donc de leur parler (aux autorités ivoiriennes) et de leur demander de transférer Charles Blé Goudé à la CPI sans délai ».

Abraham KOUASSI
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